ÉCART ACTE
dren qui en fut la suite immédiate, porte d’ailleurs une si vive 1e s’a- empreinte de la sagesse divine, qu’il suftirait seul pour reste éloigner tout soupcon d’illusion. Il n'eut point en effet sui- pour motif la sanctification personnelle de M. Olier : saint os Vincent de Paul aurait pu sans doute le former aux vertus celui les plussublimes; mais ce conseil de Dreu était ordonné pour >) UN de plus hauts desseins, pour lui manifester sa vocation reïilen lativement à l'établissement des séminaires, et le disposer plus à en remplir toute l’étendue. Ce fut ce que M. de Maupas t au- parut insinuer en signalant ce trait dans l’oraison funè- Paul, bre de saint Vincent de Paul. « Il fallait sans doute, dit e spi- » cet orateur, deux grands maitres de la vie spirituelle, fin le » M. Vincent et le Père de Condren, pour former ce grand forte » sujet et le rendre capable des plus hautes maximes de arder » la perfection; puisque la providence de Dreu s’en vouune » lait servir pour établir ce beau séminaire de Saint-Sulrt du | » pice, et pour le rendre lui-même, tel qu’il a paru depuis émo- 4 ».dans la suite des temps, un père et un maitre de tant saisit 4 » de vertueux ecclésiastiques, qui maintenant, à l’heure pré- ï » que je parle, travaillent dans nos diocèses avec abononté, ÿ » dance de grâces et de bénédictions (2).» Dieu voulut (2 0raison fu {e, Où : en effet que, pour exécuter ce dessein, M. Olier vint pui- ee avoir ser la grâce de sa vocation à la source même où saint HE te d'un ; Vincent de Paul avait reçu les prémices de la sienne, et © BE Heat. neltra que, par conséquent, il passàt sous la conduite du gé-
ou és
néral de l’Oratoire, qui était alors le Père Charles de
Condren.
IL, On sait que le vénérable fondateur de cet institut, Pierre rar de Bérulle, avait été suscité de Dreu le premier, pour vaires ont pui- Commencer, dans le clergé de France, la réforme que saint ho Philippe de Néri et saint Charles Borromée établirent avec vocation. tant de succès à Rome et à Milan (1). Ce saint personnage nu AT ne avait été destiné, non-seulement à fonder cette congré- Tabaraud, 1. 1, gation, dont le but principal était la formation des jeunes
NRA n: clercs aux vertus ecclésiastiques *, mais encore à commu- 199: niquer l'esprit de ce renouvellement à d’autres sujets, appelés à coopérer au mème dessein et à fonder des so-
* NOTE 8, p. Ciétés sur le modèle de la sienne *.Ce fut de l’école du Li Père de Bérulle que sortit M. Bourdoïse, instituteur de la communauté de Saint-Nicolas , et qui forma de sa main
un grand nombre d’ecclésiastiques, employés dans la suite
ui Éd .. pr: à la conduite des séminaires (2). «Il voulut, dit son hisin-foliv, lis. 1v, » torien, s’approcher de ce buisson ardent, et voir ce pro- SRAEE » dige de charité, afin de participer à son ardeur et à sa » lumière. Il demeura environ trois mois auprès des pre-
» miers prêtres de l’Oratoire, de ces hommes apostoli-
» ques, ajoute cet auteur, destinés comme d’autres Noé
» à repeupler notre Eglise, après le déluge de maux
» des siècles précédents; et qui, en effet, ont été comme
» les prémices de tant de saintes familles qui se sont
3 Ibid. liv. 1, » élevées depuis dans ce royaume (3).» Saint Vincent nie de Paul, appelé pareïllement à travailler à la réforme Ms. ik, p.72 Qu clergé, passa environ deux ans dans la retraite sous 4) Abelly, Fie la discipline du Père de Bérulle (4). Son dessein était Fe an ve surtout, dit Collet après Abelly, de trouver, dans la pag. %. — Di Lepsonne de ce saint prêtre, un ange visible qui le con-
rect, de la Con-
grég- 4 Fous » duisit dans toutes ses démarches, et l’aidât à découvrir re part. ch. 1. — ‘ : A p Hist. de Pierre Ce Que Dieu voulait qu’il entreprit. Son attente ne fut
‘de Bérulle, par : ! x ’ T'ubaraud iv, Point trompée : le Père de Bérulle reconnut d’abord
eh 10.489. qu'il était appelé à de grandes choses, et lui prédit même,
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LR té Te 34
LE PÈRE DE CONDREN DOIT FORMER M. OLIER., 125 dit-on, qu’il donnerait naissance à une congrégation de saints prêtres qui travailleraient avec fruit ct bénédic- , NOTE 4, . tion * (1). Le Père Eudes, instituteur d’une autre congré- 149. gation, vouée au même objet que la précédente, savoir, 4! na" l'éducation des ecclésiastiques dans les séminaires et les at : mt missions, fut également formé par le Père de Bérulle, p.571. — Epistoqui prévit aussi combien il serait un jour utile à l'Eglise RS se de Dieu (2). Ces ecclésiastiques et quelques autres, qne la Me Père grande piété de ce saint prêtre avait réunis sous sa direc- PNR ps ire tion, recevaient dès-lors dans leurs âmes la semence pré- 19. ' : ” cieuse qui donna dans la suite des fruits si abondants (3). PE Mais ces fruits devaient être lents à paraître, et les des- ES seins de Dieu sur les instituteurs des séminaires demeu- # p.139. rèrent longtemps cachés.
