‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 104 sur 489 · APPARITION DE LA MÈRE AGNÈS · texte numérisé non relu

APPARITION DE LA MÈRE AGNÈS

» cette sainte àme venir à moi, avec une grande ma- (1) Summari- » jesté (1). Elle tenait d'une main un crucifix et un cha- A 4 D » pelet de l'autre Son ange gardien (2), parfaitement à 45. »beau, portait l'extrémité de son manteau de chœur (3), (2) Hoi. . et de l’autre main,un mouchoir pour recevair les larmes AA Ibid. Lest, » dont elle était baignée. Me mourant un visage pénitent » etaffigé, elle me dit ces paroles : Je pleure pour toi; ce qui me donna beaucoup au cœur, et me remplit d'une » douce tristesse *, Durant ce temps je me tenais en es- * NoTE 1. » prit à genoux devant elle, quoique je fusse effectivement (4) L'Annce » assis.Cela passé, je le dis aussitôt à mon directeur, qui ne sn » meréeponditrien, sinon quelles étaient les paroles qu'elle oMaSo te Ai » m'avait dites ; je ne pus les lui rapporter n’y ayant point F Gue » fait réflexion, et néanmoins je m'en souviens fort bien. part a » Je crus sur l'heure que c'était la sainte Vierge’ (4), à p. 124.195. cause de la sainte gravité etde la douce majesté avec les- » quelles elle m'apparut, et à cause de l'ange qui lui ren- » dait les mêmes offices qu'un serviteur rend à sa dame. » D'ailleurs, je ne sentais, en ce temps-là; que la dévotion » à la très-sainte Vierge. Je crus aussi qu'en me présen- » tant le crucifix et le chapelet ; elle voulait m'apprendre » que la croix et la dévotion à la wès-sainte Vierge se- » raient les instruments de mon salut et la conduite de ma » vie. »

Le silence de saint Vincent de Paul, en cette occasion , fut l'effet de sa sagesse consommée et de sa rare prudence. [mitant la conduite du saint patriarche Jacob , lorsque son fils lui racontait les signes de sa grandeur future, il ne put s'empêcher de considérer celte grâce (5) Mémoire sur M. Olier,par M, Baudrand.p.

faveur du ciel, et connut par Ià que Das jetait les yeux ©:

dans une âme si humble et si docile, comme une insigne

sur lui pour exécuter par son ministère de grandes choses M. Olier désire connaitre la mère Agnès.

Mais, comme si cette faveur n'eût pas fait une assez vive e us er d'elle e impression sur M. Olier, Dieu voulut la renouvel- Auvergne.

dans son Eglise (5).

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(4) L'Admira- ler (1) presque aussitôt. « Après cette apparition, ajoutenur te da » t-il, cette sainte âme revint une autre fois, à peu de Ur chape 1e,» temps de là, pour me confirmer dans ladite vue, et je — oummartium,

Ibid, test, x. » l'ai aussi présente à l'esprit, que si je la voyais encore. » Loiret Cette seconde visite , et probablement le costume sous le- Sr à Olier. quel la mère Agnès lui avait apparu, firent comprendre à

M. Olier que la personne qu'il avait prise d'abord pour la

(2) Déposition mère de Dieu, était quelque religieuse de l’ordre de saint de la mère Fran- 1 é ’ , çoise des Séra- Dominique, encore vivante. fl éprouva , dès ce moment, phins. — Sum 1 qésir de faire une exacte recherche pour savoir dans quel marium , ete.

test. XV. monastère elle se trouvait (2) : mais comme il lui tardait

beaucoup de se mettre en marche pour Pébrac, et que tous

ses préparalifs de voyage étaient faits, il ne voulut pas difré-

rer davantage. [l partit donc incontinent après sa retraite,

avec les compagnons qu'il s'était associés. Le jour du départ

fut pour eux un jour de fête, surtout pour M. Olier. « Jus-

» qu'alors, dit-il, on n'avait point vu des personnes de

» qualité se livrer aux travaux de la mission ; notre bon

» maître prit plaisir à me faire commencer, et se servit de

» moi pour mettre en branle plusieurs personnes de con-

(3) Mémoires ” dition , que j'amenai avec moi dans les déserts d’Au-

aut. de M. Olier. » vergne , pour les dépayser et les accoutumer à la fati- Lin p.262 gue (8). :

On conçoit aisément à quoi s'uccupa et de quoi s’entre-

tnt, pendant toute la route, cette compagnie de mission-

naires. Quoique M. Olier eût renoncé à faire alors des r'e-

cherches pour connaître la servante de Dieu, qui lui avait

apparu , il ne laissait pas de prendre des informations du-

‘ant le chemin, sans se douter encore que la Providence le

conduisait tout auprès de la petite ville où demeurait cette

sainte fille ; car Langeac, où était situé le monastère de la

mére Agnès, n'est qu'à deux lieues de l'abbaye de Pébrac,

qui devait être le centre de la mission. Lorsqu'il arriva à

Riom, ville d'Auvergne, éloignée de dix-huit lieues de

Langene, il entendit parler de la mère Agnès, comme d'un

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'ition, ajouteois, à peu de dite vue, et je yais encore, »

stume sous lecomprendre à ‘abord pour la ordre de saint ss ce moment, voir dans quel > il lui tardait ac, el que tous oulut pas difféès sa retraite, jour du départ k Olier. « Juspersonnes de on ; notre bon else servit de onnes de condéserts d’Aumer à la fati-

quoi s’entree de mission-

alors des r'e- , Qui lui avait brmations du- ’rovidence le meuraitl cette nastère de la e de Pébrac, qu'il arriva à uit lieues de comme d'un

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