MISSION PRÊCHÉE PAR M. DE PERROCHEL
NOTE 7, p. 381, — « M, de Perrochel, écrivait M. Olier en 1649, » ce très-digne disciple de M. Vincent, qui n'avait suivi autre- » fois dans les missions d'Auvergne, a prèché l'an passé dans le » faubourg Saint-Germain, avec autant d'énergie que l’on puisse » en avoir, et y a annoncé longtemps la pénitence, avec une efli- » cace merveilleuse, I y a fait faire un nombre prodigieux de » confessions, jusque-là qu'on venait me parler de ces merveilles, » et m'apprendre que les cœurs des hommes les plus durs et les » plus attachés au péché étaient aussi purs que ceux des enfants, » qui étaient pareillement l’objet de son zèle. Ces pauvres petits » innocents, dans leur première communion et leur procession, » ravirent le cœur des peuples, Paris sortait en foule de ses » portes (2) pour entendre M. de Perrochel, qui prêchait à
(2) Remarques
» l’abbaye Saint-Germain (l’église de Saint-Sulpice étant trop historiques, 1. 1,
» petite). Il s’est acquis une telle réputation, qu’il passe pour P-
» l'apître de Paris; non-seulement les peuples faisaient foule,
ne ae? mais encore les prélats et les prêtres, qui tous lui rendaient té-
de M. Olier, 1, ” MOlgnage, et étaient résolus de limiter, avouunt qu'il fallait p. 196, 497. » prêcher de la sorte (1). »
M. Olier semble distinguer Paris du faubourg Saint-Germain; en effet, ce faubourg, soumis à l'abbé de Saint-Germain, pour le spirituol et le temporel, était séparé de Paris, et portait même le nom de ville Saint-Germain-des-Prés : aussi, dans certaines
occasions, l'abbé faisait défense aux habitants de la ville de Saint- Germain d'aller à Paris.
SUR LE DOCTEUR DE SAINTE-BEUVEFe
NOTE 8, p. 381. — M. de Fiesque, désespérant de réformer
la paroisse de Saint-Sulpice, eut d’abord la pensée de résigner sa
(2).#rchivesdu Cure en faveur de M, de Sainte-Beuve (2). Si ce projet eût réussi,
re Fr le mal aurait pris vraisemblablement un nouveau caractère de
Eglises parois. Malignité, qui l'eût rendu presque incurable ; car ce docteur fut
siales : et cures dans la suite un des sectateurs les plus ardents des erreurs de
deParis. Jansénius, ou plutôt le seul, parmi les professeurs de Sorbonne,
, 8) Histoire de qui défendit cette hérésie (3). Mais la Providence, ayant des vues
Mr dar de miséricorde sur cette paroisse malheureuse, fit échouer ce
803. Ms.de l'4r- dessein : le curé de Saint-Sulpice demandait en échange un bé-
senal. néfice simple, et M. de Sainte-Beuve n’en eut point de cette
espèce à lui offrir. Ce dernier s’acquit une si grande célébrité
parmi les prétendus disciples de saint Augustin, que lorsqu’après
toutes les oppositions qui lui firent perdre sa chaire, il prit en-
fin le parti de se soumettre, les Jansénistes comparèrent cette
, 4) Histoire de démarche à la chute du grand Osius de Cordoue. Cette compa-
nn a ei. raison, indécente et impie, montre l'ascendant que ce coryphée de
— Vie de M. Pa- la secte avait sur tous les esprits. C’est aussi l'idée qu’en donne villon,t.u, p.99. l'historien de M. Pavillon (4). »