‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 124 sur 251 · SUR MARIE DE VALENCE · texte numérisé non relu

SUR MARIE DE VALENCE

NOTE 6, p. 178. — On a remarqué que le cardinal de Bérulle, et d’autres grands personnages de ce temps, mais surtont saint Francois de Sales, avaient , pour Marie de Valence, une estime qui allait jusqu’à la vénération. Saint Vincent de Paul, en 1637, écrivait à l’un de ses missionnaires : « Recommandez, s’il vous » plait, aux prières de la bonne et très-chère sœur Marie, cette » petite compagnie, et le plus chétif et misérable de tous les » hommes, qui est moi (7). » Nonobstant des témoignages si avan- (7) Recueil des tägeux, il est nécessaire de dissiper ici quelques préventions mal Pl PE . fondées, et qui ont paru tenir en suspens le docte et estimable 277," " auteur de l'Essai sur l'influence de la religion pendant le AVI: siècle (8). (8) T, 1, p. 583, La Vie de Marie Tessonnière fut composée et publiée, peu après sa mort, par Fordre exprès de la reine régente, après avoir été soumise au jugement des docteurs de Sorbonne, du doyen de la Faculté de Valence, des théologiens de l’ordre des Minimes et d’autres docteurs. Le respect des peuples pour la mémoire de

cette sainte veuve alla même si loin, qu'ils lui rendirent, aussitôt après sa mort, une sorte de culte public. Mais elle avait eu pour directeur le Père Coton, Jésuite, sa vie avait été approuvée par des Jésuites, les Jésuites la regardaient comme l’une des âmes les plus éminentes de son siècle, et l’évèque de Valence n’aimait ni les Jésuites ni la doctrine qu'ils défendaient. Il prétendit n'avoir pas été consulté pour la publication de cette Vie, quoiqu'on assure le contraire dans les approbations ; et improuva ce livre, ainsi que le culte qu’on rendait à la défunte. Profitant même des troubles de la Fronde, durant lesquels l’autorité de la Cour était bien diminuée dans Paris, il fit des plaintes à assemblée du clergé de 4650 ; et l'assemblée, sans contester la piété de Marie de Valence, ne put s'empêcher d’improuver le culte public qu’on lui rendait, malgré les défenses réitérées de l’évêque diocésain. Pour apprécier à leur juste valeur les oppositions de l’évêque de Valence, il suffit de savoir que, dans l'assemblée du 9 mars 1654, tenue au Louvre, ce prélat osa bien s'élever contre la bulle qui avait condamné Jansénius, et demander avec chaleur si l’on voulait donc aussi condamner saint Augustin : et, pour tout dire en un mot, il fut assisté à la mort par l’abbé de la Lane, son ami, l’un des ares-boutants du jansénisme. Histoire de la vie et mœurs de Marie Tessonnière, par le Père Louis de la Rivière, Minime, in-4, Lyon, 1650. Approbations. — Archives du ministère des affaires étrangères, in-f°. Rome, 1657, 1658. Supplément : Mémoire envoyé à S. E. par M. de Marca, archevèque de Toulouse, fait le 9 avril 1654. Ce mémoire curieux est un autographe de M. de Marca. — Histoire de l'Eglise du XVIL° siècle, in-4, tom. IE, p. 286, Ms. de la biblioth. de PArsenal. Hist. fr. À. 38. — Les cent illustres de la maison de Dieu, par le P. Paul de Barry, Jésuite, Lyon, 1660. — Recueil des bons prétres, par le R. P. Jean Hanart, prêtre de l’Oratoire, in-4°, Douai, 1665, p. 17.

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