‹ Vie de M. de CoursonChapitre 3 sur 336 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

douleur, voir revivre complètement cette douce figure qui venait de disparaître à leurs yeux, et s'édifier encore aux accents de cette parole suave et paternelle dont l'onction avait si souvent pénétré leur cœur.

M. Féret, qui venait d'être mis à la tête du grand séminaire de Nantes, entrait sans réserve dans le désir des disciples de M. de Courson, et comme eux il faisait des vœux pour que la vie de son saint ami fût écrite. Il lui semblait que ce serait travailler très utilement à la sanctification du clergé que de faire connaître ce prêtre selon le cœur de Notre- Seigneur, de rappeler ses pieuses exhortations et les sages conseils qu'il donnait à ses jeunes élèves.

Ne pouvant se charger personnellement de l'exécution de ce travail, M. Féret voulut au moins en recueillir les matériaux, et il le fit avec un zèle, une activité et une persévérance qui rarement ont dû être surpassés. Ne comptant pour rien ce qu'il pouvait faire connaître luimême, après trente années passées dans l'intimité de M. de Courson, il s'adressa aux anciens élèves du séminaire de philosophie de Nantes, et les pressa, au nom de la reconnaissance qu'ils conservaient pour leur bien -aimé supérieur, de lui confier les lettres qu'ils avaient reçues de lui,

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