‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 165 sur 489 · N ENVOIENT SES MISSIONS · texte numérisé non relu

N ENVOIENT SES MISSIONS

Conference conder dans difficulté , à vu lui donna astiques (1), 1s ancien (3) | fondateur , es missions, nce (4h). Les

mariage de olas Roger, ). Ils avaient n de laquelle el c'était à malgré leurs js (outes ses êter à Paris :

son départ , qui devait se tai d'assister rtis la veille ut Sa mère, vie pauvre e rencontre , lié ; car ils s pauvres de

De

la campagne , ministère qui leur paraissait beaucoup audessous de la condition d'un homme qui venait de refuser l'épiscopal. « Le jour que je partis pour l'Auvergne, ajou- » (e-t-il, ayant été maltraité de ma mère, à cause de nos » emplois, je m'en allai à mon ordinaire à Notre-Dame » pour prendre congé de la sainte Vierge. Dès que je » fus devant son image, je lui dis qu'elle était ma vraie » mère , et qu'il fui plût de me donner sa sainte bénédic- » tion ; el il me semble qu'elle me reçut avec beaucoup de » caresses, et qu'elle me confirma dans cette confiance. » Ayant pris sa bénédiction, je me mis en voyage (après » le Carème (1), et au mois d'avril 1636) , accompagnant » à cheval messieurs de la Mission, qui étaient dans le co- » che, et je fis dix à onze journées entières sans avoir une » heure de pluie ni même de soleil, en étant toujours dé- » fendu par les nuages. Il est vrai qu'après avoir reçu »* Ja bénédiction de cette bonne mère avantque de sortir de » Paris, jamais je ne reçois de disgrâce, tout va très-heu- » reusement, tout me réussit; mais je n'avais pas coutume » faire de si longs voyages à cheval , et pour cela elle me » Secourut beaucoup dans cette rencontre (2). »

Les ouvriers apostoliques étant heureusement arrivés , commencèrent la première mission dans l'Eglise d'un prieuré, dépendant de l'abbaye de Pébrac, au diocèse de Clermont appelé Saint-Hpise ; c'était le dimanche dans l'ocave de l’Ascension,au mois de mai 1636. « Jour bienheu-

» reux , dit M. Olier, où Notre Seigneur , selon ce qui est » écrit, fit de grands dons aux hommes; car il versa de » telles bénédictions sur nos travaux, que nous pouvions » bien dire : Le doigt de Dieu est la ; et même nous vimes » se vérifier la prédiction de cette sainte fille, qui n'avait » dit avoir vu Notre-Seigneur versant de grandes grâces » sur les peuples de cette province ; elles seraient quasi * incroyables, S'il n’y avait encore aujourd'hui beaucoup + de paroisses entières qui en ont été témoins. Les peuples

A) .fbelly. Ms.

liv. 1 chap, 32.

(2) Mémoires aut. de M, Olier, tr p. 220.291.

152.1535.— Vie de M, Olicr, par M, de Bretonvilliers &. 1.p. 184.

Mission de S.

Hpise.

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(D) Mon, ant, de M Olicr, À à.

pags 155, Vie de M Olicr, par M, de Bretonvil= licrs,Lr, p. 184.

(2) Vie de M, Olier, Ibid, L 5,

iceouraient à la mission de sept ou huit lieues ; ils pas-

saient les nuits dans l'église, couchaient même sur le

» seuil de la porte , et attendaient jusqu'à trois où quatre

jours consécutifs avant de pouvoir se confesser; c'étaient

des foules incroyables * CD,

M. Olier faisait les prédications les plus importantes (2),

qui étaient toujours suivies d'un grand nombre de conver-

p.154, ae sions. « Je préchais surtout, dit-il, le respect dû au très-

dentin— Mitista=

tions auograph,

pag. 165,

(3) Mém. aut, deM,Olier La. p.

LLLE Giâcesque recoit M, Olier dans ces missions,

Olier, par M, de Bretonvilliers t.

Lp. 147. 148.

(5) Hem, aut.

deM. Olier. Ibid, — Vie de M, Olier, ibid, p. 255.

— .HnnceDominie cine, ele. —Remarques historiques, Lip.

A64.— Vie de, Olier, par le père Giru , part, 1re, chap. vis ibid, p. ol.

