CUS
» ho
il me suite je me ourné iflamnt déle de
urs, je | avait te délement le Père la mawil ne le soir Jujours conjude laise sujet
la mort dont il t affligé auser à réunis, ns deux tre (1); gation, «Venez, dans la nnce endes sièaite de avec la
MORT DU PÈRE DE CONDREN. 275 sienne des caractères de ressemblance. IL parut participer à l'agonie du Sauveur par la tristesse mortelle, et presque incroyable, dans laquelle son âme fut alors plongée, et par un sentiment si vif de la pureté de Dreu, qu'il craignait de ne pouvoir le soutenir davantage. Dans cet état, se regardant comme le plus grand pécheur de la terre, et croyant que tout l’univers eût dû s’armer contre lui, pour venger l'honneur de Dieu, il aurait désiré qu’après sa mort, on attachât son cadavre aux four: e: bulaires, ouqu’on Vétendit sur la roue, afin qu’ vita aoïns alors à inspirer de la terreur aux méchants. I] se sentit aussi comme brûlé à an feu inconnu, qui le fit souffrir cruellement, et qui lui semblait être le feu de la justice divine (4); et (1) Cloysault, néanmoins il donnait de la joie à tous ceux qui l’appro- De air chaient ; il parlait et traitait de toutes choses avec une li- ** berté non pareille. On croyait voir en lui, comme en la personne du Rédempteur, une âme bienheureuse dans un corps souffrant, et, avec cette liberté, cette joie, cette paix, élevant les yeux au ciel, et prononçant d’une voix don he nette, avec un courage extraordinaire, ces paroles : Mon port ba 4 Dieu, je remets mon âme entre vos mains, il rendit l’es- cueil, ibid. prit (2).
Sa mort ressembla encore à celle du Sauveur par la XY. gloire qui la suivit. « Le séjour du Père de Condren sur la a bas » terre, dit M. Olier, a été inconnu comme celui de No- de Condren » tre-Seigneur. Pendant sa vie, il n’a jamais passé pour ion » rien; souvent M. Vincent en a parlé en des termes in- de sa sainteté. » croyables, et, toutefois, on ne l’a pas oui. Maïs, à sa mort,
» il est devenu tout-à-coup célèbre. Son nom était dans » toutes les bouches; et l’on disait de lui, comme de » Notre-Seigneur après qu’il eut expiré : Vraiment cet » homme était un homme de Drev ; jusque là que M. Vin- » cent, se jetant à genoux et se frappant la poitrine, s’ac- » cusait, les larmes aux yeux, de ne l'avoir pas autant (3), Mémoires
A : FE n : aut. de M. Oler, » honoré qu’il méritait de l’être (3). » Louis XIIE, sans tn, p. 255, 256.
à (f) Oraison funèbre du Père de Condren,
* NOTE 8, p.
(2) Cloysault, Vies Mss, t. 1, p. 282,
(3) Mémoires de M. du Ferrier, p. 437.
(4) Vie du cardinal de Bérulle, par Tabaraud, t.
égard aux dernières intentions du défunt, ordonna qu’on lui rendit les honneurs dus à ses vertus éminentes; et la Reine, pénétrée des mêmes sentiments, chargea M. de Virazel, évêque de Saint-Brieuc, de prononcer son oraison funèbre. A ses obsèques, le concours fut prodigieux, et on témoigna pour lui la vénération la plus extraordinaire. « Qui ne sait que dans le moment de son trépas, dit » M. de Virazel, tout le monde accourut ? Que de respects, » que d’estime, que d’acclamations, que d’honneurs, que » d’admiration, que de louanges ! Il fallait que sa gloire » füt très-grande, comme ses grâces ont été extraordi- » naires (1). » Enfin, lorsqu'il était exposé dans l’église de l’Oratoire, l'éclat dont brilla tout-à-coup son visage, plus vermeil qu’il ne l’avait jamais été, excita l’admiration universelle, au point qu’on douta s’il était mort, et que le Père Bernard, dit le pauvre prêtre, avec quelques autres, ayant levé ses paupières et vu son œil plein de vie, s’écrièrent qu’il était encore vivant * (2).
