‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 153 sur 251 · MORT DU PÈRE LE CONDREN · texte numérisé non relu

MORT DU PÈRE LE CONDREN

» priai d’en faire le récit à nos Messieurs, qui l’agréèrent

» beaucoup (1). » M. Olier en rapporte effectivement une , Pr ss autre circonstance, qu’il avait sans doute apprise de la Ms. de ta Bibliopropre bouche de M. Mayster : « Il lui apparut, dit-il, née. rat? » tout éclatant de lumière ; et, à la fin de son apparition, (2 Mémoires » en remontant au ciel, il disait ces paroles, avec l'accent 6,7 M; Ole » de l’admiration et d’un ravissement céleste : Sanctus, me ui, pag. Sanctus, Sanctus (2) *. » Le serviteur de Dieu parle, dans

ses Mémoires, d’une semblable apparition dont il avait été ” lui-même favorisé. « La nuit qui suivit sa mort, dit-il, à

» mon réveil, il daigna m'’apparaître : nous ayant traité,

» pendant sa vie, comme Notre-Seigneur avait traité ses

» Apôtres, il me dit ces paroles du Sauveur aux siens :

» Ayez confiance, j’ai vaincu le monde : Confidite, ego vici

» mundum (3). Ce n’est pas le seul témoignage qu’il m’ait (8) Ibid, t. 1, » donné après sa mort, pour me faire participant et héritier P Par An va

» de son esprit (4). » Quoique nous ne connaissions pas de Noir au en détail ces faveurs dont veut ici parler M. Olier, nous sa- 1 L'Esprit de vons cependant que le Père de Condren, lui apparaissant # A dans une gloire et dans une lumière immenses, lui dit

qu'il l’avait, en effet, laissé héritier de son esprit, avec

deux autres qu’il lui nomma, et dont l’un était M. Ame-

lote (5) ; et ce fut pour attirer de plus en plus sur lui cette (5) Mémoir. de faveur, que, tous les jours, pendant plusieurs années, il { HS FAMTONE D: envoya un de ses prètres dire la sainte Messe sur le tn “o Cloysault , beau du Père de Condren (6), dans l’église de l’Oratoire. Ed pet

On aura lieu sans doute de s’étonner qu’étant chef xvir.

d’une société nombreuse, née pour travailler à l'éducation mnt du clergé, le Père de Condren se soit déchargé, comme que né ue il le fit, du gouvernement extérieur de sa compagnie, e LE ar mem ait formé avec tant de soins un petit nombre d’ecclésias- en France, n'a tiques pour établir des séminaires en France : œuvre dont P°int commen-

| : ; : | cé cette œuvre.

il ne s’occupa presque point lui-même +, et à laquelle il

+ Le Père de Condren avait eu dessein d'établir un séminaire dans

(1) Mémoires D POTtA jamais sa propre congrégation, quoiqu'il ne con- + Perrier, nût rien de plus nécessaire à l’Église (1). 1 est encore trèsremarquable que, jusqu'alors, et contre les premiers des-

seins de son fondateur, cette congrégation se fût employée

presque exclusivement aux missions, à la conduite des pa-

à (e Arrmre de roisses, et surtout à la direction des colléges + (2) ; car les

séminaires qu’elle avait essayé d'établir n’eurent aucun (3) Annales de ,! ‘ A , rOvatoire Re, ésultat, S'il était permis de rechercher les motifs de montrance chré- cette conduite de DrEu, on pourrait peut-être penser que sa tienne aux RR

PP. de l'Oratvi- providence avait en vue de procurer, par ce moyen, la conre, in-4 Bib, : : Vol; :

du Roi, D, ur, Servation de la foi dans l'Eglise de France. Personne

— Hist. du car- pi anni :

nil Bérulle, À NOTE, En effet, qu'après la mort du Père de Condren,

par Teboraudit. le Jansénisme corrompit la plus grande partie de cette mn, — es daes

successeurs du SOCiété, dans le sein de laquelle il ne cessa de trouver . dr L LU .

PS ten, des défenseurs (3) ; et si elle eût été alors en possession

pag. y s 10, de l’éducation du clergé, il est aisé de juger les maux qui

p: 293. en seraient résultés pour toute l’Eglise Gallicane (4) *.

Il semble même que, dès l’origine de la congrégation de l’Oratoire, la Providence ait voulu l’éloigner de l’éducation du clergé, contre les vues de son fondateur. Le Père de

Bérulle craignant, en effet, que le goût des lettres profanes ne détournât ses prêtres de la fin principale de son institut,

l'abbaye de Juilly, unie à l’Oratoire, en 1637. Il porta même M. Olier

(5) Abrégé du à contribuer à cette bonne œuvre (5), qui, toutefois, n'eut aucun ré- + rap sultat pour le clergé, puisque la maison de Juilly ne fut jamais qu’un

M. Olier. collége.

(6) Vie du Père ‘+ L'Oratoire était si éloigné de travailler à l'établissement des sé-

eg U bus (3 me minaires, que, peu après la mort du Père de Condren, cette congré-

pe 1234 Pc des gation aima mieux laisser sortir de son sein le Père Eudes, que

ee anon, du de lui fournir les moyens de réaliser enfin les vues du fondateur, en se ère Beurier, Eu- }: . É i e in: i-

dits, p. 95. Ms. livrant à cette œuvre ; et ce fut à cette occasion que le cardinal de Ri

des Damesdure. Chelieu appliqua au Père Eudes les paroles du roi de Tyr aux ambas- Juge à Paris, di- sageurs de Salomon: « Béni soit le Seigneur Dieu, qui a donné à

ete Sante Dia un fils si sage (6). »

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