‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 108 sur 251 · L'ORATOIRE EUT POUR OBJET PRINCIPAL LA SANCTIFICATION DU CLERGÉ · texte numérisé non relu

L'ORATOIRE EUT POUR OBJET PRINCIPAL LA SANCTIFICATION DU CLERGÉ

NOTE 2, p. 124. — « Primum est, ut principale et præcipuum institutum sit, perfectioni statûs sacerdotalis totaliter incumbere… Tertio,sacerdotum et aliorum ad sacros Ordines adspirantium instructioni, non tam circa scientiam, quàm circa usum scientiæ, ritus et mores propriè ecclesiasticos, se addicere. » Bulle d'institution de l’Oratoire, donnée , par Paul V, en 1613.— Gallia christiana (2). Vie Ms. du Cardinal de Bérulle, par Cloysault (3). — Vie du méme, par Tabaraud (4). Directoire de la Congrégation de l'Oratoire, 1°° partie, chap. 1, t. 1v du recueil des Vies Mss. du P. Cloysault.

NOTE 3, p. 124.— Gallia christiana, édit.1656, £.1v, p. 988. « Unde et congregationis Oratorii exemplo, multæ aliæ sacerdotum familiæ excitatæ sunt, quæ eamdem fermè vitæ rationem imitantur, quas inter societas S. Nicolai à Cardueto Parisiis, tum à D. Vincentio præposito generali Missionariorum, ut nuncupant, D. Abbas Olierius, nuper quoque Seminarium clericorum congregavit Lutetiæ. Z{em Gallia christiana , tom. vu, f* 977.

PRÉDICTION FAITE À SAINT VINCENT PAR LE PÈRE DE BÉRULLE, SON DIRECTEUR.

NOTE 4, p. 195. — Le Père de Bérulle, dit-on, prédit que saint Vincent de Paul établirait un jour une congrégation de saints prètres. Aux témoignages d’Abelly et à celui de Collet déjà cités, nous pouvons joindre l'autorité du Père de la Tour , supérieur général

(8) Lib. 111, cap. Lu, no 3,

(2) Edition de 1656, t. 1v, p.988.

(3) Liv. 1, p. 9, A7.t.1, Préf.p. 3.

(4) Liv. in, eh.

ui, p. 475.

de l’Oratoire. Dans sa lettre à Clément XI, pour solliciter la cano-

(4) Epistola aa Nisation de saint Vincent de Paul, il parle ainsi de cette espèce

Clément. XI. Ro- de prophétie : Berullius, velut futurorum, Deo sic donante, mæ, 4709, p. 66. SL } RENE

— Collet, t1,p. PrÆsCius, instituendæ postmodum sacræ Congregationis Mis-

574 et 35. sionum auctorem ac fundatorem præsalutavit Vincentium (1).

M. Descoureaux, prêtre de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, dans la Wie de M. Bourdoïse, in-4°, donnée au public, rapporte qu’en 4611, saint Vincent de Paul et M. Bourdoise, ayant pris M. de Bérulle pour guide, afin de connaître chacun le genre de vie auquel Dieu les appelait, ils firent une retraite sous sa direc-

__. . tion; que saint Vincent reconnut qu’il faudrait établir une société ne PTE d'hommes apostoliques pour les missions des campagnes, et doise, liv. 1, p. M. Bourdoise, qu'il serait utile de faire vivre les prêtres des pa- 55, 56, 57. roisses en communauté (2).

On ne doit pas néanmoins conclure de là que saint Vincent connût déjà qu’un jour il donnerait naissance à la Congrégation de la Mission. Le récit de M. Descoureaux est tiré de la ie manuscrite de M. Bourdoise, dont l’auteur anonyme l’a rapporté sur le témoignage de M. Barat, ancien préfet de la communauté de Saint-Nicolas, et qui l'avait appris confidemment de M. Bourgi nie 4 M: doise lui-même (3). Mais, d'après cet auteur, la pensée qui frappa in-4e, p. 69. le plus saint Vincent de Paul pendant sa retraite, ce fut l'état

d'abandon où vivent les peuples de la campagne, et combien il ee Eu était nécessaire de les secourir; et, de son côté, M. Bourdoise baraud,t.1,livr, COMprit que, pour retrancher une multitude d'abus, il faudrait chap. mn. faire vivre en communauté les prêtres des paroisses (4.

