‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 164 sur 489 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

SAINT VINCENT DE AUL ET LE PÈRE DE CONDREN ENVOIENT M. OLIER EN AUVERGNE POUR Y REPRENDRE SES MISSIONS,

M. Olier chercha , parmi les menbres de la Conference de Saint-Lazare, des coopérateurs pour le seconder dans ses nouvelles missions, et parvint, non sans difficulté , à composer sa petite troupe. Saint Vincent de Paul lui donna encore, pour l'aider, plusieurs de ses ecclésiastiques (4), dont l'un, probablement M. Portail (2), le plus ancien (3) et le plus considérable de tous , après le saint fondateur , devait être regardé comme le supérieur de ces missions, à cause de son âge, el de sa longue expérience (4). Les parents de M. Olicr étaient occupés alors du mariage de son frère aïiné avec Marie Roger , fille de Nicolas Roger, chambellan de la reine Marie de Médicis (5). [ls avaient négocié long-temps cette affaire, à la conclusion de laquelle ils mettaient tous une grande importance; et c'était à M. Olier qu’ils en devaient l'heureuse issue, malgré leurs Quand il eut pris toutes ses

procédés à son égard mesures pour son voyage, rien ne put l'arrêter à Paris : on le pressa en vain de retarder un peu son départ , pour assister à la célébration du mariage, qui devait se faire au premier jour (6). « Je me contentai d'assister »” aux articles du contrat, dit-il, et je partis la veille » même des noces (7).» Ses parents et surtout sa mère , déjà si hautement prononcés contre cette vie pauvre el apostolique , lui firent essuyer , dans cette rencontre , tout le ressentiment de leur orgueil humilié ; car ils ne pouvaient souffrir qu'il allàt prêcher les pauvres de

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