La congrégation de l’Oratoire elle-même, quoique née 7 un . pour répandre ces établissements dans le royaume, ne RAR s’occupa guère que des missions, de la conduite des pa- ue à former roisses, et surtout de la direction d’une multitude de col- Ru de léges (4), comme l’avait craint son instituteur : jusqu’à S‘minaires en
; A dus ñ , France.
ce qu’enfin le Père de Condren, qui lui succéda, exécuta 4) mém. sur le dessein de la divine Providence ; non pas, toutefois, en HO Qu A établissant lui-même des séminaires, mais en préparant A cé ne les sujets que Dev appelait à en jeter les premiers fonde- 77.—ÿie du mements. Ce grand personnage, dont le Père de Bérulle di- 3757" sait avec étonnement, qu'il avait reçu l'esprit de l'Ora- " NOTE 5, p. toire dès le berceau (5), était bien digne d’une mission (5 Fiedu Pesi importante. Il jouissait partout d’une réputation de bu sainteté vraiment extraordinaire, et l’on aurait peine à ce no M, croire jusqu’où allait la vénération pour sa personne, si
nous n’en trouvions les témoignages les plus authentiques dans tous les écrits de ce temps, et dans les sentiments que professaient pour lui les hommes d’ailleurs les plus recommandables*. Le cardinal de Bérulle, doué lui-même ,, de tant de dons de la grâce, et si éclairé dans la science
des Saints, se prosternait quelquefois à terre en passant
126 PARTIE 1. LIVRE IV, — 10635, devant la chambre du Père de Condren, pour baiser les vestiges de ses pas; et il écrivait à genoux et tête nue ce ve ad pe ŒW'il lui avait entendu dire (1). Saint Vincent de Paul n’en 229, #40. avait pas une moindre estime : « [l m’en a parlé souvent » en des termes qui paraîtraient incroyables, dit M. Olier ; » et je me souviens qu’il me dit à son sujet :Il ne s’est » point trouvé un homme semblable à lui, non est inven- » tus similis illi, et mille autres choses semblables ; jus- » que là que, lorsqu'il apprit sa mort, se jetant à genoux » et se frappant la poitrine, il s’accusait, les larmes aux » yeux, de n’avoir point honoré ce saint homme autant a. us aué, » qu’il méritait de l'être (2). » Enfin sainte Chantal, après v.25%,256 quelques entretiens qu’elle eut avec le Père de Condren, fit de lui cet éloge, le plus beau qu’on puisse faire d’un homme mortel : Së Dieu a donné à l'Eglise notre bienheureux fondateur pour instruire les hommes, il me semble qu'il a rendu le Père de Condren capable d’instruire les (3) Cloysault, anges (3). En effet, l’un des priviléges de ce saint person-
Ibid. p. 264.— ns 5 : > Mémoires de M. Nage à été, selon la remarque de l’un de ses historiens, l F i . ù RES PU A , Q
6 ie du d'avoir dirigé un grand nombre d’âmes des plus éminen- PéredeCondren, tes de son sièele *. « Dreu l'avait fait pour les Saints, par. Caraccioli, es ; ; , ‘ in-42, p. 423,124. » dit-il, et l’avait rendu capable de les conduire à la
* NOTE 7, p.
151, » perfection la plus sublime : il n’était point de voie de » sanctification si extraordinaire qu’il ne comprit d’abord,
4) Cloysantt, » €t il en connaissait de tant de sortes, qu’il croyait que Virs Ms. tr. Vie St Te Er « à es : AAA di néré dé Co le nombre des Saints de nos jours, quoique plus caché, ie vu, pag. » égalait cependant celui des premiers siècles de lE-
Si » glise (#4). »
Le ns a Tel fut le digne successeur du Père de Bérulle, l'héritier Condren forme de son esprit. Non moins éclairé sur la vocation de leu M. Olier que ne l'avait été la mère Agnès de Langeac, il ques dont Dieu reconnut en lui l’un des instruments choisis de Dieu pour lui fait connai Léaliser, en France, les vœux de l'Eglise touchant l'établistre la vocation. ne, , À de
3) Cloysauit, Sement des séminaires, et prit un soin tout particulier de
Vie Ms. t n . La Li L 4 , . .
25,256" Sa sanctification (5) et de celle de quelques ecctésiastiques
ot. Cou pic me dr pre dre et les chè arr con » A » |’ » ti nai d'u dan
* les le ce n’en vent lier ; s’est nvenjusnoux ; aux utant après dren, d’un onheusemble re les ersonriens, ninenaints , e à la joie de ’abord, it que caché, e l’E-
aéritier ion de geac, il EU pour établisilier de istiques