‹ Vie de M. de CoursonChapitre 187 sur 336 · CHAPITRE XXVII S'iS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII S'iS

satisfait de ce qu'il avait vu : « Ce n'est pas sans regret, disait -il, que je na'éloigne de Rome, parce que Rome est bonne et sainte. »

Toute sa vie il garda le souvenir des heureux moments qu'il passa aux pieds du vicaire de Jésus-Christ et de la bénédiction spéciale qu'il en reçut. « Ah ! si je pouvais recevoir la bénédiction du nouveau pape , écrivait-il en 1846, que je me trouverais heureux I Je me rappelle avec une ineffable consolation la bénédiction de Grégoire XVI. C'est un des doux souvenirs de ma vie. »

l\ en fat de même de toutes les bonnes impressions que Rome avait Taites sur l'esprit et le cœur de M. de Courson; elles ne s'afîuiblirent jamais et il ne laissait passer aucune occasion de les manifester. Plus d'une fois aussi il fît offrir ses humbles devoirs aux cardinaux et aux prélats qui avaient eu la bonté de le bien accueillir. « Il m'a oublié sans doute, disait-il en parlant d'un personnage distingué qu'il n'avait vu qu'en passant, mais jene l'ai pointoublié,et je serais heureux que vous lui fissiez agréer mes humbles devoirs. »

Le souvenir du modeste supérieur ne s'effaçait pas aussi promptement que son humilité le lui faisait croire. Le Vénérable père Libermann, qui passa plusieurs mois à Rome, en 1846, assurait que M. de Courson y avait laissé les plus favorables impressions; et, comme on lui témoignait quelque étonnement qu'un simple prêtre eût été remarqué dans une ville où la dignité épiscopale elle-même passe presque inaperçue, si elle n'est relevée par quelque mérite particulier, il répondit que des prêtres tels que M. de Courson étaient remarqués partout.

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