‹ Vie de M. de CoursonChapitre 4 sur 336 · PREFACE XIII · texte numérisé non relu

PREFACE XIII

et de consigner par écrit le souvenir des actes de vertu qu'ils lui avaient vu pratiquer.

Quarante ecclésiastiques, au moins, répondirent à cette dernière invitation, un bien plus grand nombre de prêtres et de laïques confièrent les lettres qu'ils avaient conservées, mais à la condition que les autographes leur seraient rendus : « Je veux les relire souvent, disait un père de famille , et c'est un des legs les plus précieux que je compte faire à mes enfants. » M. Féret se conforma à un si juste désir et fit tirer copie, par des personnes dignes de confiance, de toutes ces lettres dont le nombre est considérable.

Grâce à des documents si nombreux et si sûrs, on aurait pu sans différer mettre la main à l'œuvre : c'était le vœu général. Cependant, pour divers motifs, l'exécution de ce pieux projet, ajournée d'abord, sembla bientôt complètement abandonnée. Vingt-cinq ans s'étaient écoulés depuis la mort de M. de Gourson lorsque la pensée d'écrire enfin sa vie se présenta de nouveau. G'était bien tard, il est vrai; c'eût été même trop tard si la Providence n'avait veillé sur les précieux documents recueillis avec tant de sollicitude en 1850; mais pas une note, pas une lettre ne manquait à ce volumineux recueil.

C'est là que nous avons trouvé la plupart des

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