‹ Vie de M. de CoursonChapitre 8 sur 336 · SA FAMILLE, — SA NAISSANCE. — SES PREMIERES ANNEES · texte numérisé non relu

SA FAMILLE, — SA NAISSANCE. — SES PREMIERES ANNEES

La famille de Courson est ancienne et figure avec honneur dans les annales de nos provinces. « Depuis un temps immémorial, dit M. Aurélien de Courson, elle forme comme un véritable clan dans les cinq départements de l'ancienne Bretagne. De là le proverbe breton : Fra^^'^^ buisson, il en sort Goyon, Courson ou Kersauson. Elle a aussi produit plusieurs branches de l'autre côté de la Manche, depuis la conquête de l'Angleterre par Guillaume de Normandie. C'est de l'une de ces branches que sortit Robert de Courson, cardinal -prêtre du titre de Saint -Etienne m Monle- Cœlio, lequel, après avoir exercé longtemps en France les fonctions de légat du saint-siège, alla mourir à

Damietle, en 1212, chargé, par le pape Honorius III, d'une haute mission pour les croisés K »

« Tout le monde sait, dit encore le même écrivain, que le cardinal de Courson avait fait partie de cette pléiade de jeunes clercs de l'université de Paris que Foulques , le célèbre curé de Neuilly, s'était adjoints pour la prédication de la croisade. Il paraît que l'esprit qui animait Robert de Courson était devenu une sorte de tradition dans sa famille; car l'histoire nous montre un autre Robert de Courson , combattant à la Massoure, sous le gonfanon du duc de Bretagne, et, un peu plus tard, Pierre de Courson, portant les armes en Espagne contre le? ennemis de la foi -. »

Dans les temps modernes, la famille de Courson n'a pas répudié cet héritage de bravoure et d'attachement à la foi. Elle é(ait dignement représentée dans l'armée des Vendéens qui, en 1791 , combattit si généreusement pour la défense de l'autel et du trône. Les souvenirs qu'on nous a conservés sur ceux d'entre eux qui prirent part à cette lutte glorieuse mais inégale, prouvent qu'ils étaient dignes par leur foi aussi bien que par leur courage de combattre et de mourir pour cette noble et sainte cause K

1 La famille de Courson n'est pas éteinle en Angleterre, elle y est même très noblement représentée par plusieurs membres de la chambre haute, lesquels, par leurs alliances et par les places qu'ils occupent, prennent rang parmi les grands seigneurs du royaume. L'un d'entre eux, Robert de Curzon, lord de la Touche, écrivail, en 1850, au modeste supérieur de Saint-Sulpice : Il Nolis avons la tradition que la famille anglaise de Curzon est une branche cadette de la famille de Courson de Bretagne. »

2 Nolice sur M. de Courson, p. 1.

3 Voici en quels termes Auguste de Courson de Kernescop écrivait à son père la veille du jour où, à la suite de la malheu-

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