‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 213 sur 251 · SUR LE GRAND NOMBRR DFS ATHÉES SOUS LOUIS XIII · texte numérisé non relu

SUR LE GRAND NOMBRR DFS ATHÉES SOUS LOUIS XIII

NOTE 4, p. 448, = Le grand nombre d'athées que renfermait la ville de Paris, sous Louis NUE, est attesté surtout par un anteur contemporain, le Pêre Mersenne, de l'ordre des Minimes, dans nn ouvrage dédié & l'archevèque de cette capitale, Jean-François de Gondy, H y rappelle an prélat que cette ville est encore plus lie par l'athéinine que par la boue de ses rues, et qu'il n’est pas rare de rencontrer, dans une seule maison, jusqu'à une doumine de personnes imbues de cette monstrueuse doctrine (4). (4) wersenne, nous apprend même que, dès-lors, de simpies où athées, répandus vire e or dans plusieurs royaumes d'Europe, avaient formé, contre la reli- Yes "et fist. gion catholique, cette infernale conjuration, dont on a vu, dans dedivur. ves derniers temps, les tristes et lamentables résultats, et il fait remarquer que les athées de Genève et ceux de Cracovie inondaient déja l'univers de leurs onvrages. Sed nec Italia hoc malo libera est, cüm L'untnum dixisse ferant, se cum 13 Neapolim dscesslue, ul per tolum orbem terrarum atheismum propa- @ s en garent : lpaum verd Lutetiam sortitum fuisse (2). pe dt {est vrai néanmoins que ce religieux crut devoir supprimer et remplacer par deux cartons des détails si affligeants, soit qu’ils ini parussent trop dangereux, dans un ouvrage publié sous le patronage du premier pasteur du diocèse, où qu'il craignit d'y avoir trop enflé le nombre des athées. Mais il doit toujours de- ;

À , ; (3) Supplénient meurer pour constant, que ce nombre était, en elfet, très-grand on Dictionnaire à cette époque, surtout à Paris, ne serait-il attesté que par ce cé- de friyle, par lèbre religieux, en relation avec la plupart des savants de son tn, ne temps, dont fl était devenu comme le centre, et principalement () Niceron.Biavec Descartes, qui lui fut uni jusqu’à sa mort d’une très-étroite sn XXXUI, amitié (3), Les exemplaires où ces passages n’ont pas été retran- ÿ:" F2 chés sont extrêmement rares. On a toutefois suppléé à cette la- 1. xvm, p. 2! cune en les donnant au public, dans divers ouvrages, spéciale- ne Cymbament dns le Supplément au Dictionnaire de Bayle, où ils “pad Es

Bonavent. 1jessont rapportés on entier (4), perriers, 1742.

(4) Recueil sur M, de Lantages, par la mère Gauchet, Ms. p, 1.

(2) fie de M, Olier, 1, 1, p.433.

(3) Part, 1, ch, XIVe

(4) Wa. in-folio, div. iv, chap. 1v.

(8) Mémoire, p.

(6) #nnée Dominicaine,

(7) L'esprit èt des vertus de François de Montiers de Mérinville, évèque de Chartres, in-49,

ÊTAT DÉPLORABLE DU FAUBOURG SAINT-GRAMAIN,

NOTE 2, p. 451, — Aux témoignages qu'on a rapportés sur l'état du faubourg Saint-Germain, lorsque M. Olier en prit la conduite en 1642, on peut encore ajouter les suivants. Une personne, qui l'avait habité quelque temps, écrivait qu’il était alors la retraite des personnes perdues et abandonnées au vice (1). M. de Bretonvilliers l'appelle e cloaque de toutes les méchancetés de Paris, et une Babylone (2). Le Père Giry atteste que c'était /e lieu de retraite des libertins et de tous ceux qui vivaient dans l'impureté et dans le désordre (3). Selon l'histoire de M. Bourdoise, cette paroisse, la plus nombreuse de Paris, avait plus besoin qu'aucune autre d'un prompt secours (4); d'après M. Baudrand, elle était un abime de désordres : l'hérésie, l'impiété, le libertinage et l'impureté y régnaient ; le peuple y était dans la dernière ignorance dé nos mystères et de ses obligations \5); enfin, selon le Père de Saint-Vincent, Dominicain, Les vices et le libertinage y regorgeaient de toutes parts (6).

SUR L'USAGE D'APPFLER LES ENFANTS AU CATÉCHISME AU SON D'UNE CLOCHETTE. :

NOTE 3, p. 452. — Cet usage subsista longtemps à Saint- Sulpice ; au moins il y était encore en vigueur lorsque M. de Montiers de Mérinville, depuis évèque de Chartres, y catéchisait les enfants, Il paraît que ses parents ne pouvaient lui pardonner d'avoir embrassé l’état ecclésiastique, « et j'ai oui dire, ajoute » son historien, que quand Madame la duchesse d’Aumont le » voyait appeler les enfants au catéchisme avec une clochette, » en passant devant ses fenêtres, elle les refermait de dépit, pour » ne pas le voir (7). »

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