‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 212 sur 251 · livre n, chap · texte numérisé non relu

livre n, chap

sxiv, n.9, 40.

(2) Ms.in-4, pe 518,

» spirituel de cette communauté, peut rendre témoi-: » gnage avec quelle étendue et quelle perfection il à pos- » sédé la vertu de religion. Elle lui inspirait un zèle ar- » dent pour tout ce qui appartient au culte de Dieu, et on » pouvait lui appliquer, à juste titre, ces paroles du Pro- » phète : Seigneur, j'ai aimé la beauté de votre maison et le » lieu où habite votre gloire (1). » Comme personne ne prenait un plus vif intérêt que M. Bourdoise +, aux heureuses réformes de la paroisse de Saint-Sulpice, M. de Bassaucourt lui en écrivait en ces termes, le # février 1643 : « On vous a déjà mandé quelque chose de nos affaires ; » mais'voici ce qui est tout-à-fait assuré : l'office et toutes » nos, cérémonies sont réglées et pratiquées assez exactc- » ment, excepté que le peuple nous accable, et que nous » sommes contraints de lui donner entrée partout, à cause » de la petitesse du lieu. Notre sacristie est propre, nette ct » assez bien accommodée, garnie de sa piscine, et de tout » ce qui est nécessaire; tous les prètres s’y habillent, et nous l'avons rendue commune. On a Ôôté toutes les cloches des chapelles, au lieu desquelles il n’y en à qu’une » à l'entrée de la sacristie, que l’on sonne à la sortie de » chaque prêtre qui va célébrer : de facon que, depuis six » heures du matin jusqu'à midi, de quart d‘heure en » quart d'heure, il part un prêtre de la sacristie. On à » même supprimé un honnête cabaret, qui était dans les » charniers, où, après avoir communié, chacun allait boire » un petit coup,et mangeait un petit morceau de pain bénit,

+ M, Bourdoise, dit son historien , nageait dans la joie de voir M. Olier entrer si volonticrs dans tous les besoins de son troupeau, avec les inclinations et le zèle d’un véritable pasteur; et il prenait un tel soin de la paroisse et du séminaire de Saint-Sulpice, que, quand il était resté quelque £temps sans aller voir comment toutes choses se passaient, il ne manquait pas d'y envoyer, pour en avoir des nouvelles (2).

» par gr » ments » lies ; 01 » beauco!

» d'office; » trouve » dans L » faire (1

En effe octasionr faubourg dants ets ces d’une plusieurs prêtres d ment pri prêchait dinaire (!

ration à qu’il fais et de s’u lumière donner à était env!

l'obstin:

âme de de son buser de le démo ses gém peuple, nirent L » Mn€0 à » le pet » mond

moi-

posle aret on

Pronet le ne ne k heue Bas- 1643 :

aires ; toutes ExaCte-

nous À cause 1ette ct e tout ent, el les cloqu'une rtie de uis SiA ure en . On à ans les it boire h bénit,

de voir M'OUPEAU, renait un Le, quand es choses voir de:

PRÉDIGATIONS DE M. OUR. 173

» pu grande dévotion. IL y à tout plein de petits régle-

» ments établis, et beaucoup de mauvaises coutumes abo- » lies ; on travaille à clore le cimetière. Nous avons aussi » beaucoup gagné sur six confréries qui nous chargeaient » d'offices; nous les avons retranchés; mais ce que je » trouve de meilleur, c’est que la piété prend racine (1) Pie munus-

. , ‘ crile de M. Bour- » dans les cœurs, et je vois que chacun s’excite à bien doise, in-folio.liv.

» faire (1). » We, sr A .

