M. BOURDOISE FORME M. OLIER
NOTE 93, p. 224. -- M. Bourdoise, non content d’exercer à Paris M. Olier et les autres ecclésiastiques aux cérémonies, voulut les accompagner dans ce dessein à Bazainville, dont M. Olier était prieur, pour y célébrer avec eux la fête de saint Georges, patron de cette paroisse. « Là, dit son historien, il ne leur parla, pendant trois jours, que de cléricature paroissiale ; et ses discours » eurent tant d'effet, que ceux d’entre les ecclésiastiques venus » à Bazainville, qui jusqu'alors avaient porté les cheveux fort
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» longs, les coupèrent avant Vèpres, et qu'à leur exemple, plu- qui e
» sieurs curés du voisinage en firent autant. Celui de Gambuis, saint
» village voisin, et à peu de distance de la forêt de Rambouillet, inarq
» étant venu à mourir, ces ecclésiastiques, le troisième jour de le Pè
» leur arrivée, se rendirent dans cette paroisse, afin &y faire un
» service pour le défunt. M. Olier officia, M. Bourdoise exerça les
» fonctions de diacre, et M. Amelote fit une conférence sur la clé-
» ricature. Voilà, conclut cet historien, une partie des soins que mon
Fie de M. ” M: Bourdoise avait pris pour former M. Olier et ses € frères CRE Bourdoise, Ms, » aux fonctions ecclésiastiques, et leur communiquer l'esprit pa: saire in-40,p. 520. » roissial (1). » ne Sa une
trat. (
L'ABBÉ DE SAINT-CYRAN. et voi
foi, e
NOTE 24, p. 224. — L'abbé de Saint-Cyran prétendait que le a Saint-Esprit n'avait point présidé au concile de Trente, et que ce étai Concile n’était par conséquent d'aucune autorité. Ce propos, quel- l'ab que impie qu’il soit dans la bouche d’un catholique, est cepen- seu dant garanti par les témoignages les plus incontestables. Sans bli à Va is parler ici de M. Olier, qui le rappelle dans ses lettres (2), ni de 19. "°° M. de Bellegarde, archevèque de Sens, qui en donna une décla- (3 Summarium ration sur son lit de mort (3); il est rapporté indistinctement aitionale: (6% par des Jansénistes et des orthodoxes. Des Lions, qui n’est pas tiide Paulis) cap. SUspect aux premiers, assure que le Père de Saint-Pé le tenait de ARS PT la propre bouche du Père de Condren (4), que lui-même l'avait jet de Bourg- aPpris de celle de M. de Foix, et que M. Amelote racontait ce Fontaine, 1. 1, p. fait, comme étant la raison pour laquelle le Père de Condren Der son avait rompu avec Saint-Cyran (5). Il dit enfin tenir du Père Desde M. des Lions, Mares lui-même, que, quinze jours avant sa mort, le Père de $ Cet P- Ai ; Condren l'avait exhorlé à ne point s'attacher à cel abbé, qu’il L ce qu’ VO THIGEPLTRS estimait dangereux, eo quod crederet Concilium Tridentinum À ces tel (6) Ibid. p. 620. non fuisse nisi cœtum scholasticorum et politicorum (6). L'his- 4 » sura torien de Port-Royal, qui rougissait sans doute d’un tel propos, 1 » s’il] s’est vainement elforcé d’en affaiblir, non la certitude historique, à racon! qui est incontestable, mais le sens naturel, qu'il falsifie étrange- ; célébr ment. « Le Père de Condren prit dans un mauvais sens, dit-il, une % dans 1 » parole très-innocente qu'il entendit dire à M. de Saint-Cyran, il Dieu » au sujet du concile de Trente, sçavoir : qu’il honorail autant # est-il » que lui ce saint Concile ; mais qu’il croyait pouvoir dire qu'il débita à aus ru Hd » y avait sujet de craindre qu’il ne se fût un peu ressenti de la FA comm Royul, par Besoi. ” faiblesse des derniers temps (7). » Pour apprécier mieux l’in- $ gne, L. 1, p.374. nocence de cette parole, il est nécessaire de la comparer avec ce
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DU LIVRE SIXIÈME, 2h9
qui est rapporté par Abelly (1) et par Collet (2) dans la Vie de saint Vincent de Paul, et de se rappeler, comme M. Olier le re- (2) Liv. a, ts, marque, que ce .ne fut qu'après beaucoup de conférences que pag: 255 et suir.
« à RS | 579, ete.
le Père de Condren rompit avec Saint-Cyran (3). (3) Lettres aut.
de M, Olier, y.
