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5) lie de M.
Alain de Solminihae, iv. t, ch.
(6; Mémoires de M. du Fcrrier, Ms. de Sainte-
Genevièrve,p. 45.
de la Bibl. royale
SUR LA RÉFORME DR L'ABBAYE DE PÉBRAC, TENTÉE PAR M. OLIER DE CONCERT AVEC L’ABBÉ DE CHANCELLADF.
NOTE 13, p. 93.— Lorsque saint Vincent de Paul écrivit au nom de M. Olier à l'abbé de Chancellade, pour l'engager à réformer l'abbaye de Pébrac, M. de Sourdis, archevèque de Bordeaux, fit à ce dernier la mème demande en faveur de son abbaye de Notre-Dame-de-Sablonceaux en Saintonge. Alain, se voyant alors dans l’impossibilité de donner à l’un et à l’autre la satisfaction qu'ils désiraient, prit le parti de consulter saint Vincent lui-même, en le priant d'en conférer avec M. de Barrault, archevèque d'Arles (1), sa lumière et son conseil dans les occasions difliciles (2). Après avoir pris en eflet l'avis de ce prélat, saint Vincent écrivit à l'abbé de Chancellade, le 23 août 1633 : « Voici l'avis de monseigneur » l’archevèque d'Arles : il juge que vous devez satisfaire monsei- » gneur de Bordeaux le premier, et M. l'abbé Olier le -econd. Mais » si monseigneur l'archevêque n’a fait accommoder Sablonceaux, » nm n'est sur le point de le faire, il juge que vous ferez bien de » traiter pour Pébrac. Si donc l'intention de monseigneur de » Bordeaux ne peut être exécutée présentement, il faudra traiter » avec le tout bon M. l'abbé Olier. Il y à dix huit religieux en cette » abbaye (3). » L’archevèque de Bordeaux leva sur-le-champ tous les obstacles, et l'abbé de Chancellade envoya à Sablonceaux douze religieux de sa réforme (4).
NOTE 14, p.93. — M. de Caulet, abbé de Foix, dont il sera souvent parlé dans cette Vie, fit lamème demande à M. Alain de Solminihac, pour réformer aussi ses religieux (5). l consulta dans la suite la Sorbonne sur la difficulté qu’il croyait devoir faire, d’admettre aux saints Ordres des religieux déréglés ; et il fut unanimement répondu que, n’observant pas les vœux qu’ils avaient prononcés, ils n'étaient pas en état d’être promus aux saints Ordres, ni d’être admis aux sacrements, quoiqu’ils eussent protesté au supérieur régulier, entre les mains de qui ils avaient fait leurs vœux, ne vouloir en user que de cette manière. Le motif de cette décision fut qu'un particulier n’a pas le pouvoir de se former une nouvelle règle, ni le supérieur de le dispenser des vœux essentiels, ni même l’évêque (6).
NOTE 145, p. 97. — Le Père Cloysault, dans la Vie du Péère de Condren, fait peut-être allusion au désir que M. Olier avait d’embrasser la vie monastique à Pébrac, durant cette mission, ou plutôt lasuivante. «M. Olier, dit-il, faisant paraître un grand désir d’entrer
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» en communauté, et se trouvant dans l’état qu'il avait souhaité, » écrivit au Père de Condren pour prendre une dernière résolu- » tion sur sa demeure dans la solitude, Le Père de Condren l’en » détourna fortement, sur ce qu'il reconnut que Dieu, lui faisant » estimer la retraite, ne lui imposait pas l'obligation de la garder, » et lui donnait au contraire de la capacité et de l'inclination pour » agir. Son désintéressement pour sa congrégation parut dans » cette occasion, puisqu'il n'y a point de doute que s’il lui eût (0 Pie du Père » conseillé d'entrer dans la congrégation de l'Oratoire, comme 4e Condren, lv. » il fit au Père de Saint-Pé, il lui eût obéi (4), » ILE
ACTES OÙ CARDINAL DE LA ROCHEFOUCAULD CONTRE LA RÉFORME DE CHANCELLADE.
NOTE 16, p. 98. — Le cardinal de la Rochefoucauld, délégué en 1622 par le pape Grégoire XV, pour réformer, en France, les Chanoines de Suint-Augustin, avait eu d'abord le dessein de les diviser en plusieurs congrégations ; et il semblait que la Providence eñt suscité trois hommes doués de toutes les qualités nécessaires pour exécuter ce plan de réforme, le Père Faure à Paris, le Père Gallet dans l’Anjou, et l'abbé de Chancellade en Guyenne (2). Ce dernier, dont la réforme était plus austère, et (9) Histoire des plus conforme à l'esprit primitif de l'Ordre, avait été subdélégué Chanoines reguen 1630, et avait mème reçu du cardinal une commission expresse rs a LI) E pour réformer les monastères des provinces éloignées ; mais le Père Faure, élu supérieur général de la congrégation de Paris, crut qu'il était plus utile au bien de l'Ordre, de ne faire qu'un seul corps, dont le chef-lieu serait la maison de Saïnte-Geneviive, et parvint à attirer à lui, non sans peine, le Père Gallet (3). IL (3) Histoire des trouva plus d'opposition de la part de l'abbé de Chancellade, dont Gumonres régu la v'e dure et austère n'aurait pu s’allier avec la réforme mitigée 752, ra des Génovéfains. Ceux-ci ne pouvant l’amener à se fondre dans 983, 384. — Wie
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leur réforme, et craignant que celle de Chancellade, en grande $,pininue. réputation de ferveur, ne s’étendit bientôt dans toute la France, crurent devoir user de l'autorité du cardinal pour en arrêter les progrès, et le concordat de M. Olier avec l'abbé de Chancellade fut le prétexte dont ils se servirent, Sollicité par les Génovéfains, le cardinal entra volontiers dans le zèle de ces bons religieux contre la réforme de Chancellade (4). Son intention était dès-lors, (9 ist. ete. quoiqu'il ne l'eñt point déclarée par acte public, de ne former, SÉRIE TIR selon les désirs du Père Faure, qu'une seule congrégation de tous les monastères de France; et il agit en conséquence, contre M. Aloin de Solminihac, avec une activité et une promptitude qu:
{:) Letire de M. de Buarrault à Alain de Solminihac du 91 oct, 1634, — Lettres autographes de M. Olier, p.
69 bis,
(2 Fie admirable dr sœur Agnes de Jésus, th, Ms.
(4) Vie udmirable de sœur Agnès, t. 1, Préface.