CHAPITRE XXV
AFFAIBLISSEMENT DE LA SANTE DE M. DE COURSON. DERNIÈRES ANNÉES QU'iL PASSE A NANTES
Il y avait dix- sept ans que M. de Courson travaillait sans relâche dans le diocèse de Nantes : loin de s'affaiblir, son zèle allait toujours croissant; mais le moment approchait où ses forces ne répondraient plus à son zèle et à son courage. « Le temps s'écoulait, dit M, l'abbé Gahour, et chaque année, en multipliant ses relations, augmentait aussi ses travaux. Outre les heures qu'il donnait à sa communauté et celles qu'il consacrait à la réception de ses anciens élèves, de MM. les curés ou des gens du monde; outre le soin de toutes les maisons ecclésiastiques, sa correspondance s'était prodigieusement accrue. Quoiqu'il eût une facilité de conception et de rédaction extrême, ses jours n'y suffisaient plus, il y donnait ses nuits. Une santé plus robuste que la sienne n'eût pu supporter longtemps cet excès de fatigue. »
Le biographe entre ensuite dans le détail des occupations qui remplissaient la journée du zélé supérieur.