Cependant le Père de Condren, avant de mourir, regretta de
ne l'avoir pas assez fait connaître (4), lorsque M. de Laubarde- (à) Lettres aut. mont informa contre lui par ordre du Roi (3). On aurait peine à 4 M: Olier, p. comprendre cette conduite du Père de Condren, /e grand adver- ) Réatité du saire de Saint-Cyran, d'après l'expression de M. Olier, si l'on projet de Bourg. ne savait les justes motifs qu'il eut de ne point se présenter, dans gr vor une pareille cause, devant un juge laïque, tel qu'était ce magistrat. Ce fut pareillement la conduite que tint saint Vincent de Paul ; et voici comment elle a été justifiée par le sous-promoteur de la foi, en réponse aux objections du promoteur, qui voulait en tirer des conséquences défavorables à la cause de sa canonisation. Cette justification est également applicable au Pére de Condren. « Il » était superflu, dit-il, de faire une déposition, puisque, d’un côté, » l'abbé de Saint-Cyran ne parlant de ses erreurs que seul à » seul avec ses amis, et de l’autre étant accoutumé à nier en pu- » blic ce qu’il avait affirmé dans ses communications particulié- » res, une pareille dépysition ne pouvait former une preuve juri-
(t) Liv. 1, eh.
(6) Responsio
» dique. D'ailleurs, cette déposition eût été illicite, puisque les ad novas ani- » cilations étaient faites par un juge laïque, qui ne tenait sa com- ”adversiones
ie ‘ te Promotoris fidei » mission que de la puissance temporelle, et pour informer sur super dubio : an
» des questions qui concernaient la foi; en sorte que, non- ou de vir-
: à ! ELA van. tutibus. Rome, » seulement les simples prêtres, mais encore les évèques N'AU- 4747 , in- folio ; » raient ni dû ni pu répondre, s’ils eussent été interpellés p. s1.
» par ce juge (6). »
Cette disposition si étrange de Saint-Cyran, de nier en public
ce qu’il auraît aifirmé en particulier, est attestée par des Lions en , M, Moines ces termes : « M. de Foix me dit que l’abbé de Saint-Cyran l’as- Ms. de la Bibl. » surait qu'il n’y avait point de grâce suffisante, ajoutant que, À: P- 74.
» s’il le publiait, il dénierait de l'avoir dit (7). » M. de Foix lui (8) rbid. p. 162. raconta aussi, qu’il ne fat dégagé de Saint-Cyran, qu'après avoir (8) Restrictus célébré, durant quinze jours, la sainte Messe à cette intention A dans Notre-Dame, et par le conseil d’un très-grand serviteur de Rome, 1727,p.7. Dieu (8). Il désignait peut-être saint Vincent de Paul : au moins se est-il certain que M. de Foix lui ayant rapporté les maximes que sin en de débitait ce sectaire, saint Vineent lui conseilla de rompre tout virtutibus, p.16. commerce avec lui (9).
ÉPREUVES EXTRAORDINAIRES DE M, OLIER. LE PÈRE DE CONDREN, AVANT DE MOURIR, ORDONNE A SES DISCIPLES DE FORMER UN SÉMINAIRE.
1. Pour disposer M, Olier à être la pierre fondamentale der ke: d’un nouvel édifice dans l'Eglise, et à devenir le père d’une force d'établir multitude de saints prêtres, Dieu voulut lui imprimer, te Po comme de sa propre main, le sceau de la perfection la Jésus-Cuusr. plus éminente, et telle que l’exigeait la grandeur d’une si
sublime vocation. Mais, afin de comprendre la sagesse de
sa conduite sur son serviteur, et de saisir la liaison de
tout ce que nous allons dire, il ne sera pas hors de propos
de considérer ici les devoirs du sacerdoce, et le dessein de Jésus-Cunisr en l’établissant.
« L'ordre de prètrise, disait le Père de Bérulle, a été
» institué immédiatement par le Fils de Drev, pour laisser
» comme une image de soi-même en ce monde. Aussi
» l’a-t-il établi au dernier jour de sa vie, voulant revivre
» par lui lorsqu’il meurt sur la terre, et laisser une se-
» mence divine qui doit le perpétuer. Cet état demande de
» soi une liaison particulière avec Jésus-CunisT, et une
» très-grande sainteté. Nous devons donc, pour répondre
» à ce dessein, exprimer en nous la vie et les mœurs du
» Fils de Dieu, nous regarder comme des instruments en-
» tre ses mains, morts en nous-mêmes, et animés par lui,
» sans autre mouvement que celui qu’il nous imprime,
» comme l'instrument n’opère que par la cause principale
(tj Actes de ta ” Qui le meut, étant ses coopérateurs et ses aides ; Christe
seconde assem- » adjutores (1).» Tels furent les vues et les desseins du
blée générale de
re iu-&, Père de Bérulle, suscité de Dieu pour le renouvellement p. 80. — Préface . , desreglements. de l’esprit sacerdotal en France ; et ce fut sur ce plan que
RE DE SCIPLES
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Aussi revivre ine sende de t une pondre ars du nts enar lui, prime, icipale 'hristi ns du ement in que