‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 86 sur 251 · LORS · texte numérisé non relu

LORS

Union toute céleste que Dieu forme entre la mère Agnès et M.

Olier.

(4 Wie Ms. ib.

(2) Vie de la mère Agnès, in- 40,p. 507.

monastère, se rapportent directement au fait de l’apparition, et ne tombent que sur ce fait, comme on le voit par toute la procédure.

Maïs la suite du récit que nous avons interrompu en confirmera encore la vérité, et montrera, dans l'union de la mère Agnès avec M. Olier, l’ouvrage de la miséricorde et de la sagesse divines. Cette union de grâce, qui avait pour fin d'élever le serviteur de Dreu à la perfection la plus éminente, et de faire passer en lui le zèle dont bràlait la mère Agnès (1), n’est pas sans exemple dans l’histoire des hommes apostoliques. Elle est tout-à-fait semblable à celle que l’Esprit saint avait formée entre saint Jean-de-la-Croix et sainte Thérèse, et dont le but était aussi de communiquer au réformateur du Carmel le zèle de cette vierge séraphique, et de le rendre, par ses exhortations, le digne instrument des desseins de Dreu. On peut admirer ici la conduite de la divine providence : pour préserver les hommes apostoliques du poison de l’orgueil, qui corrompt jusqu'aux œuvres les plus saintes, elle leur associe quelquefois, comme cause nécessaire de leurs succès, les instruments les plus faibles en apparence ; elle attache à la prière ardente d’une simple femme, la grâce divine qui éclaire, touche et convertit : effets que toute l’éloquence et tous les moyens humains s’efforceraient vainement de produire. Telle est la part que Dieu a voulu donner quelquefois à plusieurs saintes femmes dans les travaux des hommes apostoliques, incapables qu’elles étaient de remplir dans l'Eglise un ministère public : elle est aussi celle que la mère Agnès a eue dans ceux de M. Olier, et c’est le principal fondement des éloges du clergé de France, que nous avons rapportés *. Il serait difficile de se représenter l’abondance des consolations célestes dont l’un et l’autre furent inondés (2). M. Olier, apprenant de la bouche de la mère Agnès les destinées qu'il devait remplir dans l'Eglise, en demeura tout confondu : et, sachant qu'il

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