En effet, le zèle que déployaient les prètres de M. Olier xxiv.

ocasionna bientôt un ébranlement général dans tout le Te faubourg. Les moyens de sanctification y étaient si abon- son peuple. dants et si multipliés (2), qu’ils ressemblaient aux exerci- (2) sun, Dom. ces d’une mission continuelle (3) : ce qui était cause que (3) Remarques plusieurs personnes prenaient ces ecclésiastiques pour des en ns prêtres de la congrégation de la Mission. M. Olier, instru- 0er ur De ment principal des miséricordes de Dreu sur cette paroisse, pr, p. 486. 1à7. prêchait fréquemment et toujours avec un succès extraor-

dinaire (4). Sa pratique était de n’apporter d'autre prépa- (4) Recherches ration à ses discours, qu’une oraison humble et fervente, ne FEU qu’il faisait à genoux en présence du très-saint Sacrement;

et de s'unir durant la prédication à JéÉsus-Carisr, la vraie

lumière du monde, pour recevoir de lui ce qu'il devait

donner à ses auditeurs. La vue de tant de désordres dont il

était environné, l'indifférence de tant de lâches chrétiens,

l'obstination d’une multitude d’autres, pénétraient son

äme de la plus vive douleur. [l aurait voulu, dans lesélans

de son zèle, ouvrir les yeux à tous ces aveugles, les désa-

buser de leurs illusions, briser les chaines dans lesquelle::

le démon les tenait captifs : c’était le sujet continue: de

ses gémissements devant Dreu; et, parlant un jour à son

peuple, il débuta par ces paroles de l’Apôtre, qui lui four-

nirent la matière de son exorde : « C'ontinuus dolor cordi

» meo : Cest une douleur continuelle à mon cœur de voir

» le peu d’estime qu’on fait des biens véritables. Hélas! le

» monde court après de vains fantômes, il cherche à avan-

#7! V'ANTIE 1 LAVRÉ I PAROISSE, — 16/63, » cer toujours de degrés en degrés dans la vanité et le » mensonge, et personne ne pense à son salut éternel : » Non est qui recogitet in corde; non est qui faciat bonum, » non est usque ad unum, Voyez, quelle foule ne font pas » les avares, et avec quel empressement ils s’échauffent » dans les salles du palais, chez les surintendants ? Quelle » foule ne font pas les ambitieux et les courtisans, dans » les cours des princes ? Quelle foule autour de nous, dans » les places publiques de cette grande cité, dans les mar- » ent » chés, les réunions de commerce? Et pourquoi cet empres- » ce » sement, cette activité si remuante? Pour satisfaire les dé- » le ( » sirs de la chair. Je le dis en pleurant avec saint Paul, » flens dico : tous ces hommes qui ne vivent que pour leurs » plaisirs, ce sont les ennemis de la croix et de la vie de » JESUS, qui condamne ces maudites recherches de soi-mi- » me, dont la fin est la ruine et la perte des âmes; ils » font leur Dieu de leur ventre ; ils ne travaillent qu’à leur » éternelle perdition! Grand Saint, protecteur de cette pa- conve » roisse,vousn’avez point marché par ces voies,dans les jours leur » de votre pèlerinage : vous, qui, maintenant, régnez avec Un » Du dans la sainte Sion, soyez ici présent; donnez-moi » quelque chose de l'esprit qui vous fut si pleinement » communiqué ; donnez-moi, grand Saint, de quoi attirer » ces cœurs à votre imitation, à la mort au péché, et à l’a-

De “ » mour de la vertu; secourez-moi de votre esprit et de

Olier. » votre zèle (1). »

XX. On pourra se former une idée des eflets que produisaient icdon nos les paroles du serviteur de Div, si l’on considère aw’il les blân

dications de M. proférait sans préparation, en s’abandonnant aux impres- Olier.

