‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 234 sur 251 · SUR LA PRINCESSE DE CONDÉ · texte numérisé non relu

SUR LA PRINCESSE DE CONDÉ

rite de Montmorency, avait été contrainte de se condamner à . 1653 (4); 0 l'exil, pour échapper aux poursuites d’un grand monarque, dont somption, e la puissance serait allée l’atteindre jusque dans une terre étran- dant, en 164 gère, si la Providence n’eût veillé d’une manière particulière à du très-sain

sa conservation. M. Olier faisant allusion à cette conduite de Dieu sur elle, lui écrivait : « Vous ayant été donné de Dreu en la

» manière que je le suis, je ne puis vous cacher la mesure de NOTE 5, » sainteté que Dieu demande de votre âme. Il y a bien long- manches d » temps, Madame, qu’il vous y a préparée, en faisant paraître sur ceux des Pi » vous une protection si extraordinaire , conservant votre per- sur Sa paro » sonne à la face de tout le monde, et montrant sensiblement tienne du

» par là, qu’il désirait faire de vous comme un flambeau de piété Vierge, une » dans votre condition, et montrer en votre personne quelle est et l'antienn

» la vocation et Pesprit d’une princesse chrétienne. C’est mème mea » dans cette vue que la sagesse et la bonté divines, agissant tou- la fête. ] » jours avec tant de douceur et de suavité, vous ont conduite au- saint Sacre

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» trefois dans un pays étranger, pour mettre sous vos yeux un » modèle de sainteté, la conduite admirable d’une femme sancti- » flant sa qualité d’archiduchesse, afin que vous puissiez un jour ns » retracer en vous ses rares exemples, el les montrer à ce (* Lettres spirituelles de M.

» royaume (1). » Olier, p, 497.

M. Olier parle ici de l’archiduchesse des Pays-Bas, Isabelle. Claire-Eugénie, infante d'Espagne, sœur de Philippe HE, roi d'Espagne, et petite-fille de Charles-Quint , qui avait épousé l’archiduc Albert. Elle reçut, à Bruxelles, la princesse de Condé, que l'Espagne avait prise sous sa prolection, lorsqu'elle fut contrainte de sortir de France, et la combla des marques de sa considération et de son amitié. Pendant plus de dix années de sa viduité, l'archiduchesse porta publiquement l’habit du tiers-ordre de Saint- (9) Aègles du François (2). Elle fit prospérer ses Etats en les gouvernant par tirrs-vrdrede S.les principes de la prudence et de la sagesse chrétiennes, et 2”##/ Par le P P P # P 3 CUP, Frassen,1753, mourut saintement le 4°" décembre 1633. p. 267.

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