‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 55 sur 251 · A LA SANCTIFICATION DE L’ORDRE SACERDOTAÏ · texte numérisé non relu

A LA SANCTIFICATION DE L’ORDRE SACERDOTAÏ

NAISSANCE DE M. OLIER, SA VOCATION PRÉDITE PAR S. FRANÇOIS DE SALES, SA CONVERSION À LORETTE,

Plusieurs écrivains ont montré que la famille de M.Olier, No de originaire du pays Chartrain, ne fut pas moins illustre par M: Olier. sa noblesse et ses alliances, que par les charges qu’elle exerça dans la magistrature, la diplomatie et la guerre‘ (1). Mr Mais ce serait s'éloigner tout-à-fait de l'esprit et des ré ses maximes de ce grand serviteur de Diet, que de commen- 74 et niv. cer son histoire par l’énumération de ses ancètres, « Je » ne sais, écrivait-il lui-même à son directeur, si je » ne rougirai pas de vous dire ici la parenté à qui Notre-

» Seigneur m'a allié : car il se rencontre que les trois per- » sonnes qui manient en ce temps-ci la justice, M, le

SE

@) Pierre Se. » chancelier (1), M. le premier président (2), et M. le

#9) Matthieu procureur général (3) sont nos parents, et nous nom-

bis me. ” Ment leurs cousins. Grâce à la miséricorde de Dieu, je liand, » suis mort au monde et à sa folle grandeur (4). » Par

(4) Mémoires .

aut.de M.Olier, respect pour ses sentiments nous nous bornerons donc à ce tom. 1. pag. 78. ce se : à

— Pie de que la liaison et l'intelligence des faits ne nous permettent

Le" pas de passer ici sous silence.

si t 1. Jacques Olier de Verneuil, son père *, d’abord conseiller *NOTE2,p.28. au Parlement de Paris, puis secrétaire de Henri IV, et

Maître des requêtes ordinaire de son hôtel, sut allier, avec

(5) Mémoires : : : à aut.de MOtier, es fonctions de la magistrature, la profession ouverte et

PAL te sincère d’une vie chrétienne, et d’une tendre dévotion at-civi de Paris. Re- envers l’auguste Mère de Dieu (5). Au mois de septem-

D atthie bre 1599 (6), il épousa Marie Dolu, dame d’Ivoy en

rose © Paul Berri ; et comme ces vertueux époux n'avaient rien plus

pp. de la à cœur que de former leurs enfants à la piété, Du donna

Pa, “ bénédiction à leur mariage, en sorte qu’ils se virent bientôt 7) Diction- ; : :

naire de la No- entourés d’une famille nombreuse. Les seuls registres de la

AERiNe fe paroisse Saint-Paul à Paris, sur laquelle ils demeurèrent

è 4 rater tant qu’ils habitèrent cette ville, nous font connaître les ? . . . .

Histoire de Pa- noms de huit enfants issus de leur union. Sans en faire

ris,t.1, p. 523. . . …,, Ho e (9) Remarques 1C1 l énumeération, nous nommerons ceux dont nous aurons

historiques, t. 1. aa : °à ï to « p.469 et p, 29, 0CCasion de parler plus particulièrement dans la suite :

pr François Olier de Verneuil, qui fut maître des requêtes, t 1 Se 1 ris, &, xv. p. puis président au grand conseil; Nicolas-Edouard Olier de

403. 104. , nu ut) Pie de Fontenelle et de Touquin, grand audiencier de France, et

M. Olier par, = : ‘ " M. de Bron. auteur de la branche de Maison ; enfin Jean-Jacques Olier

villiers,\ 1 v46. dont nous écrivons la vie (7). Il, I naquit à Paris, rue du Roi de Sicile, un samedi,

No e de 99 septembre 1608”, et fut baptisé le même jour dans

*NOTE 8,p.29. l’église royale de Saint-Paul (8), où il reçut le nom de (12) État-civis Jean (9), que lui imposa M. de Ligny, seigneur de Ren-

de Paris. Regis- 4: + : à

Fe dus Gants tilly (10), son parrain. Ce nom, sous lequel on le désigna

er depuis dans sa famille (11), est le seulque lui attribuent les Paul, v.26. registres qui font foi de son baptème (12), quoiqu'il ait

port van!

reçu aille mèên saint prote La

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» rati » mor » SeCO » cette » Sain!

