‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 195 sur 205 · LIVRE VII, CHAP. XII. 6oi · texte numérisé non relu

LIVRE VII, CHAP. XII. 6oi

n soldats^ (fùx étoient Tame et la vie de toute soa » armée. Et notre Seigneur n'en a pas donné da-^ » vantage à chaque partie du monde. Mystère fi- » guré par cette ville de l'Apocalypse et par le » temple de Salomon. Chaque partie avoit troûi » portes (0^ par où entraient les peuples qui vou- » loient se sanctifier. Ainsi trois bons ministres, » par les mains de qui passeroit le clergé^ et dans n le sein desquels reposeroient tous les . sujets du » séminaire, seroient xapables de tout sanctifier. » Ils éclaireroient et ils transformeroient non-seu- » kment un diocèse, mais un royaume entrer : » tant est grande et admiraUe la verta de l'esprit .» apostolique.

» On en trouvera peu dans TEglise qui veuillent » embrasser ce genre de vie obscure et eacbée, » et qui réunissent avec le zèle et la piété > la pru- )) dcnce et la capacité nécessaires dans cet emploi. >> C'est la grande diiUculté dans rétablissement » des séminaires^ de rencontrer des hommes ide 1» mérite. Il.&at donc^ quand il a pla àla bonté )) divine d'en susciter, les conserver bien soi- » gneusement, en éloignant d'eux tout ce qui » pourront altérer leur vertn^ compiele soin tem^ » porel de la maison, dont on pourroit se déchar- » ger sur d'autres, et les occupations grossicres » qui en dépendent. Comment d'ailleurs ^ étant » en si petit nombre^ pourroientrib vaquer aux » choses du dehors, sans négliger le bien spirituel » du dedans? bien qui demande une union si ha- )i bituelle avec Uieu^ que les moindres distrac-

' {*) jib oiicniic porim trcs t et ab Aqmione porta très, etc. Apoc XXI. iS.

6oa V.IB OB M. OLIER.

y tkms ne peuvent manquer de lui' nuire beau* » coup.

» Pour prévenir toute espèce de danger et d'in- » convénieot^ il est |uste que le sémiDaire soit

» pourvu de ce qui est nécessaire à la nourriture » et au vêtement des directeurs. Ils se contente- » ront de peu ; et oe pett|.il &iit même qa'U leur » soiJt admioislré avec assez d'attention et d'exao» » titude, pour qu'ik ne soient pas dans la nécessité » de s'en occuper le moins dn monde. Ën se re«« - » ppsant^ pour le temporel , snr la vif|[ilattce de là » personne cfaarilable que le père commun aura » députée pour cet emploi, ils ne déroberont rien » au temps si précieux qu'ils doivent à des Mer*^ y dces tout divins; et ils seront tout entiers à » l'ceuvre sainte pour laquelle le séminaire a été » institué ».

C'est, ici le lien de placer quelques autres maximes de M; Olier ^ snr le dësintëceêsementdea directeurs du séminaire, qui ne se tiouveat pas dans récrit dont on iait ici l'extrait, et qui peup vent servir .de suite on de développement à ce qu'on vient de lire.

La seconde qualité nécessaire à ceux qui diri*-.. gent le séminaii^^ sous lautorité et Tinspectioa de l'é véqoe, est donc , après l'esprit d'anéantissement^ un parfiût désintéressement, « Rechercher son » intérêt propre dans la conduite desames, c'est » méiei? les choses profanes avec les choses saintes ; » iî'est rapporter ce qu'il y a de plus sacré dans la » religion, à des fins toutes terrestres et tontes char-. » nelles. C'est uue espèce de sacrilège, qui attire » la colère de Dieu* U est impossible qu'en tra**

Digiiizeci by

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n vaillaQi dans cet esprit , on serve jamais les âmes » avec beaucoup de fruit et de ben^dictioii.

» n y a diffifrentes sortes d'intérêt à éviter. Quel- » ques-uns^ dans le saint ministère^ recherchent » uogain sordidç; d aulfes^ une honnête retraite^ 1» q ue]<|ues-uns prétendent se donner de la coosi- >) dération , par le nombre et la qualité, de ceux » qu'ils dirigent. Ils tâchent de se &ire valoir par j» raccés q[u'Û5 ont dans ledrs maisons^ cherchant » à s'y rendre nécessaires. Pour éviter toute occa- •» sion de s'attacher au iiioxide, il est à propos que » les directeurs ne se mêlent point des aâkices d« » &niiUe^oudatemporel dés personnes qui sont ou » qui ont été sous leur direction; si ce n'est qu'on » leur demande avis sur certaines choses qui aient » rapport au spirituel, et qui intéressent la con* i> science : autremmt il fiiut les renvoya k de$ M personnes intelligentes dans les afiaires, pour » prendre leur conseil; car ces choses n'étanl; » point dans la sphère ordinaire de notre vocation, f> nou$ nous mettons ét grand hasard de leur en » donner de mauvais, ét de les tromper en voulant » les servir. Tout ce que nous pouvons et devons » faire alors ^ c'est de recommander leurs affiiires » à Dieu, le suppliant d'édairer ceux qu'elles conj> sultent, afin qu'ils leur donnent de bonsetsalu- » tairesavis. •

» Souvent il arrive que, sous l'apparence d'nn » bon zèle, on se laisse aller au d^ d'agrandir w sa commuaauté, et de la rendre plus illustre* » On s'emploie a chercher les moyens d'en pro«- V curer les avantages | quelquefois inéme on^ntre- )> prend pour cela- des choses étrangères à aolre

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» état. On se contente d'être détaché des richesses n en son particolier; mais on ne croit pas deroir pran tiquer cette vertu dans las choses qui regardent » la communauté. Nous devons cependant attirer « lés grâces et les bénédictions du ciel sur notre » communauté, par les mêmes voies que «lOus w employons pour les faire descendre sur nous en » particuUer ; c'est-à-dire , par une profonde bu- » milité, une charité ardente, une patience invin« . n cible, un désintéressement universel, en unmo% » par la pratique de toutes les vertus évan^élique», D le seul appui des communautés, aussi bien que 4t des particuliers, et l'unique moyen d'y mainte^ « nir la ferveur. Si nous voulons nous reposer sur

» la prudence humaine , sur les maximes du siècle^ )> sur i excellence et la supériorité dé nos talens, sur « Fabondance de nos richesses, Dieu nous laisse n et nous abandonne aussitôt , parée qu'il ne voit » pas en nou^ les marques de non esprit et de sa .» conduite. De là vient la décadence des commu- » mutés. ¥oiiÀ, dit-on, ^es hommes qui n'ont n pas mis leur force en 'IKcu, mais qui se sont M confiés dans leurs grandes richesses, et se sont » appuyés sur la vanité de leurs entreprises* Mcce » homo qui non posait Deum ad/uiorem smu» ^ sed sperawt in mukiiudine diifititimm suarum . » et prœvalait in vamtate siia (0. On a prétendu » acquérir à son corps une grande estime, des ri- / \ Il -dieéses eonsidérablcs; et on le voit dédioir de

•»"sa grâce et de son'premier esprit, parce qu'on a » fondé son étabhssement sur la créature. On ne n s'est ^oint assez reposé sur IMen^ qui veut étr^

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