‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 137 sur 489 · LE PÈRE DE CONDREN DOIT FORMER M. OLIER · texte numérisé non relu

LE PÈRE DE CONDREN DOIT FORMER M. OLIER

dit-on, qu'il donnerait naissance à une congrégation de (1) Abelly.

saints prêtres qui travailleraient avec fruit et bénédic- de Vie F die , de S. Vincent

tion (1). Le père Eudes , instituteur d'une autre congré- t.1.liv.r. p. 35,

at! Ê Te A . CE . +. P: 571. — E-

gation , vouée au même objet que la précédente , savoir pistolæ ad Cle-

l'éducation des ecclésiastiques dans les séminaires et les ”e#tem x1. Ro-

Dee , : < : ma 1709. p.66.

missions , fut également formé par le père de Bérulle > * NOTE 4.

qui prévit aussi combien il serait un jour utile à l'Eglise de PA UE Dieu (2). Ces ecclésiastiques et quelques autres , que la an 1623. p. grande piété de ce saint prêtre avait réunis sous sa direc- (3) Vie de Piertion , recevaient dès-lors dans leurs âmes la semence pré- na PÉNUIEper

Tabaraud, t. 1.

cieuse qui donna dans la suite des fruits si abondants (3). ne ju chape.

Mais ces fruits devaient être lents à paraître , etles desseins de Dreu sur les instituteurs des séminaires demeurèrent long-temps cachés.

La congrégation de l’Oratoire elle-même , quoique née Lui à ere pour répandre ces établissements dans le royaume, ne Condren est Cr er te -dà ss dé:la: conduite: dus: ti destiné àformer s'occupa guère que des missions, de là conduite des pa- jes premiers roisses, et surtout de la direction d’une multitude de col- fondateurs des , Aa $ LT x ,, Séminaires en léges (4), comme l'avait craint son instituteur *: jusqu’à France. ‘e qu'enfin le père de Condren , qui lui succéd: écnt (2 Hum our ce qu’e père condren ; qui lui succéda, exécnta 37, Giier, par M. le dessein de la divine Providence ; non pas, toutefois, en SR D. 4. à RTS NRA . ; — Vie du père établissant lui-même des séminaires , mais en préparant Eudes, Ms. pag. enate Die : lait à ieter | ‘emiers fond 17.— Vie du méles sujets que Dieu appelait à en jeter les premiers fonde- prince, p. ments. Ce grand personnage, dont le père de Bérulle di- 70: De : saitavec étonnement, qu'il avait reçu l'esprit de l'Ora- (5) Vie du père de Condren, par le père Amesi importante. [L jouissait partout d’une réputation de pet lis . CN. X, n. 1.

tire dès le berceau (5), était bien digne d’une mission

sainteté vraiment extraordinaire , et l’on aurait peine à croire jusqu'où allaïi la vénération pour sa personne , si nous n’en trouvions les témoignag s les plus authentiques dans tous les écrits de ce temps, et dans les sentiments que professaient pour lui les hommes d’ailleurs les plus recommandables *. Le cardinal de Bérulle , doué lui-même N0TE 6. de tant de dons de la grâce, et si éclairé dans la science des saints , se prosternait quelquefois à terre en passant

(1)Cloysaalt Vie Ms. 1.

( 9) Mém. aut

de M. Olier. t. tx. ;

(3)Cloysault, Ibid. p- 264. — Mémoires de Fr du Ferrier,

devant la chambre du père de Condren , pour baiser les

1. pe.véstiges de, ses pas ;.et.il écrivait: à.genoux:et tête nue.ce “qu'il lui avait-entendu dire (2). Saint Vincent de Paul n’en

u avait pas une moindre: estime :‘« Il:m'en. a parlé :souvént » en des termes qui paraltraient incroyables, dit M. Olier ; » et'je me souviens qu'il mé dit à son: sujet ::Il ne: $’est », : point trouvé un homme semblable lui: n0n:est: inven- ,. tus similis illi, et mille autres choses, sémblables ; ‘» jusque-là, que lorsqu'il apprit sa: mort, sè jelänt à .ge-

“»noux et se frappant là poitrine’, il:s'acegsait, les:laries

.» aux yeux , de n'avoir point honoré :ce::saint; homme

‘h autant qu'il: méritait de l'être(2).» Enfin sainte Chiuutäl, après quelques entretiens qu’elle ent. avec: le père. de:Condren , fit de lui cet éloge , le plus beau. qu'on-puisse faire

154. — Vie Le d'un homme mortel. : 484 Dieu a donne: à l'Eglise: natre

père de Condren,

par Caracciolt',

in-12. p. 123.

bienheureux fondateur pour instruire les: hommes, il me semble: ‘qu'il a rendu le père de Condren: capable 'd'instruire les anges (3). En‘effet, l'un des priviléges ‘de ce. saint personnage a été, selon la remarque de l'un de ses historiens , d’avoir dirigé un grand nombre “d'âmes : des plus rares.et. des :plus, éminentes de son “siècle ” « Dixu: l'avait. fait’ pour-les: saints, dit-il, et °» l'av ait mt capable de :les:conduire à la perfection: la » plus'sublime : il n'était point de. voie de sanctification

(4) Glogsai »si extraordinaire qu'il-né comprit d'abord ; et il en con-

. ‘Ms. t.'

Vie du père dé ». naissait de tant de sortés, qu ‘il croyait que le nombre

Condren. 1. Vi. :

pag. 307. 508.

Le père de Condren forme M. Olier et quelques ec — clésiastiques

», des-saints de nos jours ; quoique plus cachés , égalait » cependant celui des premiers siècles de l'Eglise, (4). » »* Tel fut le digne successeur du père de Bérulle, l'héritier de son esprit. Non moins éclairé sur la vocation de M. Olier, que ne l'avait été la mère Agnès de Langeac , il

dont Dieu lui reconnut en lui l'un des instruments choisis de Dreu pour fait connaitre la

an

réaliser, en France, les vœux de l'Église touchant l'établis-

(8)C AA sement des séminaires, et prit un soin tout particulier de

Vies Mss p. 255. 256.

sa sanCtification (5) et de celle de quelques ecclésiastiques

ir baiser les

tête nue ce de Paul: n’en

rlé :souvént lit M.: Olier ; :: Il ne: s’est test invensémblaäbles ; } jelänt à ge- L, les:lartnes ain: homme nie Chantal, père; de: Conpuisse: faire Eglise: notre hommes ; il ren: capable es priviléges que de l’un and nombre

ntes de son s, dit-il, et perfection: la sanctification elil en cone le nombre hés , égalait Eglise, (4). »

lle, l'héritier vocation de Langeac , il le Dieu pour ant l'établisarticulier de clésiastiques

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Su. dose

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