En effet, si saint Vincent de Paul eût connu, dès l’année 1611, qu’il dût établir la Mission, on ne voit pas comment tous ses histuriens auraient omis une circonstance de sa vie si remarquable. D'ailleurs, quoique, d’après le bruit commun, au rapport

@ Abelly, liv. d’Abelly (5) et des autres, saint Vincent eût appris du Père de

!, chap. V1, P-% Bérulle que Dieu le destinait à établir une société de prêtres, il est certain qu’il n’eut point alors connaissance que ce dût être une compagnie d'ouvriers apostoliques, voués aux missions des

(6) Abelly, lv. campagnes (6). Saint Vincent de Paul parlant sur ce sujet, en-

1, hab VIP. 84 viron 47 ans après, s’en exprimait de la sorte : « Je puis vous » assurer, Messieurs et mes frères, que je n’avais jamais pensé » ni à ces règles, ni à la compagnie, ni même au mot de mission. » C’est DrEu qui a fait tout cela... Appellerez-vous humain ce que

» l’entendement de l’homme n’a point prévu ? Nos premiers mis-

» sionnaires n’y avaient pas pensé, non plus que moi: de sorte

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histo Honc La Orc eux, ex-0 collés Simo de Pi

DU LIVRE QUATRIÈME. 151 » que cela s’est fait contre toutes nos prévoyances et espérances:

is » Voilà M. Portail, qui a vu aussi bien que moi l'origine de la te, » petite compagnie, qui vous peut dire que nous ne pensions à rien fis- » moins qu'à tout cela (1).» Enfin ce ne fut que pour céder aux 4, gperty, iv. (1). instances de M. Bourdoise, que saint Vincent permit de commen- 1, chap. xLvu, p.

cer les exercices des ordinands, dans le collége des Bons-Enfants **°: Es à Paris. Il protestait toujours qu’il n’en ferait rien, disant que les Rd re ue exercices n “étaient point de l’institut des Missionnaires (2). in-8v, p. 403. pris M. Bourdoise ne connut pas non plus à quels emplois la Pro- As vidence le réservait, puisque, l'année qui suivit cette retraite, il fit tous ses efforts pour entrer dans l’ordre des Feuillants, qui pro- (2) Pie de M. été mirent d’abord de le recevoir, et qui à son grand déplaisir, le re- Bourdoise,in-4. ne fusèrent ensuite (3). liv. 1, p. 60.

pa- DES COLLÉGES DIRIGÉS PAR L'ORATOIRE.

NOTE 5, p.125. — Dans ses demandes au Pape, pour la bulle

cent d'institution de l'Oratoire, M. de Bérulle avait exclu l'instruction ation de la jeunesse dans les belles-lettres : le Pape lui refusa cette resma- triction. Mais il n’en est pas moins vrai que l'intention du fondaé sur teur de l’Oratoire était d’abord de ne point prendre de colléges. é de Annales de la Congrégation de l'Oratoire, in-f?, année 1613, Î jour aux archives du royaume, sect. historique, M. 439. — Journal pi rappa historique ou Annales de la maison de l'Oratoire, rue Saint- ji l'état Honoré, p.15, ibid. M. 440.— Avis touchant les prétres de 1 ien il l’'Oratoire, par un Père qui est demeuré quelque temps chez 1 doise eux, in-12, 1625. Ce dernier ouvrage est de Charles Hersent, l: udrait ex-Oratorien. Il reproche au corps de l’'Oratoire de recevoir des

colléges au préjudice des autres fonctions ecclésiastiques. Richard fl 1611 Simon l’a faussement attribué à un Carme. Voyez aussi la Vie fl Shi “ de Pierre de Bérulle, par Tabaraud. ) ar qUa- SUR LE PÈRE DE CONDREN ET M. BRANDON. F apport | CR NOTE 6, p. 125. — Le cardinal de Richelieu ne parlait qu'avec | res, il étonnement du Père de Condren, comme d’un homme inaccessire une ble à tous les ressorts de sa politique. Louis XIII le vénéra comme us des le plus saint homme de son royaume, et les plus habiles docteurs (4) pe qu Père et, en- de Sorbonne, entre autres Philippe de Gamache et André du Val, de Condren, liv. k : n’admiraient pas moins l'élévation et la force de son génie, que ? ap. xxvu, n. S vous RE 2.—Cloysault, 1.