» frère » Ang » moi » nis » vanit Peu velle n pour y un des tion fût lement qu’il co ticulièré si gran » dit-il, » de bo » mais

ENFANCE DE M. OLIER. 3 porté aussi celui de Jacques qu’il prit peut-être en recevant le sacrement de Confirmation (1), selon la coutume (1) Remarreçue dès-lors. Du moins il est nommé presque partout a LEUR ailleurs, Jean - Jacques Olier; et il nous apprend lui- ** même qu’outre saint Jean, il avait encore pour patron saint Jacques le Mineur, et qu’il les honorait comme ses protecteurs et ses modèles *, *NOTE 4,p.30, La nouvelle naissance qu’il reçut sur les fonts sacrés, fut la seule dont il se fit gloire, dès que Dieu lui en eut découvert l’excellence. « Je renonce à toute connaissance selon » la chair, disait-il dans la suite, en empruntant le lan- » gage de l’Apôtre : neminem novimus secundum carnem. » Grâce à la miséricorde de DEu, je suis mort à la géné- » ration d'Adam. Par le baptème, jai fait profession de » mort à la première génération, et je ne vis plus qu’à la » seconde, vraiment glorieuse pour moi; puisque, par » cette régénération , j’ai Du pour père, l’Église et la » sainte Vierge pour ma mère, Notre-Seigneur pour mon » frère aîné, le reste des Saints pour mes frères, et les » Anges pour serviteurs. O mon Dieu et mon père, faites- » moi la grâce de ne jamais souffrir que j'estime ce monde » ni sa grandeur, lesquels je suis convaincu n’être que » vanité et que folie (2). » (2) Mémoires Peu après qu’il eut été consacré à DrEu par cette nou- #4 Fr velle naissance, il fut porté au faubourg Saint-Germain pour y ètre nourri (3), Du voulant apparemment, Par ;3 remarques un dessein particulier, que le lieu de sa première éduca- og tion fût la paroisse même de Saint-Sulpice, au renouvel- re id lement de laquelle il devait se consacrer tout entier, et villiers, tom. 1. qu’il contractât ainsi, dès le berceau, une affection par- Lie di ticulière pour ce lieu, où il devait engendrer lui-même un si grand nombre d'enfants à l’Église. « De tout temps, » dit-il, Dreu m’a séparé de la famille : il m’a tenu élcigné » de bonne heure de la maison, n’y ayant point été nourri, » mais au faubourg Saint-Germain, dans la rue Saint-Sui-

(+) Mémoires » pice +, où il semble que Dieu prenait plaisir à me faire

rs n » respirer l’air de mon église, et du lieu où il désire que

Remarques his- , :

oo) tarot 2 LS le serve (1). »

pag: 283. Ce fut là que, dès l’âge le plus tendre, il donna les pre-

LUTA (4 : ° Q .

Premiersin. Miers indices de sa vocation au service des autels, et de

dices de la vo- cette religion profonde qui parut en lui avec tant d’éclat

cation de M. : i 1 Olier À l'état dans la suite. On a lieu de croire que sa mère, avant de le

ecclésiastique. Mettre au monde, avait eu le pieux mouvement de le consa-

(2) Mémoires Crer à la très-sainte Vierge (2). Lorsqu'elle le portait dans

t.de M.Oli | DL pag 206” SOn sein, elle eut un songe qui la frappa beaucoup, à cause

du rapport qu’il paraissait avoir avec celui que l’on ra- (8) La Vie de Conte de la mère de saint Dominique (3). Durant son S oménique, sommeil elle crut voir un flambeau ardent qui poussait

par le PèreTou-

ron , in-k. — : ++ . e Paris, 4720, Liv. Sd flamme sur un globe et qui l’embrasait * (4); comm

1. c. 2. p.81. si l’auguste Reine du ciel eût voulu faire connaître qu’elle

Re prenait cet enfant sous sa protection, et qu’il serait aussi

FE ar es - un nouvel instrument de sa gloire. Si madame Olier n’alla

diers t. 1. p.8 pas jusqu’à se persuader que ce flambeau fût un signe

‘ du zèle et de la charité que son enfant devait un jour ré-

pandre dans l’Église, elle commença du moins à penser

que Dev avait sur lui quelque dessein particulier, lors-

qu’elle remarqua en lui une sorte d’instinct religieux, as-

sez surprenant dans un enfant de son âge. Nous lisons

de saint Thomas d’Aquin, que l’unique moyen d’arrèter

ses larmes, dans son enfance, était de lui mettre quelque

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