‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 116 sur 205 · I.1T11E VIT, CHAP. I · texte numérisé non relu

I.1T11E VIT, CHAP. I

royaume, se rassembloient dans une maison ci a faubourg Saint-Germain pour y faire le prêche » il demanda du * secours au duc d'Orléans , et pour mienx assurer le succès de la détnarche qu'il se proposoit de faire , il le supplia de lui donner deux gardes. Le. prince les ayant accbrdës, il sû ^ &it aceompagn<^ encore du bailli , ét se transporte lui-mcme au lieu de rassemblée , où, ayant trouvé le miniâtre en chaire avec trois ou quatre cents auditeurs de la secte, il mit le prédicant et tout l'auditoire en déroute. Depuis long temps cette troupe clandestine se déroboit adroitement asses recherches , changeant souvent de maison . «Il â«'5i{itt^4«at4|^^ se^ aiù^ëtÉtblées. Ils ten^ tèrent' encore- 'dé^^^iâlkllrl^ leurs convenlicules • secrets dans la paroisse , mais ils ne purent écli^ per a ésl vigilance. Il les fit observer dé si pm^ qà'enfin ils se virent forcés de s'en éloigner pour ioujours. ' ... ' '

Comme Jérémie assis sur les ruines de Jérusalem et les baignant de sea larm^, il ne pouvoit, sans la plus vive douleur , pi^^éîh ivat' ravages que faisoit l'he'résie en Angleterre, où il étoit souvent en esprit, et qu'il eut voulu , au prix de son sang, arracher des oitains du prince des ténè^^ bres. Il promit i Charles II, roi de k Grande- Bretagne, qui étoit passé en France, et qui faisoit alors sa demeure dans Paris, pendant que Gronmêll exerçoit sa tyrannie dans ses Etats , de lui procurer et de feiire entretenir dix mille hommes de troupes rédées pour le rétablir sur son trône,- s'il vouloit s'engager a rétablir la foi catholique dans son -royaume. *

Les Protcslans n'ëtoient pas les seuls ennemis de TE^dise contre lesquels il eut à se tenir en garde. Une nouyelle secte, qui, en faisant profession de venger la pure doctrine de saint Augustin , rcproduisoit sous une nouvelle forme plusieurs he'rësies condamne'es par le saint concile de Trente , se re'pandoit trop , soit parmi les simples fidèles , soit dans les communautés ecclésiastiques et religieuses , pour ne pas mettre sa sollicitude en alarme et son zèle en activité. Comme il étoit en possession de la réputation la plus irréprochable sur sa foi, tant quon ne sVf^ força pas de l'obscurcir, il se borna au témoignage de sa conscience, et a u langage ordinaire d'un enfant et d'un ministre de l'Eglise , dont on n'a jamais suspecté la doctrine j mais une imputation qu'il étoit biep. éloigné de soupçonner et de prévoir, le contraignit bientôt de manifester avec éclat sa soumission à l'Eglise, et d'élever la voix pour faire taire le mensonge. Le zèle avec lequel il travailloit ^ la réforpie des mœurs et au rétablissement de la discipline de l'Eglise, fut le prétexte de k calojnnie. Quelques personnes du parti où Ton affectoit le lapgage le plus édifiant, à la manière des sectaires de tous les temps , et où l'on faisoit, en apparence , les vœux les plius ardens pour voii- revivre les mœurs de la primitive Eglise, se glorifioient de l'avoir attiré parmi eux, jusqu'à le mettre au nombire des plus zélés dé- , fenseurs de ce qu'ils appeloient la vraie et la pure doctrine de la grâce. Ceux qui connoissoient les véritables sentimens de M. Oiier ne pou voient être la dupe d'uix bruit si mal fo^dé.,

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Mais plusieurs . y crurent trop légèrement ^ et pu-

