‹ Vie de M. de CoursonChapitre 232 sur 336 · CHAPITRE XXXllI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXllI

glose qu'il faisait sur les articles relatifs à la sainte messe , à l'action de grâces et à la visite du très saint Sacrement. »

M. de Courson n'avait pas, en effet, de plus vif désir que de répandre dans tous les cœurs la dévotion envers la divine Eucharistie. Sa consolation était de voir le séminaire de Saint-Sulpice fidèle à la pratique de l'adoration du très saint Sacrement. On sait que dans cette maison et dans les séminaires qui en dépendent, il est d'usage qu'il y ait toujours, autant que possible, trois ou quatre séminaristes, en habit de chœur, devant le saint tabernacle. Ils se relèvent de demi-heure en demi-heure, et tous, chaque semaine, vont ainsi tour à tour rendre leurs devoirs à Notre- Seigneur, au nom de la communauté entière. Celte religieuse pratique, introduite par M. Olier et fidèlement conservée par ses successeurs , réjouissait beaucoup M. de Courson. « Deux choses me consolent au séminaire de Saint-Sulpice, disait-il quelquefois, c'est l'adoration du très saint Sacrement et la dévotion envers la sainte Vierge. A la fin de ma visite (il la faisait tous les jours pendant la classe du soir), je ne puis me lasser de voir les séminaristes venant faire leur adoration. Par la blancheur de leurs surplis et la modestie de leur démarche, ils me font penser aux anges qui entourent les degrés du sanctuaire. »

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