Parmi la foule des spectateurs se trouvaient M. Olier et ses amis; ils assistèrent aussi à l’inhumation (3), retardée jusqu’à l’entrée de la nuit à cause de l’affluence du peuple (4). En considérant ce saint corps, M. Olier, malgré l’accablement où le mettaient ses peines, se sentit extraordinairement touché. « Notre bienheureux Père, dit-il, » nous donnait part, le plus qu’il pouvait, à ses dévotions ; » et nous étions deux ou trois qu’il espérait laisser les hé- » ritiers de son esprit. Je ressentis les effets de cette bonne » espérance après sa mort; car, pendant le temps que son » corps fut exposé, plus je le considérais et plus aussi » il me tenait pénétré de son esprit d’anéantissement : » tellement que je ne pouvais avoir d’autre occupation » intérieure, étant entièrement rempli de celle-là. C’é- » tait ce grand anéantissement et cæ vide total de lui- » même qui excellait en lui, et le rendait si capable d’être » possédé de Dreu, et si rempli de Jésus-CHRIST : en sorte
LA
MORT DU PÈRE DE CONDRENS 277 a qu’on » que c'était plutôt Jésus-Caaisr vivant dans le Père de Conss et la » dren, que le Père de Condren vivant en lui-même (1). » (1 £sprit de
de Vi- » Maintenant encore, le souvenir de ce saint homme, la 9924" -1%P oraison » vue de cet intérieur admirable, de cette vertu si pure x, eton » et si éminente, me confond au point que je ne puis l’exdinaire. » primer. Rien ne me fournit une idée plus sainte, plus as, dit » élevée de Notre-Seigneur, le Pontife saint par excelespects, » lence, innocent, sans tache, séparé de toutes les créa- 1rs, que » tures, régnant dans les cieux; en un mot, rien ne me sa gloire » fait autant comprendre sa sainteté incomparable, que la nu ra traordi- » pensée du Père de Condren (2). » Olier, glise de Cette haute opinion n’était pas particulière à ses discige, plus ples : l’évêque de Saint-Brieuc, dans l’oraison funèbre qu’il ion uni- prononça, ne craignit point de le montrer à ses auditeurs que le comme triomphant déjà dans la gloire. « Le ciel l’ayant autres, » reçu, dit-il, il faut que la terre le loue. Ne dois-je pas vie, s’é- » dire : Mortuus est ad osculum Domini? Le Fils de Dreu
» ne lui a pas dit comme à Moïse : Ascende, et morere : M. Olier » mais Morere, et ascende. Si vous me demandez en quel
(3), re- » état il est dans le ciel, je vous répondrai : Sa gloire ence du » n’est pas concevable ; et je dirai avec l’Apôtre : Nec ocuer, mal- | » lus vidit, nec auris audivit, nec in cor hominis ascendit ntit ex- | » quæ præparavit Deus diligentibus se. Sa gloire le fait e, dit-il. | » être parfaitement à Dieu; et sa charité, qui est trèsotions ; Ê » accomplie, l’oblige heureusement pour nous d’être toules hé- » jours dans les pensées, les soins, les désirs du salut, du e bonne | » bonheur, du progrès de tous ceux qu'il servait sur la (3) Oraison fu-
nèbre du Père de que son » terre (3). » Condrer.
s aussi Les disciples du Père de Condren recurent les premiers XVI. sement : des témoignages de sa gloire, et tout à la fois des mar-,, nr Lu ‘upation ï ques de cette parfaite charité. Nous avons vu que M. du raît à M. Meyslà. C’é- { Ferrier lui avait fait demander que, si Dieu l’appelait a WE
de lui- à à lui, il éclairât quelqu'un d’eux sur le sujet dont il avait le d’être à commencé à lui parler touchant les séminaires. « Il le fit en sorte ; » en effet, dit M. du Ferrier lui-même ; car le lendemain
(1) Mémoires de M.du Ferrier, p. 137.
(2) Oruis, fun.
du P. Bourgoing, par Bossuel, 4er point.
Œuvres de Bossuet, lom, xvti, p. 572.
(3) Mémoir. de M. du Ferrier, Ms. de la Bibl.
Ste - Geneviève , p.113. — Ms. de la Bibl. R. p. 97.
» de son enterrement, où nous assistâmes, M. Meyster » (qui était venu à Paris sur la nouvelle de sa mort) + » me fit le récit d’une vision qu'il avait eue cette nuit, » Le Père de Condren, revêtu de ses habits sacerdotaux » et environné de gloire, lui apparut, et le délivra d’une » peine d'esprit qu'il m'avait déjà communiquée, ainsi » que de la pensée qu’il avait de se séparer de nos Mes- » sieurs, Il lui dit de n’y point songer, et de se donner » patience, parce que, dans peu de temps, Dreu ferait lui- » même cette séparation; voulant qu'ils cessassent les » missions, pour s’appliquer à former des ecclésiastiques » dans un séminaire; que cette maison produirait un » grand bien pour l'Eglise, et serait remplie de bénédic- » tion ; qu’enfin ils vivraient sans vœux et sans priviléges » (c’est-à-dire soumis aux évêques), et selon les règles des » ecclésiastiques (1). » On peut remarquer, en passant, que cç’avait été le dessein du P. de Bérulle dans la formation de l’Oratoire, à qui, comme dit Bossuet, « il avait cru » ne devoir donner d’autre esprit que celui de l'Eglise » même, d’autres règles que ses canons, d’autres supé- » rieurs que ses évêques, d’autres liens que sa charité, » d’autres vœux que ceux du baptême et du sacerdoce (2). » Ma joie ne fut pas petite, continue M. du Ferrier, » entendant M. Meyster me dire ce que je désirais savoir. » Car, sans qu’il eût aucune connaissance de ce que le dé- » funt m'avait dit, il commença à m’exposer toutes ces » choses par l'endroit où le Père de Condren avait fini » avec moi la veille de sa maladie. L’heureux effet que » cette vue avait causé dans son esprit, devenu calme et » paisible, me confirma qu’elle venait de Dieu ; et je le
+ M. Meyster, cet infatigable missionnaire, au lieu de prendre trois mois de repos chaque année, selon la pratique de ses confrères, continuait seul les missions (3) ; il parcourait, vers le temps de la mort du Père de Condren, les paroisses du diocèse de Chartres. *
» pr » be autre prop v tou Sanc ses À lui-n » MO » pel » AP » AY » mu, » don » de en dé vons dans qu’il deux lote ( faveu envo beau
On d’une du c il le ait f tique il ne
eyster nort) + e nuit.
dotau x a d’une è, ainsi Ds Mesdonner ait luibnt les stiques rait un bénédiciviléges cles des passant, à formavait cru l’Eglise s supécharité, loce (2).
Ferrier, savoir.
e le déutes ces ait fini fet que alme et et je le
idre trois res, CONmort du