‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 145 sur 489 · ÉLOGE DU PÈRE DE CONDREN · texte numérisé non relu

ÉLOGE DU PÈRE DE CONDREN

» à demain ; Notre-Seigneur ne lui en donnant point l'ou- » verture ni la facilité, Quelquefois même il disait en riant

» à ceux qui le sollicitaient d'écrire : Voyez-vous , les

» apôtres n'ont écrit que fort peu de lettres en leur vie :

» j'en ai déjà écrit plus de cent.

» Mais la raison la plus forte pour laquelle il n'a point » écrit se doit prendre dans l'ordre de la divine providence.

» Elle avait suscité ce grand homme, et l'avait donné à » l'Eglise dans le temps de ce renouvellement, pour qu'il fût » un modèle parfait de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la » conduite de sa vie ; aussi, comme ce divin maître , a-t-il » éclairé ses disciples par ses entretiens. Son grand don » était celui de la conversation,et il l'avait reçu de Dreu avec » une si grande abondance , qu'il était quelquefois des qua- » torze heures entières à converser, mais si utilement que

» fort peu de personnes lui échappaient. Een à retiré un » grand nombre de l'hérésie, [la converti quantité d'âmes,

» il en à éclairé une infinité; et celles qu'il n’a pas achevé » d'instruire pendant l'infirmité de la chair , il les perfec-

(1) Esprit de

tionne maintenant qu'il est dans le ciel, agissant dans la M. Olier, tn. . 99. el Suiv.

» vertu , la splendeur et l'efficuce des saints... Je dis Ceci = {prégé du 9e

» avec reconnaissance à la divine majesté , de m'avoir mis

cahier des Mémoires de M, O-

» entre les mains de ce grand homme, d’un homme si divin, lier.

d'un homme tout apostolique, d'un homme qui était vrai-

Le père de

Condren porte : ; . , . ., M. Olicr a faire Pour préparer de loin M. Olier aux impressions qu'il honorer le trèssaint Sacre ment.

(2) Cloysault , : à . , : vies ss. tome Er.

et des lumières qu'ilavait communiquées avec tant d'abon- p;fire, p. 3.— Directoire de la Congrégation ue était la connaissance et l’amour singulier de JÉsus-Cnrisr, ue , dre

: Le ; de | À part. Chap. HE prêtre et victime, et de la très-auguste Vierge, Sa mère (2) : —puile d'Institution de cette société. — Gallia par ceux-ci dans la masse des peuples. Ces deux dévotions ne edit.

. : ue : . : 90, L. IV. p.

qui avaient été, comme on à vu, le caractère particulier 988.

rit de discerne- » ment en son intérieur un autre Jésus-Christ (1) ».

ières divines ne

en faire un bon devait recevoir par les soins de cet habile maître, Dieu

ne grande dé- avait jeté d'avance dans son cœur les prémices de la grâce ondescendance

à écrire, [se dance au père de Condren. L'esprit propre de l'Oratoire quinze jours cu-

au désir de sa

tait en état de esprit que celle société devait ranimer dans les prêtres , et

ar écrire, mais,

tendons encore

(1) Abrégé du XIe cahier des Mémoires de M.

Olier.

(2) 1bid.—Co- Pie des Mémoires LOUE p. 152.

(3) Mémoires aut, de M. Olier, tu p.217. 218.

Le père de Condren porte M. Olier à honorer la très-

de la religion de M. Olier, dès son enfance, furent aussi le sujet le plus ordinaire des instructions qu'il reçut du père de Condren. « Mon défunt directeur , écrivait-il, ce divin personnage, cet intérieur admirable, cet homme aposto- » lique, ce vrai portrait de Jésus-Carisr , m'a dit souvent » que je devais avoir une très-grande dévotion au très- » saint Sacrement de l'autel, et travailler à la répandre“, et » c'est en effet ce qui a été constamment mon unique » souhait. Je désirerais d’être pain, pour être converti en » Notre-Seigneur ; comme aussi d’être de la nature de » l'huile , pour pouvoir toujours me consumer devant le » très-saint Sacrement (1), et je me souviens que lorsque j'arrivais tard de la campagne à Paris , et que j'allais , » selon ma coutume , saluer Notre-Seigneur à Notre- » Dame, trouvant les portes fermées , au moins je me con-

» solais en regardant au-dedans , au travers des fentes des » portes, et, voyant les lampes allumées, je disais : Hélas ! » que vous êtes heureuses de vous consumer toutes à la » gloire de Dieu , et de brüler perpétuellemeut pour l'é- » clairer ! J'ai toujours eu ce désir de pouvoir contribuer à » faire connaître Notre-Seigneur , surtout au très-saint » Sacrement. Ce devrait être l'occupation de tous les » prêtres (2); et je dis un jour à M. de Foix , par un esprit » particulier : Ne voulez-vous pas m'aider à former des » prêtres du très-saint Sacrement, c'est-à-dire qui portent » partout la dévotion due à cet adorable mystère (2). » M. Olier indique ici le motif principal qui le porta, en 1642, à établir le séminaire de Saint-Sulpice, et qui fut, en effet, selon les vœux du père de Condren, le désir de former des adorateurs du très-saint Sacrement , lesquels , se répandant ensuite dans les divers diocèses du royaume, rallumassent partout les flammes de cette dévotion.

Son directeur l'exhortait pareillement à s'avancer de

sainte Vierge. plus en plus dans la dévotion envers Marie. Lorsque

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