PÈLERINAGE DE NOTRE-DAME DE SAINT-MAUR
NOTE 19, p. 217. — Il y avait toujours eu dans l’abbaye des Fossés, près Paris, un autel ou une chapelle sous le titre de la sainte Vierge; ce qui a fait appeler primitivement ce monastère l'Abbaye de Notre-Dame. On croit même que saint Babolein, premier abbé de ce lieu, y avait été inhumé, dans la chapelle de
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ncent Notre-Dame ou tout auprès, vers l’an G61 (1). Elle fut surnommée (1) Gall. chris- | zare, des Miracles, pour le même motif qui tit, autrefois, donner à #44 t: vit cul. crivit une église de Constantinople le nom de Notre-Dame de l'Achiroouter pée, c’est-à-dire, faite sans le secours de main humaine (2); car (3) Histoire du Olier, c'était une pieuse opinion, que celle de Saint-Maur avait été dédiée divcése de Paris, | con- par le Sauveur. On donnait aussi la même origine à la statue de ni: so A , dans la sainte Vierge qu'on y voyait autrefois, et qui, d’après Phisto- 134. y pro- rien de Saint-Maur, a contribué aussi, non moins que les guérifait de sons sans nombre qui s’y sont opérées, à faire appeler cette chablime, pelle du nom de Notre-Dame-des-Miracles (3). La chapelle (3) ie de saint juger élait en si grande vénération, que les religieux de Saint-Maur n’y ré sr ru syriste entraient jamais que nu-pieds. On y établit, en 1624, une con- Maria, 4640, in- Eglise, frérie à laquelle le pape Urbain VIIT accorda des indulgences, et 8°, p. 567, 569 et \ éloge M. Olier témoigne qu'il reçut beaucoup de grâces dans ce saint *"" ffaibli- lieu.
s faire CONYERSION D'UN COLONEL SUÉDOIS.
nstilu- - : SUPPO- NOTE 20, p. 219. — Dieu se servit du ministère de M. Meyster, a coad- pour opérer la conversion du colonel Suédois, qui eut des résulre sur tats si salutaires, pendant la mission d'Amiens. Nous en donnerons oment, ici les détails en les empruntant à M. du Ferrier, qui nous les a a même conservés dans ses Mémoires. « J'étais, dit-il, avec M. Meyster, ersière, op à l'entrée de la nuit, dans léglise des Carmélites, où nous la Dau- » avions donné rendez-vous à des péuitents, qui, depuis pluraux, et » SieUTS 1OUTS, n'avaient pu aborder nos confessionnaux ordinai- »s, faite » res. Voyant la nuit arrivée, nous revenions chez nous, lorsque Sulpice, à » en cheminil me demanda si je voulais que nous visitassions de dé cé ; » un colonel Suédois malade ; je lui dis que j'étais prêt à l’accom- . Olier, ; » pagner partout, et nous entrâmes dans un logis où pendait l'en- , avant à » seigne du Mouton noir. M. Meyster demanda à l’hôtesse si un Lt, com- » colonel malade y logeait, et s’il pouvait le voir. Elle fit d’abord {rard et » difficulté, le colonel lui ayant expressément défendu de laisser i » entrer aucun prètre dans sa chambre; mais comme M. Meyster » l'assurait que le malade ne s’en fâcherait pas, et que d’ailleurs » l’hôtesse avait une grande vénération pour nous, elle n’osa pas » s'opposer davantage à nos désirs. Nous entrâmes dans une salle » basse à plain-pied, où nous trouvàmes le malade dans son lit, aye des » et quinze ou vingt cavaliers avec sa femme qui se chauffaient ; re de la » ils nous saluèrent civilement, et M. Meyster s’approchant du lit omistère » du malade, lui dit en allemand, qu'ayant appris sa maladie, il mn ES » venait lui offrir ses services ; en même temps, un jeune homme pelle de 4
» bien fait, m’abordant, me témoigna, en latin, la joie qu’il éprou-
» vait en nous voyant venir, parce qu’il espérait que son colonel
» pourrait, par nos discours, connaître enfin la vérité de la reli-
» gion catholique. Je le priai de me servir d'interprète, et de
» m'expliquer en latin ce qu’ils disaient en allemand; il le fit à mesure qu'ils parlaient.
