CHARITÉ DE M. OLIER POUR LES PAUVRES
NOTE 3, p. 161. — Tous les jours de l’année, on faisait à Pébrac une aumône générale aux habitants du pays, outre d'autres aumônes qui avaient lieu chaque dimanche, le jour de la Septuagésime, le Jeudi-Saint, et plusieurs fois pendant le Carème; elles à: is consistaient en pain, vin, fèves, viandes salées ou fromage. Les pour l'abbé de prètres et les religieux recevaient tous lhospitalité à l’abbaye, et ie porn les pauvres passants, la nourriture ; c’est ce qu'on lit dans un Nan. DE A acte de l’année 1636, signé par M. Olier, qui imposait ces charges la seigneurie de au fermier de l’abbaye (2). se ”
SUR M. MEYSTER,
NOTE 4, p. 165. — M. Meyster, l’un des plus fameux mission- (3) 4rchives du naires de son siècle, eut trop de part à l'établissement du sémi- re Ps naire de Saint-Sulpice pour ne pas le faire connaître ici. Étienne (ot, des mis.
Catal, des mis- Meyster, né an bourg d'Ath, au diocèse de Cambr:i (3), se placa sion fol 11,verso,
d'abord comme précepteur chez un homme de qualité, où il vi- » de vait dans la dissipation, et se livrait à des études frivoles. Un » ra jour d'hiver, étant à la chasse, il voulut retirer de l’eau un oiseau naire qu'il venait de tuer, la glace se rompit soudain sous ses pieds ; et, de lé ne pouvant, malgré ses efforts, sortir de l’eau, ni être secouru de le re personne, il entendit dans l'air une voix articulée, qui lui dit: on le Tu n'en ferais pas tant pour moi. Ces paroles, semblables à qu’or celles qui renversèrent saint Paul, changent tellement ses dispositions, que, la componction et la douleur dans l’âme, il s’écrie: Seigneur, j'en ferai bien davantage; et reprenant alors cou- NC rage, et faisant de nouveaux eflorts, il échappe par une espèce famil de prodige à un danger si imminent. Dès ce moment, il fit un Barrt divorce éternel avec le monde; ne voulut plus avoir d’autres d’Arl HN Te livres que l'Écriture sainte et les Pères de l'Eglise, et mena une qui & 995: € 19, p. 45. Vie pauvre, pénitente et mortiliée (1). Le désir de se consacrer au Roi (. (2) Mémoires salut des pécheurs l’attira auprès de saint Vincent de Paul (2), fit de re a qui l’admit dans sa congrégation, vers la fin de l’année 1634, et par M (3) archives du lorsqu'il n’avait encore que l’ordre du sous-diaconat (3). Mais le M. Bc ANR Ms. zèle ardent qui le dévorait se trouvant trop comprimé par ce nou- c'est veau genre de vie, il quitta saint Vincent (ÿ), et vint se mettre Lors sous la conduite du Père de Condren, qui lui laissa toute liberté à la c de se livrer à sa ferveur. C'était en 1636 : M. Olier retenu à Paris, l’Orat comme on l’a raconté, eut occasion de le voir et de le connaître; rème, et l'union qu'ils contractèrent alors, porta M. Meyster à venir lui sa dé offrir ses services, l’année suivante. « À peine a-t-on vu de nos accep » jours un missionnaire pour la campagne, dit le Père Amelote, » qui eût plus de force dans ses paroles que M. Meyster, et qui | » portät de plus grandes fatigues pour la couversion des âmes ; je ns 4 e i
» suis témoin, avec beaucoup d’autres meilleurs que moi, d’un » nombre innombrable de pécheurs qu’il a retirés des vices, el
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f Au commencement, les prètres de la Mission ne faisaient ni vœu ni promesse de stabilité. Mais bientot l'expérience montra qu’une compagnie de missionnaires, quelque fervente qu'elle soit, ne peut conserver longtemps ses sujets, sans quelque lien qui les y attache pour toujours. Ce fut ce qui engagea saint Vincent de Paul à les lier par les vœux simples, encore en vigueur dans sa congrégation, « Autrement, écrivait-il, plusieurs y entreront seulement pour étudier » et puis s'en aller; et d’autres, n'ayant rien qui les retienne, quitteront tout » au moindre dégoût. Nous n’expérimentons que trop semblables injustices ; » et, à l'heure que je vous écris, nous en avons un, qui, après avoir été entre-
(à) Recueil des ” 1enu et élevé dans les études depuis treize ou quatorze ans, ne s’est pas sitôt vu lettres de saint » prètre, qu'il nous a demandé de l'argent pour se retirer, Quel remède appor-
Vincent, 1.1, P. , terons-nous à ce mal, si nous n'avons de quoi les affermir par quelque puis-
’ Smour 460, » sant motif de conscience, tel que le vœu de stabilité, ou quelque serment (4) ? »
ù il viles. Un n oiseau ieds ; et, couru de lui dit:
blables à :s dispos’écrie :
lors coue espèce il fit un d’autres nena une sacrer au Paul (2), 1634, et ). Mais le r ce noue mettre te liberté u à Paris, onnaître ; venir lui u de nos Amelote, er, et qui âmes ; je noi, d'un vices, el
œu ni pronie de miss ses sujets, gagea saint ans sa conour étudier teront tout injustices ; rété entrepas sitôt vu ède apporelque puisment (4) ? »
de Nr
» de plusieurs actions qu'il a faites qui semblaient tenir du mi- 7, qu pére » racle (1). » La difficulté de prononcer le nom de ce mission- 4e Condren, par naire, qui est étranger, a pu donner lieu aux différentes manières /e Père Amelote, de l'écrire, qu’on trouve dans plusieurs ouvrages où l’on a peine à : ie le reconnaître. Mais sa véritable orthographe est Meyster, comme 1657.
on le voit par une lettre originale de ce célèbre prédicateur, , D) 77e, 4
, Fe ds à rits du Père qu’on conserve au séminaire de Saint-Sulpice (2). de Condren, Ms.