‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 194 sur 251 · PAROLES REMARQUABLES DE MARIE ROUSSEAU · texte numérisé non relu

PAROLES REMARQUABLES DE MARIE ROUSSEAU

NOTE 9, p. 386. -- « Un de nos Messieurs, après avoir con- » féré avec M. de Fiesque sur le sujet de la cure, écrivait M. Olier, » eut la pensée d’en informer Marie Rousseau (qui demeurait

auprès de l’église) ; il fut bien surpris, à son entrée chez elle : » car elle lui rapporta toutes les circonstances de leur entretien. » Ce matin, à neuf heures, dit-elle, vous étiez ‘avec M. le curé » pour traiter de cette affaire ; il vous en a parlé le premier, et

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DU LIVRE NEUVIÈME, 413 » vous a fort sollicité de prier M. Olier de s'y rendre favorable (1), »

(0) Wie de M,

Cette circonstance ne fut pas sans un dessein particulier de la Olier, par W. de Bretonvilliers,

Providence, puisqu'elle ne contribua pas pen à diminuer les, oppositions des compagnons de M. Olier, la plupart très-prévenus contre le projet d'accepter la cure, En s'y rendant favorable, sur la réponse du Père Tarrisse, M. Olier n'avait pus eu la pensée de la prendre pour lui-même. Trop petit à ses propres yeux pour ne pas être offrayé d’une charge aussi considérable, il avait d'abord eu le dessein, pour ne pas résister aux ordres du Ciel, de la faire accepter à celui de ses prêtres qu’on aurait jugé le plus digne et le plus capable de la gouverner (2). Mais tous ceux à qui il s'adressa la refnsèrent. Quelques-uns néanmoins, touchés par l'espérance des grands fruits que pourrait produire, dans une si vaste pa: roisse, une compagnie d’ecclésiastiques gouvernés par un homme tel que M. Olier, étaient d'avis qu'il l'acceptàt pour lui-même. Les autres ne goûtaient pas ce dessein, et désiraient qu'on y renoncât tout-à-fait.

Dans cette diversité d'opinions, il consulta les personnes qu'il croyait être remplies de l'esprit de Disu, surtout Marie Rousseau elle-même. « Le premier jour que je lui en parlai, dit-il, je lui » exposai le désir que j'avais de faire tomber cette cure entre les » mains d'un homme de bien, ajoutant que j'étais disposé à céder » un de mes bénéfices pour permuter avec M. de Fiesque, comme » il nous l'avait demandé. Non, me dit-elle, il faut que ce soit » vous-même qui preniez la cure de Saint-Sulpice. Depuis ce jour- » À, elle m'a assuré que Dieu le voulait ainsi, et que cela serait (3),

(3) Fbid, p. 490.

(8) Mémoires

» Elle a même déjà écrit le bien qui, dit-elle, se fera par nous 2#4:de M. Olier,

» dans cette paraisse, selon la lumière qu’il a plu à Dieu lui en don- » ner (4). Etant allé la voir le vingt de ce mois, elle connut que

Lu, p.46,

(4 fbid, 1, 1,

» plusieurs de nos Messieurs, opposés jusqu'alors à ce dessein, p. s48,

» avaient changé ce jour-là même de dispositions , et m'en donna » avis, en me disant : Quand vous retournerez chez vous , vous » trouverez bien du changement : les personnes qui étaient los

» nant (5) ; ce qui arriva de la sorte. »

NOTE 10, p. 386. — Le Pere Bataille, aussi bien que le Père Tarrisse, considérait la cure de Saint-Sulpice, comme une occasion offerte par la Providence pour l'établissement d’un séminaire, où l'on préparerait au sacerdoce des ecclésiastiques de toutes les provinces du royaume. Ilregardait la chose comme si assurée, qu'avant même la conclusion du traité avec M, de Fiesque, et au commencement du mois de juin, ilapprouva que M. Olier lot une maison

(6, Wie de M.

Oliver, par M. de é À , Bretonvilliers, » plus contraires au dessein de la cure, ne le sont plus mainte- 1.

° (1) Mém. aut.

voisine du presbytère de Saint-Sulpice, et qu’il y employât déjà des ouvriers pour la mettre en état de recevoir les jeunes ecclésiastiques réunis à Vaugirard. « J'ai appris, dit M. Olier, par quel motif » je devais contribuer au logement que l’on prépare pour le sémi- » naire, et qu’il fallait édifier la maison, de ma propre substance, » puisque Notre-Seigneur avait édifié l'Eglise par son sang, c’est- » à-dire, que je devais y contribuer surtout par la charité, bien plus » précieuse que tout l’or du monde, et que DrEu répand dans les » cœurs. Ces pensées se présentaient à moi à l’occasion de la » bénédiction que me donna mon directeur,en approuvant cette » dépense, qu’il me recommanda de faire dans l’Esprit de Notre-

de M, Olier,t. u, » Seigneur (1). »

(2) Remarques historiques, 1, 1, p. 50, st , 52.

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