‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 181 sur 489 · RS A TOURNON · texte numérisé non relu

RS A TOURNON

Hait ee pélerinage. Il a sainte Vierge, plaen signe d'opposition Bon-Seeours de Touriplement qu'une de is grâces.On en voyait uccment d'une voûte, Elle était en grande

rue ; on y faisait ces

la santé. D’après un

ait encore une stativu

au lieu même de cet ancien pélerinage qui estornéetilluminé ce jour-là.

NOTE 8. —M. du Ferrier s'exprime ainsi sur sa retraite à Champ Dolent , au printemps de l’année 1658. « J'étais alors, pour me ser- » vir de l’expression de saint Jacques : vir duplex animo, où comme » dit le prophète : avis discolor, un oiseau de deux couleurs, voulant » servir Dieu sans renoncer au monde. Après avoir employé la ma- » tinée à l'étude et à quelques courtes prières, j'allais diner, par l'ordre » de mon oncle (grand maître de Malte), chez M. l'abbé de Sait-Vin- » cent, agent du clergé. Il tenait table ouverte; et, eomme elle était » fort exquise, le grand monde, la Cour etles prélats y venaient. L’a- » près-diner était employé à jouer aux échecs , au trictrac et aux » quilles, et cela passait pour des divertissements permis aux ecclé- » siastiques, parce qu’on ne jouait pas aux cartes. On allait à la prome- » nade,ou apprendre les nouvelles du jour. La bonté de DIEu donna au » père de Condren la pensée de me retirer de Paris, et de me faire » sortir de ce mauvais état, Il fut d'avis que M. de Bassancourt et » M. Amelote me menassent à Champ-dolent , en Saintonge, pour y » passer l'été, et que je m'y préparasse à dire ma première Messe. » M. l'abbé de Séry était venu avec nous. M. A melote, homme pieux » et savant, me dirigea dans cette retraite, me donnant à lire et à » méditer le XXIe chapitre du Lévitique, et l’Epitre aux Hébreux ; » et nous vivions dans un grand repos, partageant le temps entre » l'oraison, le saint Office, l'étude et la récréation.

» Cette retraite me futtrès-utile,et me fit gémir sur la perte de tant » de journées, que j'avais si mal employées jusqu'alors ; et elle servit » à me faire apercevoir les misérables attaches de mon cœur. Le » jour de saint Marc, venant en Saintonge , nous couchâmes à » Saint-Jean-d'Angéli; on nous servit au dessert du fromage et » plusieurs assiettes de confitures, n'y ayant point de fruits en » cette saison. Mes trois amis, mortifiés et sobres, se contentèrent » d'un peu fromage, moi au contraire, accoutumé à donner à mes » sens tout ce qu'ils demandaient, je ne mangeai que des confitures, » les sollicitant d'en faire de même; mais ils n’y touchèrent paint, » Nous étant couchés, les prières de ces trois serviteurs de Dieu, que » j'avais scandalisés, obtinrent de la miséricorde divine que cette nuit » mème mes yeux furent ouverts ; et que, reconnaissant alors ma » gourmandise passée, je commençai à la détester, et fis résolution de

. mépriser, à l'avenir, ce qui flatterait mes sens. J'observe ceci, pour » faire voir l'avantage de l'exemple des personnes mortiliées (1). » I. 15

(1)Mémoires de M. du Ferrier, Ms. de Sainte- Geneviève, p. 2.

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