‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 176 sur 489 · M, OLIER REVIENT A PARIS · texte numérisé non relu

M, OLIER REVIENT A PARIS

» grands soins d'une âme vile et méprisable , pour cela » seulement qu'elle doit l'aimer, et lui rendre quelque hom- » mage. O, que grandes et adorables sont les bontés de » cette divine Providence! Je dirai bien à ce sujet, ce que » Saint Augustin disait de soi-même : Dieu a tant de soin » de moi, qu'il oublie tout le monde ; ou plutôt, ses soins à A ! n 4) Mém, aut, our à TE , ‘ : ”. " » mon égard sont si attentifs et si constants, qu'il semble 4 15, Otier, t. x. . . \ A4 * “€ » n'avoir que moi seul à gouverner (1). p. 158, 150. M. Olier arriva heureusement à Paris , où l'avait déjà dévancé le bruit des conversions sans nombre qu'il venait d'opérer en Auvergne. Son nom seul, depuis son retour , imprimait la vénération, et personne ne l’appro- (@) Vie de M ? «de VE.

chait sans lui témoigner l'estime religieuse qu'on porte oier, par M. de aug | He toliques. Ce fut à cette occusi , Bretonvilliers, t. aux hommes apostoliques. Ce fut à cette occasion que ;, }, 190.—Vie saint Vincent, instruit déjà par ses missionnaires des 17 ue sas a D ue ; père Giry, part, succès étonnants de ses missions , lui dit en l'embrassant : tre. chap. vu. J Re . ous faites ais la bénédicti de Remarques his- « Je ne sais comment vous faites, mais la bénédiction de us, t, nn. » Dieu vous suit partout où vous allez (2). Cela est vrai, P: 15. » ajoute M. Olier, et je puis bien le dire à la seule gloire » de mon maître : dans ces missions d'Auvergne , où nous » étions de pauvres petits ouvriers de paille , qui n'avions » aucune vertu, il y avait des bénédictions admirables , et » {out autres que celles que Dieu a répandues depuis sur (3) Mém. aut. * nos U'avaux, quoique nous eussions avec nous, dans FAR 5 : Un LA », 139,.-Collet » ceux-ci, des hommes de savoir et de grande piété(3). » L 1. p. 204. S'il eût suivi son attrait, M. Olicr serait promptement retourné dans ces contrées, où Dieu faisait fructifier si abondamment sa parole. « J'ai toujours eu ce déplaisir de m'en » voir éloigné, écrivait-il dans la suite. Le père de Condren,

mon directeur , a eu seul le pouvoir de m'empêcher d'y

retourner , désirant m'associer à cette sainte assemblée » avec laquelle je vis maintenant. Dieu sait l'état de mon » cœur, et le désir perpétuel dont je brèle pour le service de ces pauvres âmes. J'attends l'ordre du maître qui, (# Mém. au.

re , : ue de M. Olier, 1.1.

» me délie ou m'attache pour le suivre fidèlement (4) ». p. 134.

is PARTIE I. LIV, V. — 16358.

XX. Le pére de Condren, toujours occupé de la pensée des M. Olicra!ant en mission j lIRYate tiques dont nous avons parlé. Pour les séparer déjà de leurs

Saint-Germaire , . TA . . , . , en = Laye dans familles , en les éloignant de Paris, il détermina , au prinune charretle. temps de cette année 1638, M. du Ferrier à aller passer l'été avec M. de Bassancourt et M. Amelote à Champ-

CE) Récit de l'en- + ve #) du père 4 Dolent, en Saintonge, où ils firent quelque temps en commeloteslettresat- un ieurs exercices de piété , et peu après il leur envoya dg. duméme.

M. Meyster pour les former aux travaux des missions (4)*, tandis que M. Olier et les autres exerçaient leur zèle dans les environs de Ja capitale. Ce fut probablement alors que ceux-ci préchèrent, au-delà de Saint-Germain, une mission

séminaires, songeai, alors à réunir en société les ecclésias-

que Dreu bénit sans doute, pour récompenser l'humilité avec laquelle ces dignes ouvriers l'entreprirent. Obligé de passer par cette ville, où se trouvait le Roi avec toute la

Cour , M. Olier, alors sur les rangs pour l'épiscopat , fut }

bien aise de pratiquer, en cette occasion, la pauvreté évangélique , et de donner un rare exemple de renoncement. Car, au lieu de faire le voyage dans une voiture convenable, il proposa à ses amis de le faire dans une charrette. Quelques-uns lui représentèrent que plusieurs de la compagnie étant connus de la Cour , un tel équipage les ferait passer pour des extravagants, et que cette singularité ne pouvait

“anquer de donner lieu à des dérisions capables d'empé- | er tout le fruit de leur ministère. Mais ces représentations ue lui firent point changer d'avis. « Notre-Seigneur entrant » dans Jérusalem monté sur une ànesse , leur répondit-il, » nous à appris le cas que nous devons faire de tout ce »qu'on pourra dire de nous. Ne s’est-on pas moqué de lui, » qui était la sagesse et la sainteté même? Ne s’est-on pas » moqué des apôtres , lorsqu'ils annonçaient l'Évangile? » Non, non, Messieurs, ne marchandons point, et allons (9) Vies de ” Promptement.» [montra tant de résolution ,que,sans oser

M. Olier, par M. insister davantage, tous consentirent à partager avec lui la deBretonviliiers, AE FOR Es à Ho tp. 243.244. confusion qu'ils avaient cru d’abord convenable d'éviter(2.

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