ES PRÊTRES
es de l'aneien de vie et de à genoux, ne | dans lesprit ser. J'ai parlé dans le monde, non-seulement n Esprit, mais mé de la sol'isolement lui t. Vivant seul, i son vêtir. Au dans les autres te derrière lui de tout temps in même lieu, ils fussent à
tres entre eux selon la parole
échauftés, les au lieu que la sations, leurs rvice de DrEu,
prêtres sont le leur toison:
is s'approcher ur trouver un asi les prêtres les autres par
NOTES DU LIVRE PREMIER. h3
» leurs saints entretiens, par leurs conférences, et se défendre » des froideurs du monde, au milieu duquel ils sont obligés de » vivre par leur condition.
» Ÿ at-il d’ailleurs rien de plus agréable à DIEU, que les socié- » tés? S'il ne communique pas à chacun toute la perfection de son » état, s’il le laisse dans le besoin et l’indigence de quelque » autre, n’est-ce pas pour l’obliger de s'unir et d’entrer en so- » ciété? et n'est-ce pas ce qu’il fait dans la grande société des villes, où il tient par nécessité tous les particuliers liés et attachés les uns aux autres ? Cette complaisance de Dreu sur les sociélés prend sa source dans lamour qu’il se porte à luimême, voyant dans chacune une image de la très-sainte Trinité, cette société éternelle, qu'il prétend faire honorer par toutes les sociétés de la terre et du ciel. Dans ce dessein et sur ce modèle, DtEu, dès le commencement des créatures, a formé la communauté des anges, composée de trois hiérarchies qui représentent les trois personnes divines, et sont une expression de Pordre et de la communication qui règne entre elles. Les trois personnes divines semblent, par leur regard mutuel, s'exciter à l'amour, et s’enflammer toujours davantage, tant elles se voient dignes d’être aimées ; et c’est ce qui est exprimé dans la société des anges, qui s’embrasent et s’enflamment les uns les autres de l’amour divin, et se disent, au rapport de l'Ecriture : Saint, saint, saint. Saint est Dreu dans le Père, saint dans le Fils, saint dans le Saint-Esprit; les uns répondent aux autres : Saint ; les autres : Saint ; les autres reprennent : Saint; chacune des trois hiérarchies rendant hommage à DIEU : » ce qui signifie que tout le ciel, dans les transports et les flammes de l’amour, dit d’une seule bouche et d’une même voix : Saint, saint, saint.
» Or, la complaisance que Dreu prend au ciel dans ces louanges, le porte à inviter les prêtres, ses anges visibles, à s'associer pour le louer à leur tour. Il désire qu’ils s’enflamment aussi mutuellement de l'amour divin, parlant entre eux de ses perfections, admirant ses bontés, adorant ses grandeurs, et rendant tous ensemble des louanges à sa sainteté in'inie, Done, puisque Dreu désire se faire honorer par les sociétés, ne lui refusons pas, Messieurs, cette gloire : F’enite, exsultemus Domino, jubilemus Deo salutari nostro; et tous ensemble, tout d’un cœur, tout d’une voix et d’une bouche, rendons à la di-
Mémoires
vine Majesté nos jubilations, nos respects et nos hommages (1). » aut, de M. Olier. D