‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 40 sur 205 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

tère, autant furent -ils consoles de la réforme éclatante qu'opérèrent les discours pleins d'onction et de force que leur adressa le nouveau Missionnaire. Lorsqu'il y eut employé tous les efforts de son zèle, il resloit eiicore quelque chose à faire pour rétablir dans cette communauté la vigueur de la discipline et y rappeler la concorde. Le bon exemple de celles qui furent sa première conquête, les prières ferventes qu'il ne cessa d'offrir au Seigneur pour obtenir la persévérance des unes et la conversion des autres, le souvenir de ses vertus , et la bénédiction que le Seigneur at- • tachoit à ses discours et aux maximes qu'il leur laissa par écrit, avant de se séparer déciles • tout ' " cela fut, avec les grâces intérieures que l'esprit dd Seigneur continua de répandre sur cette maison le moyen qui acheva l'œuvre de sa droite. En peu de temps on vit le bien croître , jusqu'à faire regarder le changement, qui fut le fruit de îa pré** sence et des entretiens de M. Olier, comme un , .* miracle dans Tordre de la grâce.' '

" Du monastère où il venoit de finir sa mission, xxvir. il se rendit à six lieues de Nantes, au prieuré de ^ la Trinité de Clisson , qu'il possédoit depuis l'an- P"^"^^^^

f ^r j. T ^ u " 1 Clisson, ety

née loJi. Le couvent etoit occupe par quelques tombe mak-

reiigieux , en trop petit nombre poiu-y maintenir

la régularité , ce qui le détermina à entreprendre

de le faire séculariser. 11 y réussit, et en la place

de ceux qui l'habitoient, il y établit quatre prêtres

pour y faire le service divin. Pendant son séjour

à Clisson , il fut attaqué d'une maladie qui devint

pour lui une nouvelle épreuve. Le monastère de j. *

la Visitation de Nantes étoit gouverné alors par

8o > ▼!£ DE M. OLIEH.

une des plus saintes filles du bienheureux e'véque de Genève, la mère Marie-Constance de Bressan. Elle n'eut pas pliUut appris la maladie de M. Olier, qu'elle lui écrivit pour l'inviter à venir se rétablir à Nantes, où il trouvero^J, pour sa santé plus de secours que dans une petite ville. Le plaisir que goûtoit le serviteur de Dieu à s'entretenir avec les saints, et la facilité qu'il auroit de s'édifier avec les relifj;ieuses de Sainte-Marie, lui fit accepter la proposition. Dès qu'il put faire le voyage, XXTm. il se rendit à Nantes : la mère de Bressan ne put trausporier donner d'autre logement que la petite maison au couvent du jardinier^ mais elle savoit que c'étoit le servir de la Visita- g^lon SOU goût. 11 sc félicita d'occuper alors un logement tout semblable à celui qu'avoit eu à

tiou de Nan-

tcf.

Lyon, en 1G22 , saint François de Sales pendant • la maladie dont il mourut. Comme sa convales- * * cence fut longue, il eut tout le temps d'édifier les religieuses qui lui donnoient l'hospitalité, et de

XXIX. s'édifier lui-même avec elles. Souvent il passoit tienravcc^" des heures entières avec la mère de Bressan; i! la mère de aimoit II l'cnteudre raconter toutes les particula- Bressan. ^[{^s des actions et de la vie de saint François de

Sales, dout elle avoit été témoin pendant plusieurs années ; parce qu'il n'avoit pas de plus grand désir que de se former sur un modèle si, accompli. • ' . • * • . jy-^-

Cette vertueuse supérieure découvrit dâns riiomme de Dieu des lumières et des grâces si extraordinaires , qu'elle ne mit point de bornes à son estime pour lui, et le pria de la diriger

XXX. dans les voies intérieures; il se rendit à ses désirs, Il ÏR dirige, et ce qu'il fit de vive voix pendant qu'il demeura

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