vives oblig » jou » qui » que » ma » à-C

» des

pas r tomb misér forter se jet tions

contra tour « neries enten cœur :

tre ép

tant sions de la grâce; et qu’alors l’Esprit divin semblait aug- hardi

menter la beauté naturelle de son organe, la force et la douceur de sa voix, la noblesse de son maintien, et lui communiquer quelque chose de divin et de céleste. Le feu dont son âme était embrasée, se répandait même quelquefois sur ses sens, et lui faisait éprouver des émotions si

tance plusi son € bre « la cui

3, vanité et le ut éternel :

ciat bunum, ne font pas s’échauffent ants ? Quelle tisans, dans > nous, dans ns les mar- | cet empressfaire Les désaint Paul, e pour leurs de la vie de s de soi-mis âmes; ils nt qu'à leur de cette paans les jours , PÉgnez avec donnez-moi pleinement quoi attirer hé, et à l’asprit et de

roduisaient ère au’il les aux impresmblait augla force et la ntien, et lui leste, Le feu ne quelquenotions si

PRÉDICATIONS DE M. OLIER, #79 vives, que, ne pouvant les soutenir longtemps, il était obligé d'interrompre son discours. « Comme il prèchait un » jour avec un zèle extraordinaire, rapporte une personne » qui était présente, à peine eut-il parlé un quart d'heure, » que cette sain'e ardeur du salut de son peuple s’allu- » mantde plus en plus dans son cœur, sa voix baissa tout- » à-coup; et enfin la parole lui manquant, il fut obligé de » descendre de chaire. Chacun était ravi d’adimiration, et j'ai » entendu des personnes dire, dans cette rencontre : Non, » ce n’est point un homme, c’est un ange qui nous par- » le (4). » Lorsqu'il annonçait la parole de Drev, il n’était pas rare de voir ses auditeurs fondre en larmes, ou mème tomber spontanément à genoux, pour demander à Dieu miséricorde. Après l’avoir entendu, plusieurs étaient si fortement convaincus et si vivement touchés, qu'ils allaient se jeter aux pieds des confesseurs, avec des démonstrations extraordinaires de pénitence, pénétrés du désir de se convertir entièrement, et de consacrer à Dev le reste de leur vie (2).

Un jour que ce zélé pasteur visitait sa paroisse, il rencontra sur une place publique une grande multitude autour d’un baladin, qui la divertissait par des bouflonneries indécentes. Affligé de voir tant d’empressement à entendre le langage obscène d’un histrion, et sentant son cœur agité par ces violents élancements du zèle que l’Apôtre éprouvait à la vue d'Athènes idolâtre, il se porta à une action qui, tout inusitée qu’elle parut, ne pouvait être blâmée dans un pasteur établi de Dieu pour arracher tant de scandales du milieu de son peuple; et la sainte bardiesse dont il usa lui réussit. Il s'arrête à quelque distance de cet homme ; là, après avoir appelé auprès de lui plusieurs de ceux qui l’environnaient, il leur adresse de son côté la parole, les prèche avec force, et, par le nombre de ceux qu'il captive auprès de lui, pique tellement la curiosité des autres, que tout le peuple attroupé autour

(t).{ttestations aut. p. 162,

(2) Remarques historiques. tu, 629, 630. — e de M, Olier, par M. de lretonvilliers, 1. à, p. 487.

fXXVI

M. Olier convertit un baladin.

#76 PARTIE I LIVRE 1 PAROISSE, — 1643, du bouffon l’ahandonne bientôt. Ce ne fut pas sans beaucoup de confusion et de dépit que le ministre de Satan vit tous ses admirateurs le déserter et le laisser seul; mais sa confusion lui devint salutaire par la pénitence où elle le conduisit; à la scène scandaleuse qui venait d’être inter- (b ie de V. rompue par l’homme de Drev, succède un prodige de la va on, grâce : le baladin lui-même s’approche de M. Olier, l'évu, pe 471, 472. coute et se convertit (1).