pensé la sublimité de ses vertus (4). 1, pe 247,244, 283. os NOTE 7, p. 426. — « La mémoire du Père de Condren n'est RAS » pas seulement en bénédiction pour sa vie apostolique, qui était

A » plutôt la vie d’un ange et d’un séraphin sur la terre, dans un

192 NOTES » corps mortel, que celle d’un homme..., mais encore par la » vertu et la sainteté des personnes dont il a eu la conduite. » C’est le témoignage que lui rend l’ancien historien de M. Bour- (4) Ms. in, p. doise (1).

CILR

NOTE 8, p. 128. — M. Brandon avait épousé mademoiselle de Ligny, nièce du chancelier Séguier ; voyez : Lettre circulaire sur la mort de la mère de l'Enfant Jésus, écrite du monastère de Saint-Joseph des Carmélites de Pontoise, le Aer mai 1674, in-4°.

Cette religieuse était la fille de M. Brandon. GT. n,p.199. M. Tabaraud, dans la Vie du Père de Condren, qw'il a jointe à (3) Pie du P. de Celle du cardinal de Bérulle, manque d’exactitude, lorsqu’en énu- Condren, par le mérant les membres de cette petite société (2), il qualifie M. de F na Bassancourt, évêque de Périgueux ; ce fut M. Brandon qui occupa (à) Récit de l'en CC siége ; M. de Bassancourt, son frère, mourut simple prêtre (3). fance du Père A- I] était entré d’abord dans la communauté dite des Bons-Hommes,

melote.—Lettres : À aut. du méme, Pour s'y consacrer à DIEU (4).

NOTE 9, p. 129. — L’historien de M. de Foix rapporte que le Père de Condren , pour conduire ses disciples à la véritable humilité, les exerçait à toute sorte d’humiliations ; il ajoute qu'il leur faisait lire les Chroniques de saint Francois, afin de leur inspirer le mépris du monde. C'était sans doute pendant la seconde année qu’il leur mettait ce dernier ouvrage entre les mains, puisque la première était consacrée à la lecture de la Bible. 7ies des quatre évêques, tom. 2, pag. 117.

NOTE 10, p. 130. — On lit dans la bulle d'institution de la Mission : « Præcipuus hujusmodi Congregationis finis, et pecu- » liare institutum sit, in eorum salutem incumbere, qui in villis, » pagis, terris, locis et oppidis humilioribus commorantur; in cine un. pe » vitatibus autem et urbibus sacerdotes dictæ Congregationis chives du Royau- ” MUlla publica eorum instituti munera obeant; privatim tamen me,sect.hist. Me. » e0S qui ad Ordines promovendi fuerint, et spatio quindecim Et de er » dierum ante promotionis tempus ad spiritualia exercitia mitten-

4643, fol, 1. » tur ad eosdem Ordines dignè suscipiendos, instituant (5), » M. OLIER ET M. GODEAU DIVERSEMENT CONSEILLÉS PAR LE PÈRE

DE CONDREN.

NOTE 11, p. 134. — Pendant que le Père de Condren dissuadait M. Olier d'accepter l’épiscopat, il donna à M. Godeau, nommé (6) Gall. chris- Cette année (6) à lPévèché de Vence, une décision toute contunes Lit traire. Cet ecclésiastique, l’un des esprits les plus cultivés de son siècle, et uniquement appliqué à l'étude, avait peine à quitter Paris, où le commerce des savants lui offrait tant de’moyens de s'instruire, et à accepter un évèché dans le fond de la Provence ;

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