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ENFANCE DE M. OLIER, 11 » qui » puissant avoir eu la parfaite connœssance de trois ilre la » lustres enfants de feu M. Olier, lorsqu'il était intendant » de la ville de Lyon. MM. François, René et Jean-Jacques crai- » Olier, surnommé l'abbé, jusque là même (j'en suis fort nfant » souvenant) qu'un jour de jeudi je leur fis compagnie | faire » pour aller ouïr le saint sacrifice de la Messe qui fut célétance, » bré dans la petite chapelle des Filles de la Visitation de rréso- » Bellecour de Lyon, par le révérendissime François de ançois » Sales Évèque de Genève, où se rencontra pareillement plutôt » madame Olier, leur mère. Après la sainte Messe, madame ia avec » Olier alla présenter ses enfants à cet illustre prélat, pour mème » qu'ils lui fissent la révérence. Il les accueillit avec une ice aux » tendresse paternelle, les embrassa l’un après l’autre, et Jour $i » comme il les louait tous également, madame leur mère des sur » répondait à ce grand prélat : Que Jean-Jacques, le plus cœur et » jeune, n’était point sage, mais discole, et tellement dérénant le » glé en ses déportements qu’il donnait souvent sujet à son ment de » père et à elle-même de pester contre lui. Alors le saint, u, et de » pour consoler cette mère dolente, répondit : #6, Ma- » dame, un peu de patience, et ne vous affligez pas, cur » Dieu prépare en la personne de ce bon enfant, un piété de » grand serviteur en son Église : et, ayant mis les mains Dœu. I » sur la tête de l'enfant, il l’embrassa fort tendrement ifitune D » ct lui donna sa bénédiction : qui est tout ce que le e parler » soussigné a vu et oui dans cette heureuse rencontre, où iè » La vérité l’oblige d’en donner et porter témoignage. » Ce 11 du mois d'août 1670. Chaillard, curé de Ville-
» franche (1). » A) Attes-
Le père Hilarion de Nolay, qui pouvait avoir appris le Para W:5"66
ontre, et fait de témoins encore vivants, met dans la bouche de saint rule on
un écrit Francois de Sales ces paroles, qui portent comme l’em- des Catéchis -
; | , « Fr : ; . mes de Suint-
,quifut D preinte et le caractère original de son esprit : Madame, il Spice, iv. à.
nt-Siége, faut pardonner quelque chose à la jeunesse, les humeurs p. 4.8.
gaies ne sont pas les plus malignes : je n'ai qu'à vous Eu toul- dire que j'ai consulté Dieu sur la vocation de votre fils.
Soyez consolée ; le Ciel l'a choisi pour le wi, veut le bien
(1) La Gloire de son É‘ylise (1). M. de Bretonvilliers, dans :.: Mémoires, de Saint Frane le Père Giry et d'autres auteurs s'expriment à peu près pee at: de la même manière, et s'ils différent quant aux termes,
2e partie, pag.
264.205. ils s’accordent tous à faire dire à saint François de Sales,
“NOTE7,p.32. que Dieu lui avait manifesté la vocation de l'enfant *.
Sai ec Le saint Évêque fit plus encore; après avoir dit à la çois de Sales mère qu’elle ne devait plus s’arrèter à ses doutes, et lavoir
rad nn x engagée à changer ses craintes en actions de grâces, il la lui pour l'éle- pria de lui donner son fils pour qu'il le formât lui-mème
re aux vertus et à la science ecclésiastiques. Son dessein était, en quittant Lyon, de remettre à son coadjuteur la conduite
du diocèse de Genève, et de se retirer dans une espèce
a) LEsprie d'erMitage situé sur le rivage du lac d’Anneci. Il y avait
ne . 4 déjà fait bâtir cinq ou six cellules (2), et c'était dans cette "oi (4 d 68, à ; : A : :
recueilli de di, Solitude qu’il se proposait d’avoir le jeune Olier auprès de
vers écrits... , part iv, ch 3 SA personne, comme autrefois le grand-prêtre Héli eut
(3) Pie de M. en sa garde la jeunesse de Samuel. Cette résolution mé-
Olier, par M. | | | de , de Bretonvit - rite une attention particulière (3). Trois ans auparavant,
liers, 1, 1, p, ‘ ur ce :
18. — Gran- M. Bourdoise lui témoignant son étonnement de ce qu’il ne
oo consacrait pas ses talents à la formation des ecclésiastiques : MémoiresurM. « J'avoue, lui avait répondu ce saint Évêque, et je suis
Olier, par M. A EL . à Laudrand, p. » très-persuadé qu'il n’y a rien de plus nécessaire dans