XXVIL. Outre les moyens généraux de salut offerts à tous les + Rs habitants de sa paroisse, M. Olier, qui en avait fourni de mer les confré- particuliers à différenies classes, comme aux enfants, aux rio vieillards, aux laquais et à d’autres, eut la pensée d'en

procurer aussi à toutes les confréries qui étaient en grand

nombre dans le faubourg Saint-Germain. La plupart d’entre

elles se composaient des divers corps de métiers, reconnus

alors par les lois, comme des corporations qui avaient

leurs statuts, leurs priviléges et leurs coutumes. Ces con-

fréries, si louables dans l’origine, puisqu'elles avaient pour

but de lier ensemble, par des motifs de religion et de cha-

rité, les hommes d’une mème profession, naturellement

juoux les uns des autres, étaient bien dégénérées de leur

esprit primitif. Elles semblaient ne se perpétuer que pour

autoriser publiquement une multitude de superstitions et

de désordres, surtout à l’occasion de leurs fètes patronales,

qui étaient moins de pieuses solennités que des jours de

débauche et de dissolution. Le moyen de réforme que Drer

inspira à son serviteur, fut de rassembler les différentes

confréries avant la fôte du patron, de les instruire sur la

manière de la sanctifier, et surtout de les préparer à s’ap-

2 Pie de M. procher des Sacrements (2). « Priant pour un corps de Olier, par le Père rue : ‘ ‘ Ê ‘ Éd ugee

Géry, partie 4e, » Métier de la paroisse, qui me paraissait disposé à faire

rs alors, ” SOn devoir, écrivait-il, Diet m'a donné la vue de l’ordre

ques, 1.3, p.38. » qu'il fallait apporter pour la réforme des familles : c’est

» d’assembler les corps de métiers, qui sont en confréries,

» ct de les préparer à la confession générale : ce qu'ils

» ténx » ner » dans

» aura » veille » COM » les € » ble (!

M. 0 surtout habitan gnées; pagne.

laquell riture s plaisir ilen p milles, si long nombre ÿ reno avoir hi ment à troduite de ces 4 bonne, mer, et les me les nota leur pe

HA

sans beutre de Satan » seul; mais ce où elle le d’être interodige de la [. Olier, l’é-

à tous les it fourni de nfants, aux pensée d'en nt en grand 1part d’entre PS, l'ECONNUS qui avaient es. Ces conavaient pour mn et de chaturellement rées de leur Ler que pour erstitions et s patronales, les jours de de que Diet s différentes uire sur la arer à s’apun corps de posé à faire e de l’ordre nilles : c'est à confréries, e : ce qu'ils

RÉFORME DES CORPS DE MÉTIERS, Cri » témoignent agréer, Un autre moyen, c'est de leur don- » ner des pratiques chrétiennes pour vivre saintement » dans leurs ménages. Le confesseur de la communautt, » qui est chargé de les instruire et de les servir dans » leurs besoins, sera soigneux d’y tenir la main, en les » visitant de temps en temps, pour voir s’ils pratiquent » ce qui leur a été enseigné; il les visitera encore dans » leurs maladies, les consolera dans leurs afflictions, et » aura l'œil à maintenir la paix dans les familles. Il » veillera à ce que le père et la mère fassent la prière en » commun le soir, et, s’il se peut, aussi le matin, et que » les enfants et les serviteurs y assistent tous ensem- » ble (1).»

M. Olier faisait souvent ces visites en personne, prenant surtout plaisir à aller jusque dans les chaumières des habitants de la paroisse, les plus pauvres et les plus éloignéess car elle s'étendait alors assez loin dans la camvagne. Rien n’était plus touchant que l'affection avec laquelle il leur parlait. C’était un Père qui portait la nourriture spirituelle à ses enfants, et qui mettait son plusdoux plaisir à les entretenir des choses de Diet. Aussi parvintilen peu de temps à faire renaitre la piété dans Îles familles, et à abolir les superstitions qui régnaient depuis si longtemps dans les corps de métiers (2). Un grand nombre de confrères, qui y étaient fortement attachés, y renoncérent solennellement, et, non contents de les avoir bannies de leurs maisons, ils travaillèrent efficacement à en purger beaucoup d’autres où elles s'étaient introduites *. Pour donner plus d'autorité à la proscription

(D Remarques historiques, tu, P. 633. — Copie des Mémoires de M, Olier, V1, p.

