‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 229 sur 251 · V. de Paulis; po- D TU de · texte numérisé non relu

V. de Paulis; po- D TU de

sitio super in- SeS Sollicitations aux ordres de la Reine, et les renouvela

dvi 8% pendant six mois. Mais tout fut inutile ; le motif de son

cilié l’esti les gens «

(2) Histoire de

refus, que toutefois M. Olier ne fit point connaitre, était la proximité de Saint-Magloire, où les Oratoriens avaient un établissement. IL jugea qu’il serait difficile de vivre en bonne harmonie avec ces Pères, tant à cause des opinions nouvelles de plusieurs d’entr’eux sur la grâce , qu’à raison de la peine qu’ils pourraient éprouver en voyant de nouveaux ouvriers entrer dans une moisson, dont ils paraissaient être en possession depuis longtemps. « Lorsque » la Reine , écrivait-il dans la suite, nous commanda de » prendre la cure de Saint-Jacques , proche Saint-Ma- » gloire, je ne voulus jamais y consentir; je craignais » de faire de la peine à ces bons Pères, sachant que no- » tre approche leur serait suspecte et à charge. D'ailleurs, » je me rappelai en cette rencontre la maxime du dé- » funt Père général, d'aller toujours travailler de pré- » férence dans les lieux abandonnés ; et comme les Pères

ligieux de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, ou Maupas, par abréviation de mauvais pas, lesquels étaient établis à Paris anciennement. Ils avaient pris naissance en Jtahe, vers le milieu du XILe siècle ; et la principale fin de leur institut était de faciliter gratuitement aux voyageurs le passige des rivières, de les recevoir dans leurs hospices, et de les y

tement en vertueux | tracta ave chirurgier et qui, né quait ave ecclésiasti:

sionnaires respect et M. Olier f qu'ilenr de son sé tus (3).

La mê

venu visit pendant q Ce fut le Dame de les plus et très-éc à la mani aisé de le

Paris, par Féli- | Lien, t.u,p 4444. nourrir (2). .

sa maniè

peutssUr'é aire , avait seau.

Olier andegnie.

oignit uvela le son , était valent vivre S Opi- , qu'à ant de ils pa- JrSqUe da de nt-Maignais e noleurs, lu déle pré- Pères

ation de F avaient incipale reurs Île de les y

M. CRÉTENET ET LE PÉRE YVAN, 523 » de l’Oratoire exerçaient leur zèle dans le voisinage, je » crus que nous ne devions pas aller porter a faulx dans » leur moisson (1). » On pressait aussi beaucoup M, Olier d'accepter la charge de supérieur des Filles pénitentes s de Saint-Magloire , à la tète desquelles était alors la mère Alvequin, religieuse de Montmartre, leur réfor-

(0 Lettres aut.

de M, Olier,t.r,

(2) Copie dcs

Wémoires de M.

matrice ; mais il refusa également cet emploi (2). Olier, 1.1, p. 202,

La réputation de vertu dont il jouissait, le bel ordre établi dans sa paroisse, l'édification que répandaient sa

M. Crétenet

et le Père Yvan

communauté et son séminaire, lui avaient, en effet, con- visitent M. o- Er , : a licr.

cilié l’estime universelle, et même la vénération de tous

les gens de bien. Vers l’année 1644, M, Crétenet, saintement empressé, dit son historien, à rechercher les plus vertueux personnages de son temps, vint à Paris, et contracta avec M. Olier une amitié très-étroite, C'était un chirurgien de Lyon, engagé dans les liens du mariage, et qui, néanmoins, par une vocation singulière, s’appliquait avec un succès inouï à ranimer le zèle parmi les ecclésiastiques, et donna naissance à l'institut des Missionnaires de Saint-Josenh, Il avait pour M. Olier un respect et une vénération extraordinaires ; et, de son côté, M. Olier faisait tant d’estime de M, Crétenet, que lorsqu’il en recevait quelque visite, il le montrait aux prêtres de son séminaire comme un modèle de toutes les ver-

Crélenet, in-4,

tus (3). 1680, p. 68.

