LIVRE VII, CHAP. XIU 6o
» Paniqae appai de ses œuvres ; et qui ^ les ayant » élevées contre toutes les oppontions de Penfer et
)) du monde, n'eût pas manqué de les conserver, » si on avoit eu en lui une parfaite confiance.
Qu'il est doux de &ire 1 œavre de Dieaen son I» Fils, par les voies qu'il a établies luhméme en son » Eglise, et cousacrées autant par son exemple D que par sa doctrine; rhumilité^ la pauvreté ^ la m siiiiplicité l Les grands ne doivent paroltre, lors- » qu'il s'agit des desseins de Dieu , que pour ado- » rer de loin, et non pour y toucher. 11 faut que » ses œuvres s'avancent dans le même e^it qui D les a commencées. C'est pourquoi les.commu* » nautés qui sont 'fondées dans l'Eglise sur l'es- » prit et sur les vertus de notre Seigneur, doivent » toujours, comme les particuliers, aller de vertu Ji "en vertu. L'esprit de Jésus-Christ y doit ton- » jours croître, et ses maximes doivent s'y pra- » tiquer avec plus de perfection. Mais le mal- » heur est que riuléret s'y mêle, l'ambition s'y iiiglis8e> l'esprit de superbe y pénAtré,les mâxi- » mes du monde s'y établissent , au lieu de s ap- » payer sur le bras de Dieu et sur sa providence^ » peu à peu on la perd de vue ; par une i> dence toute humaine, on veut établir tout sur » la fitveur des grands , sur les mesures de la » sagesse du siècle, en un mot, sur la créature j •» ce qui oblige Dieu de s'éloigner et de les lais- » ser' périr, pour apprendre aux hommes que w rien ne peut se soutenu^ que par lui. Puis- » qu'on veut du bien et de la considération^ » il permet qu'on, en ait; mais il relire sod es-» » prit, le plus précieux trésor qu'on puisse pos-
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» séder dans ce mondes et quelquefois même, en » punitioii de cette oondaite^ il renrerse tout. » Combien n^m rn^nm pas vn d^esemples? Si » Dieu ne bâtit la maison , c'est inutilement que H fiOUS j mettons la main. £lle est bâtie; c'est B en vsin que nous Cuson» nos eSatta pour k » conserver. A qnoi bon nonsf lever avant ie four^ » c'est-à-dire, employer notre temps Qt nos soins ^ n pour finir ce que Diea lui-même ne veut pas )» qui a'aobève? tleltons-nous donc fort peo en » peine de tous les secours humains dans les œun vres de Dieu^ puisque loi seul veut en avoir la » gloire.
» L'intërét est le père de tons les mame. S'ap-
)) plique-t-on à vouloir acque'rir quelque chose, » tout aussitôt l'esprit se remplit d'idées gros* » aières. On perd l'esprit d'oraison^ on aban^^ » -donne ses eierdces spiritnels pour aller visiter » le monde, solliciter auprès des hommes puis- » sans, et en tirer ce qu'on prétend. On les n flatte méme^ ^ on se rend complaisant ponr ^ » mienx réassîr i. les gagner ; mais on éloigne » Dieu , et l'on s'éloigne de Dieu. Le goût de la » solitude s'évanouit , la pureté d'intention se » pevd| le recueillement s*en va ; plus d'union » avec Dien ; bientôt la communauté se voit » déchue de ce qu'elle étoit, et hors d'état de re- H devenir ce qu'elle doit être. O vil intéretl que TÊ In causes de manxl que de nnsères tu entraînes » après toi î que de saintes oçuvres tu détruis ! » Hélas l tu es si détestable dans les personnes n dà monde ; combien dois «tu être en borreur » dans les saaisons de Dieu , où Ton ne doit
LITRE VII, CHAP. XII. OO^f/
jttespirer que tiaintelé, que dëg»gemeàt le plat
D entier et le plus parfait!
») Tant que nous vivrons sans intérêt, Diea j> bénira la maison ; les grâces y seront abon- » dantes; et il lui fera d'autant plus sentir son* » secours, qu^on se mettra moins en peine d'en » chercher ailleurs. Mous aurons tout, quand nous 19 aurons la eonfianœ en Dieu : avec elle on est » plus riche que si Vm possedoit tous les trésors » du monde, tous les royaumes de la terre. On »• a ceux de Dieu même, qui ne peut rien refuser » aux hommes qui espèrent umquement en lui; » Non, nous ne manquerons, qu^autant que la » confiance nous manquera. Tant que saint » Pierre la conserve, il marche sur les eaux avea n autant d'assurance que sur ht terre ferme. Dès » qu'il chancelle dans la foi, et que sa confiance » diminue, il commence à enfoncer, et coart n risque de périr. C'est ce que lui reproche notre f> Seigneur: Homme de peu de foi ^ pourquoi » avez--voiLS douté (0? Ah! si je pouvois vous » laisser cette confiance et cet appui en Dieu seul , D que je TOUS \KaiBi&Êvii& de trésors et de gr&ces I Si » vous saviez combien notre Seigneur aime i » voir ses serviteurs lui abandonner le soin de ïf toutes choses avec la simplicité d'un en£ant^ I» pour ne s'occuper qu'à le servir et, à procurer » sa gloire! Voules^ous savoir le moyen de île » ipanquer de rien ? établissez-vous bien , vous , M vos œuvres et votre conduite sur cette grande » maxime de Jésus-Ghrist : Cherches première^
(0 Atatt. XIV. 3i.
(3oB VIE DE M. OLIER.
» ment le rojaume de Dieu et sa justice, et le ]> reste vous sera donné par surcroît (0 ».