» saint Sacrement, et la dévotion à la très-sainte Vierge,

avee abondance de vives lumières et beaucoup d'affection, ce qui laissait toujours dans les âmes des effets extraordinaires de grâce, La parole de Dieu prenait tant d'ascendant sur ces bons peuples , qu'ils se seraient jetés dans une fournaise ardente à la parole des missionnaires (3). Je me souviens que, devant prêcher, je me préparais en priant; et mon plus grand secours était d'aller me présenter au très-saint Sacrement,pour recevoir la bénédiction de mon maître (4) ; car, dans ce moment, je ressentais une onction qui embaumait mon âme, et la fortifiait pour annoncer cette sainte parole. Après la prédication, je me sentais plus fort et plus robuste qu'auparavant, selon l'assurance que j'avais eue dans ma dernière retraite, que Dieu voulait se servir de moi pour la prédication, malgré l'état précédent de ma santé (5). Entre autres grâces que je reçus dans cette mission de Saint-Hpise, je parle de celles que je reçus pour moi, car celles qui me furent données pour les autres, comme de catéchiser, de prèêcher, d'exhorier sur le champ et sans préparation, de voir les peuples vivement émus jeter des larmes en abondance, et donner mille autres témoignages de dévotion particulière, ces grâces sont en grand nombre, et je ne saurais m'en souvenir.Je parle de celles que la bonté de Dreu me fit pour moi-même : le jour de la Pentecôte, qui suivit notre arrivée, voulant le soir me reposer, après le travail de la fête, etme mettre

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SÉCONDE MISSION D'AUVERGNE. 159 » au lit, je me sentis porté à faire quelque prière, A l'heure » même j'éprouvatun assaut d'amour siviolent,que,ne pou- » vant le soutenir, je fus obligé de me jeter par terre, et » 1à, je ne pouvais que prononcer ces mots : /mour, » amour, amonur,jemeurs,je he puis soutenir cctle » flamme. eme souviens qué j'étais auprès d'un des ceclé-

»siastiques de notre mission, que j'avais amené faute d'au-

(1) ME, Valentin, Attestations » me contraignit même de le renvoyer dès la fin de la pres 4 pe 168. —

PE Vie de M, Olier, » mière mission; car il m'était pas du corps de ces bons par M. de Bre= tonvillicrs, LE, p. 14.

» tre, quoiqu'il ne fût pas tel que je l'aurais désiré, et qui

» pères (que nous avait donnés M. Vincent ) (1), Comme » je ne pouvais me contraindre dans cet état, non plus » qu'apaiser la violence du sentiment qui s'échappait au- » Gehors malgré moi, ni même me transporter ailleurs , » ilm'entendit : j'eusse bien désiré qu'au moinsil connût » par là les délices et les caresses qu'on trouve au service (2) Hbid, 1, D. 250, — Mi » (terre sont bien fades et dégottants auprès de ceux que noires aut.de M. . a D RTS RARES ALT Olier, 1. 4, pag.

» Dieu fait sentir à l'âme qu'il visite (2), » Ce fut durant 157, 158. cette mission,que M. Olier commença à éprouver ces effets

» de Dieu, et que les plaisirs sensibles et grossiers de la

extraordinaires de l'amour divin. Au lieu d'en tirer, pour lui-même , quelque sentiment de complaisance, il s'en huwilia depuis, comme d'une marque de faiblesse et d'imperfection, « J'étais trop friand de ces caresses, disait-il dans » la suite, et Peu, sans doute pour s'abaisser jusqu'à mon » infirmité, m'accordait ces petites douceurs, quoiqu'elles » ne fussent contraires; Comme une mère, pour apaiser » son enfant qui crie après du sucre, lui accorde par bonté (3) Mémoires tr ‘ 4 a ; ; EN aut. de M, Olier.

» cette friandise , bien que nuisible à sa santé » (3). La conduite de M.Olier,durant la mission de Suiut-Hpise, IVe . EE du Vie apostoline se ressentait pas cependant de la faiblesse dont il s'ac- que de M. Olier

pt Re : va : durant ses miscuse ici, elle était au contraire le motif de comversion et de Sons. sanctification le plus persuasif et le plus entraînant pour ces bons peuples , et tout à la fois un exemple frappant de

ièle apostolique,bien propre à animer celui de ses coopéra-

(D). Béget.

Altestalions anutograph. p. 169.

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