‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 143 sur 251 · SUR LA NOMINATION DE M. OLIER A LA COADJUTORERIE DE CHALONS · texte numérisé non relu

SUR LA NOMINATION DE M. OLIER A LA COADJUTORERIE DE CHALONS

NOTE 17, p. 214. — L'éloge que le cardinal de Richelieu fit le M. Olier à Louis XUE, eut peut-être aus:i pour fondement, dans li bouche de ce ministre, le jugement que saint Vincent de Paul

(t) Vie de saint Vincent de Puul, par Abelly, liv.1, chap. xxvii, pag.

(2) Sermons de da Tour du Pin t. vi, p. 221.

(3) Saumur, 4829, in-8°, p. 58.

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* » connaître le vénérable Olier (2). »

242 NOTES en portait lui-même ; car, ayant un jour demandé à saint Vincent

les noms des ecclésiastiques de la conférence de Saint-Lazare, qu'il jugeait les plus dignes de l’épiscopat, le cardinal les écrivit de sa main dans un Mémoire secret (1); et l’on ne peut douter que saint Vincent, si ardent pour y faire promouvoir M. Olier,

n’ait parlé dans cette circonstance des espérances qu’il avait conçues de sa vertu et de son mérite. L'abbé de la Tour du Pin, dans son discours pour la dédicace de l’église de Saint-Sulpice, prononcé le 7 juillet 1745, rappelle ce trait dans l'éloge qu’il fait de M. Olier : « Avoir eu pour admirateur ce génie vaste, sublime, » universel, aussi habile à connaître tout, que capable de juger » de tout, le cardinal de Richelieu ; avoir eu pour panégyriste » l’homme de la vertu la plus singulière, la lumière de l'Eglise, » l’apôtre de la France, le grand Vincent de Paul; c’est un éloge » au-dessus de tout éloge. Tout ce que je pourrais ajouter affaibli- » rait la majesté du tableau, ce seul trait suffit pour vous faire

NOTE 18, p. 214. — Les Annales ou l'Histoire de l'institution des religieuses hospitalières de Saint-Joseph (3), supposent que M. de la Dauversière, en détournant M. Olier de la coadjutorerie de Châlons, lui déclara qu’il établirait un séminaire sur la paroisse de Saint-Sulpice à Paris, et que, dès ce moment, M. Olier ne songea plus qu’à réaliser ce dessein. On lit la même chose dans les Mémoires manuscrits de M. de la Dauversière, fils (4), et ailleurs (5). Mais on peut penser que M. de la Dau-

(5) Mémoires : versière n'avait désigné cette œuvre qu’en termes généraux, et

remarques, p.

et alibi.

D que dans la rédaction des Mémoires et des autres pièces, faite longtemps après létablissement du séminaire de Saint-Sulpice, on aura jugé à propos de la désigner sous le nom propre de ce séminaire. Car nous ne voyons pas, dans les Mémoires de M. Olier, ni dans les autres pièces originales, qu’il eût déjà connu, avant l’année 1642, le lieu où il devait former cet établissement, commencé d’abord à Chartres, puis établi de nouveau à Vaugirard et enfin transféré à Paris.

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