‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 235 sur 251 · ORIGINE DES SALUTS DU TRÈS-SAINT SACREMENT · texte numérisé non relu

ORIGINE DES SALUTS DU TRÈS-SAINT SACREMENT

NOTE 4, p. 496. — Le chapitre de Notre-Dame de Paris ne commença à déroger à l’ancien usage, touchant le Salut du trèssaint Sacrement, qu’au mois d'octobre 1627 ; jusqu'alors on ne l'avait donné que pendant l’octave de la FêTE-DIEU (3). À Saint- ‘s) Fie de M. Sulpice, on établit d’abord les Salüts des premiers dimanches et Boris, in NA jeudis de chaque mois ; et ce ne fut que plus tard qu’on com- Nr igié A mença d'en établir aussi pour les fêtes principales. Ceux des deux fêtes de Saint-Sulpice (17 janvier et 27 août), furent institués en 4653 (4); on fonda encore alors nn Salut pour la fête de l'As- (4).4rchives du somption, et un autre pour celle de la Nativité. On trouve cepen- He ge hist.

: : ct ‘ , p.40.

dant, en 1644, un Salut le jour de saint Barnabé, et l’exposition (5) Rem. hist.

du très-saint Sacrement, le jour de la Purification (5). 1.11, p. 623.

NOTE 5, p.496. — M. Olier établit les Saluts des premiers dimanches du mois, pour obtenir la grâce d’une bonne mort, ct ceux des premiers jeudis, pour implorer la miséricorde de Dieu sur sa paroisse (6). Il régla qu’on y chanterait d’abord une an- (6) Cutendrier tienne du très-saint Sacrement, une autre de la très-sainte hés/orique, 1774, i r la rémission des péchés, la prière le Roi, Late Re Vierge, une pour la remis pecnes, là priere pour 1e RO, murques historiet l’antienne pour la paix; comme aussi quelquefois une prose ou ques, t.1, p. 173, une hymne en l’honneur du Mystère on du Saint dont on célèbre la fête. IL marqua encore que, pendant qu’on remettrait le trèssaint Sacrement dans le labernacle, on chanterait à genoux le

4) Nwmargues Risturiques,p.74, — Calendrier, p.

Praume £Laudate Dominum, omnes gentes ; et que le célébrant avec sos assistants diraient alors À voix basse le De profundis, avec l'oraison Deus, veniæ largitor, pour les fondateurs iles Saluts et les bienfaiteurs de la paroisse (1),

CULTR QUI DOIT ACCOMPAGNER LES EXPOSITIONS ET LES SALUTS DU TABS-SAINT SACREMENT,

NOTE 6, p. 497. — M. Bourdoise, voyant que la discipline changeait touchant les Saluts du saint-Sacrement, ne crut pas de. voir s’y opposer ; il était seulement attentif à en retrancher les abus, « Chose admirable, disait-il, quand on descend la châsse où v sont les reliques de sainte Geneviève, on commence dès la » veille à dire les Vôpres pontilicalement : après Complies, on » chante Matines et Laudes, avec la même solennité : depuis onze » heures jusqu’à minuit, on sonne une petite close touts seule ; » c'est le dernier signal : tous les religieux, les pieds nus, en- » trent en même temps au chœur, L'abbé et ses ministres mon- » tent dans l'enceinte de l'autel, et les religieux dans le sanc- » tuaire, On dit ensuite les sept Psaumes de la Pénitence, les » Litanies et les Oraisons, et après que.le chœur a dit le Confiteor, » l'abbé prononce l’absolution, comme le jour des Cendres; et » pendant que toutes les cloches sonnent, et qu'on chante un » Répons en l'honneur de la Sainte, deux prêtres, revêtus d’aubes, » montent sur les colonnes où repose la châsse, pour la descen- » dre avec l’aide des sacristains : quatre religieux des plus an- » ciens la reçoivent sur leurs épaules, et la portent sur la table » qui est préparée pour cela à la chapelle de sainte Clotilde. On » chante aussitôt la Messe solennellement, tous les religieux y » communien!, excepté celui qui doit dire la Messe, pour ceux qui » portent la chàsse ; après la Messe, les religieux vont, selon l'or- » dre qui leur est marqué, réciter des psauines devant la châsse, » et demeurent ainsi à jeun, et les pieds nus, jusqu’à ce que la » cérémonie soit achevée et que la châsse soit remise en sa » place.

» On ne peut pas douter que les reliques de sainte Geneviève » ne méritent tous ces honneurs; mais il est encore plus cer- » tain que Notre-Seigneur, qui est au saint-Sacrement de l'autel, » en mérite bien davantage, et qu’il faudrait à proportion faire » beaucoup plus pour exposer le saint-Sacrement, que pour ex- » poser la châsse de sainte Geneviève... Pourquoi donc exposen t-on si souvent, et avec si peu de cérémonie, le corps de » Notre-Seigneur® -- On le voit avec deux bonts de cicrge, tan-

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