‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 75 sur 251 · NOT · texte numérisé non relu

NOT

M, Olier Lennit Le méme largage à ln mère Agnès, après qu'il l’eut reconnue ; et la mère Agnës parlait d'elle-même en des termes plus extraordinaires encore, malgré l'innocence de sa vie. Elle écrivait à M, Ofier : « Vous me parlez toujours de vos misères, et » dites que vous allez de pis en piss si vous saviez comme fait » celle pauvre abominable, en dépit de Dru et de la sainte Vier- » ge et de son pauvre Ange gardien, qu’elle contriste continuel- » lement, et empêche de la jouissance d’une gloire accidentelle ; » elle ne fait que se vantrer dans l'abime de ses péchés. Vous » vous trompes à mon égard, je vous le dis en vérité, je suis une » misérable hypoerite, Toutes les furies infernales n’ont pas tant » de malice que moi, »

NOTE 3, p, #4, — Le père de S. Vincent dit que l'apparition de la sainte Vierge & li mére Agnès, touchant M. Olier, eut lieu (1) La Vie en CN 1630 on À peu près(1), M. de Lantage la fixe vers l'an 1631; ubréyé de la F. cette dernière date est plus exacte, puisque M. Olier, dans ses ur Mémoires, marque le fit sous l'année 1631 (2). Il dit d’ailleurs, v. 38. qu'il vil la mère Agnés trois ans après qu’elle eut cemmencé (2 TomA,p.81, de prier pour lui, et ce fut en 1634 qu’il la vit pour la première fois, Enfin, cette dernière année, la mère Agnès lui déclara qu'elle avait fait pénitence pour lui l'espace de trois ans, ce qui reporte (3) La Pie l'apparition à 14H (4),

REA e M, de Lantages, en rapportant les circonstances de ce fait exia eupe, traordinaire, s'exprime ainsi : « La très-sainte Vierge lui dit : « Prie mon Fils pour un tel, lui nommant M. Olier, alors abbé de » Pébrae, » Ou encore, selon le père de Saint-Vincent : « Prie (&) L’Ann. pour Jean-Jacques Olier, abbé de Pébrac (4). * Un extrait des . his. 1, Mémoires de M, Olter (5), ainsi conçu : Prie mon Fils pour ,p.456. A. parlant de ve misérable pécheur, a donné lieu à ces maniè- (5) Tom. 1, res de parler; mais au tome 11 de ses Mémoires (6), M. Olier exv. 84. plique cette réticence, et rapporte ainsi dans leur entier les mêmes (6) bid. p.306, paroles ; Prie mon fils pour l'abbé de Pébrac ; c'est Le nom de mon abbaye; M, de Bretonvilliers les a citées de cette dernière

manière, qui est la véritable, M, Olier fut pénétré toute sa vie d’une reconnaissance d’autant plus vive pour la mère Agnès, qu’il se croyait redevable à ses priè- (7) Mémoires res de sa fidélité à sa vocation, et même de sa persévérance dans aut.de M.Olier, |a vertu, « Les prières (1 les secours de cette sainte âme, dit-il (7), OP furent si nécessaires ina conversion, dans l'ordre de Ja divine Are providence, que peutsétre sans elle j'aurais été abandonné à mes v. 3. “entions, et délaissé aux passions des désirs de la chair (8). »

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