‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 209 sur 251 · SE DE MILAN · texte numérisé non relu

SE DE MILAN

Saint-Sulpice,

ent du clergé rer la réforme + saint Charles prêtres de l’O-

DU EIVRE PREMIER. kh5

ratoire, fut la ie de ce grand cardinal qu’ils traduisirent en français ; et le premier ouvrage donné au public par les prêtres de Saint-Sulpice, fut le recueil précieux des Actes de l'Eglise de Milan. En publiant cet ouvrage, M. Olier n’avait pas seulement pour but de propager les principes de saint Charles sur la pénitence, mais sachant, ainsi qu’il s'exprime lui-même, « que ce » grand archevêque avait été comme borné au clergé, par où » Dieu voulait co:amencer à renouveler l'Eglise : Tempus est ut » judicium et pielas incipiat à dumo Dei (1); » il voulut en- (4) Panégyricore mettre sous les yeux des pasteurs, surtout des curés, les 9e de ?1- de Sa moyens tracés par ce grand cardinal pour réformer les paroisses, M, Olier. | en déraciner les abus, y remettre en vigueur la discipline, rétablir la décence du culte de Dieu, anpliquer enfin tous ces réglements salutaires qui produisirent l’entier renouvellement de la paroisse de Saint-Sulpice.

Aussi ce fut probablement lui qui donna saint Charles Borromée pour patron aux prêtres de sa paroisse, et il eut la consolation de former des disciples qui firent revivre quelque chose de son esprit (2). Il ne paraît pas néanmoins qu’il l'ait considéré comme le modèle de la vie commune des pasteurs des âmes. 11 leur pro- He posait plus volontiers saint Martin : « Le premier, disait-il, a fait ,,), Délais de » paraître une vertu miraculeuse et divine, mais inaccessible {e voyage de M. » au commun, par son austérité et sa rigueur. Saint Martin se UE » sert des biens présents et en prend selon sa nécessité, quoique ra » pourtant en abstinence telle que sa condition le permet (3). » nu My s Enfin M. Olier proposa encore à ses prêtres, pour modèles de la Les et saint Murdouceur et de la paix évangéliques, outre saint Martin si doux et ti” Pr aut, de si patient, saint Sulpice, surnommé avec raison le Débonnaire, et (4) Remarques le bienheureux évêque de Genève dont il était l'enfant spirituel (4). hist., t. 1,p 32.

et de Franc

pour 1

saluls Tr TABLEAU DU FAUBOURG SAINT-GERMAIN. M. OLIER EN ENTRE- où il

PREND LA RÉFORME. parois part i I. I ne s'agissait plus, lorsque M. Olier se vit établi dans Navar ne PAS la cure de Saint-Sulpice, de porter la doctrine du salut jour, main, de province en province, ou d’une ville à une autre ; mais chante de créer, comme tout de nouveau, la paroïsse alors la excita plus dépravée de Paris, et qui seule offrait autant de tra- tants, vail qu’une province entière, Jamais pasteur ne vit peut- lement être autour de soi plus de scandales à arracher, ni plus de WdAlle vices à combattre. Le faubourg Saint-Germain, qui com- les Hu prenait la plus grande partie de la paroisse de Saint- étaient Sulpice, était alors le rendez-vous de tous ceux qui vou- berté, q laient vivre dans le désordre : impies, libertins, athées, appelé tout ce qu’il y avait de plus corrompu s’y trouvait réuni, L’esp comme si c’eût été un lieu destiné à servir de théâtre aux dors pl (\ Vie de M, Plus grands excès (1). Mais, de peur qu’on ne prenne ce daient, Hélas P res tableau pour une description imaginaire, il est nécessaire nombre chap. xiv. d'entrer ici duns quelques détails. les ecclé Le XVIF siècle, si fécond en grands hommes et en in- précipit stitutions utiles de tous les genres, n'avait pas été au com- l’athéis: mencement ce qu’il parut être vers sa fin; et c’est s’en litiques former une très-fausse idée que d’en confondre, comme on chaient fait trop souvent, la première moitié avec la seconde, Sans en considérer ici les diverses époques, bornons-nous à l’état moral et religieux de la ville de Paris , ou plutôt de + Sous Il. la paroisse de Saint-Sulpice, lorsque M. Olier en prit pos- pi Du Le faubourg : n'avait pi Saint - Germain SESSJON. mais la :

était le refuge C’est un fait avéré, qu'il n’y avait point de quartier LE Calviniste

des Protestants à re ANT et des athées, dans la capitale où il y eût autant d’hérétioues, d’athées à une mu

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