Olier, par M. de Brelonvillivrs, to, p. 494, 492.

Qi Année Dominiaine.

* NOTE 9, hp,

de ces abus, M. Olier obtint mème, des docteurs de Sor- 48).

bonne, une déclaration qui la confirmait; il la fit imprimer, et s’empressa d’en distribuer des exemplaires à tous

3) Remarques,

historiques, 1. 1, p. 477; tu, p.

les membres des diverses confréries (3). Il réunit aussi 854, 635. — Pie

de M. Olier, par

les notaires, et sut leur inspirer un si grand désir de W. de Bretonvit-

leur perfection, qu'ils prirent tous un engagement par

liers, 1.1, p. 494,

#78 PARTIE IT, LIVRE IT, PAROISSE, —= 1643, N: ee écrit, signé de chacun d'eux, de ne jamais passer d'acte p. 38. sans nécessité les dimanches ou les fêtes (1).

XXVIIL. Tous ces moyens de sanctification produisirent bientôt ds ee ur de si heureux effets dans la paroisse de Saint-Sulpice, ne peuvent sut. Qu'il fallut, avant la fin de la première .‘unée, y augmenter LE. re le nombre des confesseurs. Ils y étaient occupés les disions. manches et les fêtes, depuis cinq heures du matin jusqu’à

une heure, et, l’après-midi, jusqu’à la fin du jour : ve qui

continuait encore, après les grandes solennités, plusieurs

(2 Jbid, 1. in, Jours de suite (2). Dès le premier Carèn.c, celui de 1643, "7,68. M, Olier se vit contraint d'inviter un certain nombre de docteurs de Sorbonne à venir l’aider durant la quinzaine

de Pâques, et d'engager encore les supérieurs des commu-

nautés religieuses de la paroisse à lui prêter du secours.

(3) Ibid. t. m, Chacune de ces maisons lui fournit deux confesseurs (3). MO pes F4 Mais craignant que tant de religieux de divers Ordres, et en sos sr tous ces docteurs de Sorbonne ne suivissent pas les mêmes principes de morale, et que cette diversité n’eût de fà-

cheux résultats, il les réunit pendant trois jours, et leur

exposa les principes et les instructions de saint Charles :

(4; Mémoires Ce qui produisit de grands biens (4). Par les témoignages Rs Ferrer, estime, de respect et de charité sincère qu’il donnait ae near à tous les religieux (5), il s’était acquis d’abord leur con- Suint-François, fiance, et les avait disposé: cette uniformité de con- M ie duite, qui fut pour lui le sujet d’une vive satisfaction. « Ces Sea » bons religieux qui s’unissent à nous, écrivait-il, sont t.1, p.473. » entrés tous ensemble dans nos vues et nos sentiments » pour agir sur les peuples. Il n’y a plus de distinction

» dans la conduite, entre les prêtres et les religieux :

» tous ne font qu’une même chose; tous ont les mêmes

» maximes, les mêmes sentiments, et quoique l’extérieur

» soit différent entre eux, les dispositions des cœurs sont

» parfaitement les mêmes. Dreu a choisi ces saintes âmes

» pour être notre secours et notre supplément dans ce

» temps de désolation. Hélas ! il n’y a qu’à procéder avec

» chat » tout v DIEt » entic » sorte » voul » sum M. Oli particu minica que la péter ] dait ta jours d de ces «

L’aff tions, q ment $ avoir pi crut de nécessit plus sp:

ître ex ches, 1 l'église, démolir Cette p le Carè contraïl de der de l’Av de la fo cesse à particul Dans u

er d'acte

it bientôt -Sulpice, ugmenter és les din jusqu’à 1 : ce qui plusieurs ombre de quinzaine $ commu- 1 SECOUTS.

seurs (3).