» Leur discours ne fut pas long ; le malade répondit à M. Meyster qu’il n’avait pas besoin d’éclaircissementsen matière de religion, qu’il était content de celle dans laquelle il était né et avait vécu jusqu'alors, et qu’il le priait de le laisser en repos sur ce point. J’écoutais cela avec douleur, lorsque M. Meyster, changeant de batterie, dit au colonel : Monsieur, voulez-vous que je vous montre quelque chose de beau? Et demandant qu'on apportât une lumière, il tire une petite boîte à portrait dans laquelle était l’image de la sainte Vierge en miniature, fort bien faite, de la grandeur d’un écu ; il la montre au Suédois, et lui demande comment il la trouve. Elle est fort belle, répondil. C’est, continue M. Meyster, la mère de Notre-Seigneur Jésus-CHrisT, la sainte Vierge Marie, saluez-la; le colonel lève son bonnet et la salue. M. Meyster, se tournant alors vers moi me dit : Puisqu’il a salué la très-sainte Vierge, demandons-lui sa conversion : elle nous l’accordera, par la miséricorde de Dieu, dont elle est la mère; et ayant dit au malade que nous allions prier pour lui, il fit mettre à genoux tous les assistants, » quoique la plupart fussent hérétiques.
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» Il commença les litanies de la sainte Vierge : le cavalier qui était du royaume de Bohème, et moi, répondions ora pro nobis; pendant que nous priions ainsi, le malade se tourna vers la ruelle, sans doute pour changer de situation. Les litanies finies, M. Meyster se lève, le prend par les deux épaules, et, le retournant, lui dit : Aonsieur!, je viens vous dire, de la part de Dieu, qu'il ne faut plus différer de vous convertir : en même temps vet homme achevant de se tourner vers nous, et ôtant son bonnet, dit : Oui, Monsieur, je veux me convertir, puisque c’est la volonté de Dieu. Mais, reprend M. Meyster, j'entends que vous vous fassiez catholique. C’est ainsi que je l'entends, continue le malade, catholique romain, non-seulement moi, mais encore ma femme et tous les miens; quittant la religion que nous avons jusqu'à présent suivie, et que je connais et crois étre mauvaise. M. Meyster lui fait faire, sur l'heure, abjuration de son hérésie et profession de la foi catholique ; après quoi il le confessa et lui donna Pabsolution, comme
DU LIVRE SIXIÈME, 245 tonel » l'en conjura le malade, qui était fort bas. Nous nous retiràrelie » mes ensulle.
et de » M. l’évèque d'Amiens vint le lendemain lui donner la Conft à » firmation. Durant les trois jours que vécut encore le colonel, il » prêcha continuellement et convertit ses cavaliers. Or, le troi- » sième jour après sa conversion, et qui fut celui de sa mort, il Meys- » fut assisté par M. Meyster, dans ce dernier passage, de la madie » nière du monde la plus extraordinaire. Celui-ci avait passé l’a- Sat » près-diner dans l'église des Ursulines, occupé à confesser des repos » pénitents ; il était onze heures du soir, lorsque le confesseur yster, » des religieuses vint l'empêcher d'entendre un homme qui lui Fée » restait encore, afin qu'il eût le temps d'aller à sa chambre pour res » y prendre un peu de nourriture avant que minuit sonnât, et artrait que, par ce moyen, il pût dire la Messe le jour suivant. Le pée, fort # nitent joignant lui-même ses prières à celles de cet ecclésia- Lois, et stique, M. Meyster se retira: Mais comme il eut lavé ses mains épond- î avant de se mettre à table, et qu'il disait le Benedicite, tout-à- UE TES coup, interrompant sa prière, il prend son manteau, disant : Il si live n’est pas temps de manger, le colonel se meurt; et, sans voune oi loir attendre qu’on allumit la lanterne, il se rend en grande nai Ë hôte vers le Mouton noir. Le confesseur des Ursulines le suivit rde de : en diligence, et ne put l’atteindre que chez le malade. M. Meys- SOIR Fi ter arrivant trouve tout le monde en silence, et demande comjstants, À ment se trouve le colonel. On lui répond qu’il est toujours de | même. Vous vous trompez, dit-il, il va rendre l’âme ; et, s’ap- » prochant du lit, il tire le rideau. Averti par le bruit, le Suédois ier qui A » ouvre les yeux, et le regardant, il lui dit : Ah, Monsieur, se nobis; : » courez-moi ! M. Meyster l'invite à s'unir intérieurement aux Sos la Là » actes de foi, d'espérance et de charité qu’il fait aussitôt luifinies, Le » même à haute voix, et lui donne encore l'absolution. Monsieur, Out 4 » que je vous ai une grande obligation, lui dit le mourant, Dieu e Dieu, ï » soit votre récompense; et , en achevant ces paroles, il rend temps & » l'esprit. Tout cela se fit si promptement, que M. Meyster, après (1) Mémoires Me » avoir récité les prières de l'Église auprès du corps du défunt, MES Me on + » eut encore assez de temps pour aller souper avant que minuit & 83, sa, 85, ds que » sonnât (1). »
ls, coni, mais ion que el crois , abjuolique ; omme
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