La même année, un autre grand serviteur de Dieu, étant venu visiter M. Olier, voulut s'attacher à lui, et l'aider, pendant quelque temps, dans la réforme de «a paroisse. Ce fut le Père Yvan, instituteur des religieuses de Notre- Dame de la Miséricorde, l’un des hommes de ce temps les plus embrasés de zèle pour li conversion des âmes, et très-éclairé dans les voies de la perfection, A vivait à la manière des pénitents les plus austéres, et il était aisé de le remarquer dans toute sa conduite, môme dans sa manière de traiter avec le prochain, Il usait quelque-

52% PARTIE I. LIVRE III, PAROISSE. — 1644, fois d’une franchise qui aurait semblé tenir de la rusticité dans un autre, et était fort enclin à faire des ré- ‘primandes, pour éprouver ou pour corriger ceux à qui il portait le plus d’affection. Ayant entendu parler de M. Olier avec beaucoup d’éloge, il voulut s’assurer par Jui-mème de la solidité de sa vertu, et alla le visiter dans cette intention. Il entra par hasard pendant que le serviteur de Dieu prenait son repas ; la table était d’ordinaire servie, comme l’est celle des prètres qui vivent selon les voies communes, c’est-à-dire, sans luxe ni sans affectation d’austérité. Le Père Yvan, ayant considéré quelque temps M. Olier, lui dit ensuite d’un ton grave et sévère : « Je suis fort étonné, Monsieur, de trouver en » vous si peu de mortification, de voir que vous prenez » votre repas avec l’avidité d’un gourmand. » Et il continua à lui parler de la sorte, usant de toute la liberté que Jui donnait son grand âge, et ajoutant encore d’autres paroles également propres à le piquer. M. Olier l’écouta jusqu’à la fin sans l’interrompre, et sans être choqué ni même surpris de ce discours. Ensuite, il le remercia affectueusement de ses avis, qu’il attribua à une trèsgrande charité, et lui promit que, avec la grâce de Drev, il se les rendrait profitables. « On est vraiment heureux, » mon Père, ajouta-t-il, quand on rencontre ainsi des » personnes qui ne nous flattent point, et qui nous aver- » tissent de nos défauts, avec une si grande charité, comme » vous faites. » Le Père Yvan, pendant tout ce colloque, avait les yeux fixés sur M. Olier pour connaître les divers mouvements de son âme, qui se peindraient sur son visage ; et voyant son égalité d’esprit, et la douceur avec laquelle il recevait ses corrections si brusques, il demeura tout interdit, et comme hors de lui-même, avouant qu’en prenant ainsi ses repas, M. Olier ne laissait pas d’être aussi mortifié que les pénitents les plus austères. La preuve qu’il eut alors de ses vertus, lui inspira, pour

sa personr cessait de » ment un » éteinte (1 De son

Yvan, le p timant trè exemples d blissait alo » d'autant » avait un » homme, » tiques de » le respec » munauté » Il avait u » siastique:

» pères. Ce » roisse, CO » Sa vie, et En effet, le recueillir 1 tut (2), voy reusement, service de

les conférer gesse et d quefois da toujours el chrétienne ciples (3), chants. Ma dans tous

diminuait

sonne,

net LE PÈRE YVAN. 525 ere sa personne, la plus singulière estime, et, depuis, il ne qui cessait de dire en toute rencontre : « M. Olier est vrai- (#) Esprit de

e : a . Olier, 1. 1, sde » ment un Saint : il est mort; en lui la nature est p. 362.

par » éteinte (1). »

ne De son côté, M. Olier, plein de respect pour le Père XXX. | ser. M Yvan, le pria de venir prendre part à ses travaux, l’es- PA rs Dvd ] timant très-capable de l’aider de ses conseils et de ses Olier et seconts. M exemples dans les commencements du séminaire qu’il éta- er LS se … blissait alors. « Le Père Yvan accepta cette invitation avec

quel- Ù Op d'autant plus de joie et d'amour, dit son historien, qu’il

ve et Di ” avait une plus haute estime de la vertu de ce grand

D homme, l’un des plus pieux et des plus zélés ecclésias-

se M » tiques de notre temps. Je ne saurais dire, ajoute-t-il,

re À » le respect et l’amour qu’on lui portait, tant à la com-

é que D munauté des prêtres, qu’au séminaire de Saint-Sulpice.