Ordres, et les mêmes ût de fàs, et leur Charles :

oignages 1 donnait leur conde conion. « Ces

t-il, sont

bntiments istinetion eligieux :

s mêmes extérieur purs sont tes âmes dans ce éder avec

AFFLUENCE AUX OFFICES, #79 » charité, avec simplicité et humilité, on gagne par là » tout le monde,et rien ne peut résister à l'Esprit de »s Dieu qui unit tout en lui. Ces bons religieux me sont » entièrement dévoués, ils paraissent n’être, en quelque » sorte, qu’une même chose avec moi, et sembleraient » vouloir entrer en moi, pour que nous fussions tous con- » sumés dans la charité de notre commun Maître (1). D (1) Mém. aut. M. Olier chérissait sincèrement tous ces Ordres; mais hr iir particulièrement les deux maisons de noviciat des Dominicains et des Jésuites, où la doctrine était aussi pure que la piété était florissante; et on l’entendit même répéter plus d’une fois que si la divine mistricorde répandait tant de grâces sur sa paroisse, et y faisait tous les 49, gmurques jours de nouvelles conversions, c'était le fruit des prières At LE QUE de ces deux saintes communautés (2).

L’affluence était si grande aux offices et aux prédica- XXIX. tions, que bientôt l’église ne put suffire à un empresse- ones es ment si général (3); en sorte que, quelques mois après fices. La Reine avoir pris possession de la cure de Saint-Sulpice, M: Olier #iste aux pré

: ; . dications de M.

crut devoir exposer, dans une assemblée de fabriciens, la Olier.

nécessité où l’on se voyait réduit de construire un vaisseau of, +. Fr plus spacieux. Mais comme un pareil dessein ne pouvait ire ètre exécuté de longtemps, et que, les jours de dimanches, les paroissiens n’arrivaient que difficilement à l'église, dont les avenues étaient fort resserrées, on fit démolir plusieurs maisons pour la commodité publique. Cette précaution n’empècha pas pourtant, que, pendant le Carème, la reine régente, Anne d’Autriche, ne fût contrainte, un jour qu’elle venait à l’église deSaint-Sulpice, de demeurer plus d’un demi-quart d'heure près la rue de l’Aveugle, aujourd’hui du Petit-Bourbon, au milieu de la foule où son carrosse était arrèté (4). Cette prin- (4) Remurques cesse avait déjà conçu pour M. Olier une estime très- 44e" "" particulière, et elle aimait à se trouver à ses prédications. Dans une de ces rencontres, Dieu voulut montrer à son

W) Fie de M.

Olier, pur M, de Bretonvilliers,t, 1, pr. 287, 28,

GT PARTIE 1, LIVRE WE, PAROISSE, — 1649, serviteur combien il était jaloux de le voir s’abandonner à son Esprit, par un entier renoncement à ses lumières propres. Comme c'était en présence de la Reine qu'il devait prècher, et devant une assemblée considérable par la qualité des auditeurs autant que par leur nombre, il erut que l'honneur du ministère qu’il allait remplir l’obligeait de prendre un soin particulier de préparer son discours, au lieu de suivre sa méthode ordinaire ; mais il éprouva en chaire la plus grande stérilité de pensées et de senti. ments, avec une difficulté extrème de s’énoncer, ne parlant qu'avec beaucoup de contrainte, depuis l’exorde jusqu’à la fin, 1 regarda cette conduite de la Providence comme une grâce, et protesta qu'il ne s’éloignerait jamais plus de sa pratique ordinaire, qu'il savait être. de sa part, la seule agréable à Di (1).

de Go lie p pas Par #“ine « nous 4} dans p gion es ves des remq aient « libera lscess garent

ll es et rem} lui par patrona avoir tr neurer à cette | lèbre re temps, | avec De amitié (, chés #0 cune en ment d sont rap

bandonner s lumières e qu'il deble par la bre, il crut l'obligeait n discours, il éprouva L de senti- 1oncér, ne is l’exorde Providence rait jamais de sa part,

Page 1