‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 251 sur 251 · M, OLSFR PERMUTE SON ABBAYE POUR CELLE DE CERCANXCIAU · texte numérisé non relu

M, OLSFR PERMUTE SON ABBAYE POUR CELLE DE CERCANXCIAU

NOTE 5, p. 581. — Louis XIV apprauva, le 23 janvier 1646, la persutalion que M Oiier fit de L'abbaye de Pébrac pour celle de Cercanceau, ct en demanda Ja confirmation au Pape (6), qui (6) #renivesdu luceorda sains doute peu après. Car, dans les actes de Marreau, ministère des afnotaire à Paris, M, Olier se trouve qualifié abbé de Cercanceau, ML le 24 novembre de la mème année. Dans un autre acte, du 24 mai mier mois de 164717), 1 est appelé abbé des Cauteau, ce qui est visiblement tente une sfration du mot Cercanceau, que Fon aura mal lu sur la Royaume, minute qui servit pour la rédaction de cet acte, Cercanceau est composé des mots lalins : sacra-cella. Si nous insistons sur celte peromtation, c'est qu'elle a échappé aux auteurs du Gallia chrtstiana; Ms n'ont pas seulement omis M. Olier dans leur liste fort incomplète des abbés de ce moiastère; ils ont même supposé fanssement que, avant la fin de l’année 1640, M. Vialar possédait déjà cetie abbaye et celle de Pébrac, et qu'ayant été nonmé alors à l'évêché de Châlons, il se démit de celle de Cer- CANCCAN, |

On a parlé aussi fort inexactement de l’époque à laquelle M, Olier se déinit de l'abbaye de Pébrac. Dans la première édilion du Gallia chrishane, on it que M. Vialar or devint abbé

586 NOTES DU LIVRE QUATRIÈME

(4) Tom. 14, p. l'an 4640 (1), et c'est la source d’où est venue la même erreur,

bd dans la seconde édition de cet ouvrage. L'auteur de la Pie de

M. Vialar, dont on connaît assez la liberté, a même inventé sur

(2) Page $. ce sujet un petit conte : « M, Vialar, dit-il (2), sut que quelques

» ecclésiastiques avaient entrepris plusieurs missions dans quel-

» ques-unes de nos provinces ; il se joignit à eux... Ce fut au

» milieu de ces courses apostoliques, qu’on lui donna, en 1640,

» l'abbaye de Pébrac.…. Il n'avait point sollicité ce bénéfice, il ne

» l’accepta que par obéissance, lorsqu'il lui fut donné.» Quelques

auteurs ont avancé, sans plus de fondement, que M. Olier se dé-

mit de cette abbaye en 16492, avant d'accepter la cure de Saint-

Sulpice, D’autres, qu’il la permuta avec cette cure; c’est ce

qu’assurent la mère Gauchet, dans son Recueil sur M.de Lantages,

(3) Pie Ms. in- ’historien de M. Bourdoise (3), ainsi que Grandet, dans sa notice

a T.1,p. 133, manuscrite sur M. Olier (4); et cette erreur a eu pour fondement

la permutation de l’abbuye de Pébrac, en 1646, en faveur de

M. Vialar, faite principalement pour satisfaire M. de Fiesque.

(5) Recueil Enfin, dom François Boudier, religieux Bénédictin, a imaginé une

d'hommes illus- autre explication : il a écrit que M. Olier, après s'être démis de la.

ne M giunot cure de Saint-Sulpice, en 1632, ne garda d'autre bénéfice que Muxurine, l’abbaye de Pébrac (5).

La mémoire de M. Olier est encore en bénédiction dans le bourg de Pébrac : l'on y montre la chambre de l’abbaye qu’occupait Je serviteur de Dreu; elle a été transformée en oratoire. Sur une petite tourelle, à l’entrée de la cour, on distingue ses armes : ce qui semblerait indiquer qu’il tit construire cette tour, ou peutêtre aussi quelque partie voisine de l'édifice. Ce fut probablement avant l'établissement de Vaugirard ; car il cessa, dès lors, de porter les armes de sa famille, et y substitua les monogrammes de Jésus, Marie, Joseph.

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