Llièrent que le curé de Saint -Salpice inspiroit à 5a ^cooipagaie Vautour des upuyeautés. C'est prudei^cç de se taire pour n^yP¥rtiaiBm Je mal^ quand on a lieu d'espérer qvi'ttviec les ménageiiu'us t'I la doucLLir^ on y rciiK-diera eillcacenientjipais 4^» q«<B la .ipi d'un pliMUieft. «|^,4çvenuo su|ipei;te^ q^oiq^e^sans raison et çonttd lejutovér rité, il n*est plus permis de garder le silence. A plus forte raison, pour tout lion» me, chargé d'enr, seigner et de défendre 1^ doçtvine caÛtoUqluK contre ceux qni sèment Terreur , rcSiMlf^'&ne obli4' gatiou rigoureuse de rendre hc^ulemcnt lémoi-» giiÉ^ge 4e la^(j3^ qu'il port^^ d^jg^.çoaçÇftUJ-i, p^ir \xm. profession pi^yeF^f4a.99 SPn^missÎMfWt décisions de FEglisa M* Olier eut à peine eà^eiidu diva: qu'on raccusoit de n'être point assez déclaré contre la nouveUe doctrine , ou même de. l'accrë^ diter parmi les eçolésis^s tiques qui vîvoient avec lui: et qui le fréquentoient , que , sans^^ être arrêté , par aucune co^isidératiou, il repoussa fortement la calomnie. Il profita de. la première^ occasion . où il ayoit è |iaf}eri dansila diâifa ée,aop. église ^ pour manifester ses sentimens^ et s'exprimer de la manière la moi^.. équivoque , ^oit eii laveur du dogme catholique^ jfoiA ooalve.)es evrèurs cpik>: traira. Ce fut en présenjse d^iA noialNr€m& taudis' toire qu'il rendit horania^^e à Jés.us-Clirist et à £Qj^ -tgUse. U II eux pa^ dç peine à persuader la • f^mi^dw biiuit q4^^W axoit répaoidMkCOii^ et à cçiiiitvainore de s» OMholMtté Ions* «eux qui ne > lui rQivJoi^ftti pMS iujslicu. Mais li pxévit qu'eu

rendant sa foi aussi publique , il donneroit lieu à ses ennemis de lui susciter de nouvelles persécutions. Ils ne tardèrent pas à faire éclater leur ressentiment. On le calomnia de nouveau sur dif-i ferons chefs. On Taccusa surtout de vouloir domi-/ ner, et d'entreprendre toutes sortes de bonnes œuvres aux dépens de celles qu'avoient commencées ou projetées des personnes très - considérables dans rEj^lisc. Sur tous les griefs dont on le char-^ geoit, il S(î justifia toujours avec beaucoup de mé-H nagement et de modération; mais, à l'exemple de saint Vincent de Paul , il ne ménagea rien dans la cause de la foi. Dès qu'il eut connu commei • « lui le génie artificieux des Jansénistes, qui, sousri les dehors imposans de la réforme , faisoient ava-l 1er aux simples le poison de la doctrine de Lutheret de Calvin sur la grâce, sur le libre arbitre, * sur la volonté de Dieu et la mort de Jésus - Christ * pour le salut de tous les hommes, il prit toutes sortes de mesures pour en garantir son troupeau,.^ sa communauté et sa compagnie. La principale futl de se séparer lui-même, et de recommander avec4 instanc:i qu'on se séparât de tout ecclésiastique qui ne faisoit pas profession d'obéissance, et del l'obéissance la plus universelle, aux décisions de^ l'Eglise. Il ne cçssoit d'inspirer à tous ceux qui ' travailloient avec lui la plus grande défiance des • dehors de la piété , quelque imposante qu'elle fut, ^ dès qu'elle n'avoit pas pour fondement une parfaite soumission au saint siège. 11 ne redouloit rien tant, pour les vrais fidèles, que le commerce avec les partisans de la nouvelle doctrine. Il vou-

. loit

I , vioogle

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