VI. chap
(3) Attestations aulograph. touchant M. Olier, p. 181.
La mère Agnès meurt. M.
Olier écrit aux religieuses de Langeac pour les consoler,
(4) Année Dominicaine , etc.
ibid, p. 462.
(5) Vie de lu mère Agnès de Jésus, 2: part.
ch. xx. p. 569.
el suiv.
(6; L'admirable vie, elc. tx.
Préface.
(1) Mém. au.
de M. Olier, 1.1.
» j'étais encore dans cette niaiserie, de croire qu'il fallait » s'affliger après de telles pertes, qu'il fallait même donner » ce témoignage à l'amitié d’une si sain'2 personne ; ce » qui est une des manies du monde , comme si les saints » ne gagnaient pas au départ de cette vie (1).»
M. Olier, ainsi consolé, songea à consoler à son tour les
religieuses de Langeac, que cette perte avait jetées dans la consternation, et dont la douleur semblait n'avoir pas de bornes. II commença sa lettre par cette salutation :
« Mes révérendes Mères, Jésus-Cnrisr délaissé de son » père, la mère délaissée de son fils, soient votre consolation et votre appui.
» Quoiqu'il n'y ait rien de plus commun dans le monde
que les pertes, la vôtre ne peut être commune : je le » connais assez par ce que j'en éprouve, moi qui ne saurais » prétendre si légitimement que vous à la possession de » votre bienheureuse mère. Vous avez eu sujet de gémir
» quelque temps, et vous pouvez encore soupirer à l’ou-
» verture de ma lettre, en voyant la plaie que cette mort » à faite à mon cœur. Mais, toutefois, mes révérendes
» Mères, ce qui doit nous consoler tous également, c’est » qu'étant obligés d'oublier nos intérêts pour procurer » ceux de Dieu , nous sommes assurés qu'il gagne dans » nos pertes ; et qu'aujourd'hui il possède pleinement cette » âme, que l'usage de sa liberté retenait auparavant in- » certaine, el dont il n'avait encore que l'attente. Mes » révérendes Mères , que saurions-nous perdre dans un » événement qui enrichit même la majesté de Dieu ? Vous » avez perdu une fille, el vous avez une sainte ; elle était » dans vos bras , et elle est dans le sein de Dieu,
» Mais , outre cela , ne devons-nous pas nous réjouir > du bonheur de votre mère? Vous aimiez mieux sa vie
» que la vôtre, comme vous me le mandez ; vous ne devez » pas moins aimer sa gloire : et si vous vous affligiez au- » delà des premières surprises , ce serait haïr et pleurer
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