LE PÈRE DE CONDREN DOIT FORMER M. OLIER
de qualité, appelés à concourir, de concert, au même des-
sein, «Ce bon Père, dit M. Olier, connut ma façon de
» vivre, sans que je lui en eusse rien dit, pour lavoir crue
» trop commune ; et il regardait comme sa principale vo- » cation notre naissante société, qui devait réveiller, di- (1) 4brégé tn + x ’ . roue 9e cahier des Mr
» sait-il, le zèle du clergé et celui de la congrégation de
moiresaut.de M.
» l'Oratoire (1). » Olier.
Ce fut peut-être pour seconder plus aisément ce dessein de Dieu, que, d’abord, il se déchargea de la conduite des (2 4nnates de colléges sur l’un de ses prêtres, puis du gouvernement i PA FA et môme de la congrégation sur un vicaire-général (2), et se 1631. — Ares
. a à ; Re ; de l’Assemblée
livra tout entier à la direction des ecclésiastiques (3). Avant sénérale, ete. p. R Ne 18, 24, 46.
le départ de M. Olier pour l'Auvergne, il avait déjà sous (3) " Gtoysautt,
à € AIT anione ga un Pie M: À 1,0:
sa conduite ceux dont nous parlons, et les instruisait assi- 9: "oran
dûment dans des conférences particulières. Ils ne furent funébre du Pire
| : . | ue , de Condren, Ms d’abord qu’au nombre de six : M. de Caulet, appelé l'abbé de Foix, M. du Ferrier, les deux frères Brandon, M. Olier
5 10 h\° à nrag s au (4) Mémoires et M. Amelote QE et comme presque tous eurent beau- y qu Fortier coup de part à l'établissement du séminaire de Saint-Sul- Ys. Sainte Genc-
E | : R viève, p. 40,pice, il est convenable de les faire connaitre en peu de Zi. Royate, p.
mots. M. de Caulet, abbé de Saint-Volusien de Foix, fils ”
À 6 ar T so (& D ac (6) Vies de quud’un président au parlement de Toulouse (5), et l’un des ,; Eblquis dh: premiers qui se mirent sous la conduite du Père de Con- as ne U
Re” k AE FAR cause de Portdren, se faisait dès-lors distinguer par un désintéressement Royal, 4 n, p.
es : x 14 et une mortification qui trouvaient peu d'exemples dans les hommes de sa condition. Sa rare vertu et sa piété tou-
chèrent si vivement M. du Ferrier, jeune ecclésiastique, , (6, Mémoires oe- . : 2 : de M.du Ferrier, arrivé à Paris en 163%, qu'ils l’attirèrent aussi sous la Ws. Sainte. Genevicve, hp. 34,
conduite du général de l’Oratoire. « Il me procura cet 35. #04. Royate. av : it | anni C A ; n: Q , P: 37, 98.
» avantage, dit M. du Ferrier lui-même, aussi bien que G) Ibid, Ms
» l’amitié de M. l'abbé Olier, qui a fini ses jours en répu- . Det
: . , : ; ; Dieve, p. T7, 72
» tation de sainteté (6). » M. du Ferrier, fils d’un lieute- 86 R.p.8, 57.
RS: x ‘8 liéponses nant-général (7), et neveu du grand-maitre de Malte et dt dat ati
; Ne ; Tone tait y à a chant M.du Ferd’un des agents du clergé (8), n'était venu à Paris que y Sainte. dans l'espérance de s'élever aux honneurs par le crédit de Generière
D mm SES
F ee ses proches (1). Il trouva au sein même de cette petite sochuntM. du Fer. Ciété de grands exemples de détachement dans la per- D de sonne de M. M. Brandon. L’ainé, qui était veuf (2), avait AE ES quitté la charge de Conseiller d'Etat ordinaire pour se DNS Fins consacrer au service de l’Eglise ; et le second, appelé de autographe du Bassancourt, celle de Maître des Comptes pour embrasser Se . d’abord l’état religieux ”. Ce dernier, qui joignait à une 152. grande fortune l'humilité et la simplicité dans un degré 0) pe peu commun, était d’une humeur si douce et si agréable, Ms. de la Bibl. Que Sa personne et ses discours faisaient tout à la fois l’é- Sainte - Generiè- 3. : TE ‘ tes PE ve, p. 40.— iv, dification et les délices de ses amis, Enfin le sixième était se FH 4s M. Amelote (3), jeune docteur, recommandable pour ses
vies de quelques talents (4), et que le Père de Condren avait placé auprès prétres, tnt, p.
315. — Journal de MM. Brandon ct de Bassancourt pour leur enseigner la FE A de théologie, La manière dont le Père de Condren se l’attacha 305, fut tout-à-fait extraordinaire. Comme s’il eût été instruit des desseins de Dieu sur M. Amelote, dès qu’il le connut à Paris, il fit toutes sortes d’avances pour l’engager à venir le voir, et voulut, par les visites fréquentes dont il le prévint, l’obliger de lui en faire à lui-même. Ce ne fut pas sans combattre beaucoup, que M. Amelote se rendit à ses poursuites ; car, plus le Père de Condren le prévenait, plus il éprouvait d’éloignement pour sa personne et pour sa doctrine. Enfin, vaincu par ses recherches continuelles, il lui demanda ce qu’il désirait donc de lui. Pour réponse, le Père de Condren lui donna un réglement de vie : ce réglement, bien différent de celui que M. Amelote s'était tracé à lui-même, devait lui imposer le sacrifice journalier de ses goûts les plus chers et les plus favoris. Dominé par le désir le plus immodéré de l'étude, il se mettait au travail dès quatre heures du matin, ne cessait qu’à onze pour aller entendre la sainte Messe, et passait encore l’aprèsdiner en Sorbonne ; et son nouveau réglement lui interdisait, pendant un an, toute sorte de lecture et d'étude, à l'exception de deux chapitres de l’Ecriture sainte, chaque
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