Ni i » Il avait un respect profond pour M. Olier et ses ecclé-

couta SO” siastiques, qu’il considérait comme ses maitres et ses

ué ni ! » pères. C’est pourquoi il s’attacha au service de leur pa-

at M ” roisse, comme s’il eût voulu passer avec eux le reste de

ès M vie, et qu’il n’eût eu autre chose à faire à Paris. »

A En effet, le Père Yvan, qui était venu dans cette ville pour recueillir une succession qu’on avait léguée à son insti- NE tut (2), voyant qu’elle lui était contestée, y renonça géné- (9 Fe du Père aus reusement, et se livra tout entier au séminaire et au 408. = Home HR service de la paroisse. On l’invitait à parler dans toutes % Pet: 11, p.

DrEu, reux,

ITR que les conférences, et on l’écoutait comme un oracle de sa- , |

Pr gesse et de piété, malgré l’âpreté qui paraissait quel-

* son quefois dans sa conduite; car on ne remarquait pas

vEG toujours en lui cette douceur et cette condescendance

cr chrétienne que M. Olier s’efforçait d’inspirer à ses dis-

qu’en ciples (3), et dont il leur offrait des exemples si tou- core Père d’être chants. Mais la grâce des Saints n’étant pas la même 460, 516. pe à: Lu dans tous, cette dureté apparente du Père Yvan ne

pour diminuait rien de l’estime que chacun faisait de sa per-

sonne,

XXXI. Le zèle de M. Olier pour les ecclésiastiques, la charité Charitéde M ineère qu'il leur témoignait, la facilité qu’il leur offrait Olier pour ses *€Te q 8 , q 1 confrères dans de se retirer dans sa communauté pour s’y renouveler le sacerdoce, j ; ’ RE dans l'esprit de leur vocation, y attirèrent un grand nombre de prètres, et même de laïques, pour y faire sous sa conduite les exercices spirituels +. Il les accueillait tous avec affabilité; veillait à ce que rien ne leur manquât, et ne souffrit jamais que celui qui était chargé du 0 : moe temporel demandât rien à personne (1) ++, quelque long deM.Baudran îe : : : F , p. 60. ” séjour que l’on eût fait dans la maison. Plusieurs ecclésiastiques, des plus vertueux de la capitale, s’empressirent, dès qu’ils l’eurent connu, de conférer avec lui sur leurs besoins spirituels. De ce nombre fut M. Jean Poini 1 Se à Dapi p 1 à @ Pie de ta Cheval, qui vécut et mourut à Paris en odeur de sainteté, . nn L'auteur d’une notice sur ce vertueux prêtre rapporte qu’il ar Lacoux, p. É :

455 et suiv.— 4#r- ne Sortait de sa chambre que pour aller à l’autel, au conchives du Roy. + 5 à ‘ , ro sect. historig. L. eSSionnal, ou pour visiter M. Olier, que son mérite, qu = dual a joute-t-il, a fait rechercher des plus saintes âmes, pour

des Filles pénitentes, p. 3. se mettre sous sa conduite (2).

L’affection que M. Olier témoignait à tous ces ecclésiastiques aurait dû, elle seule, lui mériter cette confiance ; car personne ne pouvait être plus dévoué que lui

+ Il faut sans doute ranger parmi ces pieux retraitants un chanoine de Cologne, qui fut converti par M. de Foix dans un entretien public. Ce chanoine vivait dans le luxe et la mollesse, et était fort répandu dans le monde. 11 fut si touché de cet entretien où il se trouva par hasard, que, le jour même, il renvoya tous ses domestiques, à l'exception d’un seul, vendit ses équipages; et, étant ensuite

() T'es des retourné à Cologne. il répara, par une conduite exemplaire, le scanquatre Evéques, dale qu’il avait donné, et vécut conformément à la sainteté de sa tu, p. 421. profession (1), »

++ M. Baudrand, qui écrivait sous M. Tronson, ajoute: « C'est ce » qu'on a toujours observé depuis le commencement du séminaire ; » on ne refuse pas néanmoins ce qu’on offre librement. »

à ses conf devoir pas:

fit paraître ment oppr curé d'Arc église et à même du

la plupart seigneur, plusieurs « curé lui-mê Digv ne se

du sacerdo daient une science, ils en main, € l’eût fait au térêts propr l'honneur d nition d’un cement sur termes à sa Conseil de c

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» Je prie » triompher

» J'oublia » m’amenait » tes du plu » temps dan » battu , et » de son vill

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