RES NOTES
la droiture de ses intentions pouvait seule justifier. En vain M. de Barrault, archevèque d’Arles, vint le supplier de ne rien ordonner avant d'avoir entendu l'abbé de Chancellade, il ne put rien obtenir (1). Le 4e mars 1635, le cardinal déclara que tous les monastères des Chanoines de saint Augustin re sormeraient plus en France qu'une seule congrégation, celle de Paris ; et défendit de recevoir, sous prétexte de réforme, aucuns religieux qui ne seraient pas envoyés par cette congrégation ; défense qui d'abord lia les mains à M. Alain de Solminihac : mais deux ans après, poussant les choses à l'extrémité, le cardinal ordonna, pur sentence, Punion des monastères de cet abbé à la congrégation de Paris. En vertu de cette union, il était permis à chacun des religieux de M. de Solminihac de quitter leurs monastères pour embrasser la réforme des Génovéfains, ce qui devait être, et fut en effet, le sujet de grandes divisions et de beaucoup de désordres. Ces monastères, qui étaient au nombre de quatre, persévérèrent néanmoins dans leurs observances comme auparavant.
NOTE 17, 0. 99. — La mère Agnès ne priait pas seulement pour les missionnaires qui s'étaient joints à M. Olier ; voulant augmenter autant qu'il dépendait d'elle le nombre des ouvriers évangéliques, elle donna à M. Olier un jeune homme qui servait les messes et était occupé à la sacristie du couvent de Langeac, afie qu'il fût employé à la mission après qu'il s’en serait autant rendit capable par ses progrès duns la science, qu'il l'était déjà par sa solide piété (2).
M. OLIER A CONTRIBUÉ PLUS QUE PERSONNE A FAIRE CONNAITRE LES VERTUS DE LA MÈRE AGNÈS.
NOTE 18, p. 100. — « M, Olier, dit l’un des historiens de la » inère Agnès, à remarqué en elle des vertus et des grâces fort » particulières, dans ie peu de temps qu'il a communiqué avec » elle, et qu’il en a reçu le dépôt de tous ses secrets. J’omettrai, ajoute-t-il, le témoignage des personnes qui Pont conduite : » mais faut-il au moins que je dise que M. l'abbé de Pébrac, » maintenant curé de Saint-Sulpice, lui attribue, après la misé- » ricorde de Dieu, tout ce qu’il a de bons sentiments et d’aflec- » tion au bien; et qu'il n’en saurait parler que dans une telle » passion de reconnaissance, s’il est permis de s'exprimer ainsi, » que chacun juge bien que les secours et les avantages spirituels » qu'il en a reçus, sont presque infinis, puisqu'il ne fait point de » fin à sa mémoire et aux ressentiments qu'il conserve (4). »
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