SERVICES RENDUS PAR M. OLIER A SON JEUNE FRÈRE
NOTE 143, p. 393. — « Je me souviens que Notre-Seigneur a » permis que j'aie beaucoup servi à mon second frère, qui, par » la miséricorde de Dieu, reconnaît maintenant la vérité. Une » fois, lorsqu'il était accablé d’une maladie dont on croyait qu'il » dût mourir, j’accourus auprès de lui en quelques heures, quoi- » que je fusse en mission à one lieues de Paris. Dès que je fus » arrivé, et que je lui eus dit quelques mots, il se trouva beau- » coup mieux, et le lendemain, avant mème que je partisse, il » était hors de danger. Depuis ce jour, il se croit redevable de la » vie à ma visite. J'ai eu l'avantage d’être toujours auprès de lui » dans toutes les rencontres où il a eu besoin de moi. Se trouvant » autrefois engagé dans une affaire fâcheuse, je le conduisis à un » lieu de dévotion de Notre-Dame, et, au retour, l'affaire se trouva » rompue : ce dont ila béni Dieu plusieurs fois depuis. Notre- » Seigneur permit même que je le mariasse. Enfin la bonté di- » vine a bien voulu que je servisse à le porter au bien, et à l’éloi- » gner du monde et de sa vanité, dont il est pleinement persuadé » par la grâce de Dreu (2. »