‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 186 sur 489 · NAISSANCE DE LOUIS NI · texte numérisé non relu

NAISSANCE DE LOUIS NI

» peuple, que chacun était forcé de dire : Je «unis vaineu, » je me rends : nous vimes des effets prodigieux de la » puissance de Dieu sur les âmes. De la Régrippière nous » sommes venus à Nantes, où nous attendons M. Vialar » et M. Basseline + pour les mettre un peu en train et leur faire voir ce que c'est que la mission (),»

La joie de M. Olier fut augmentée encore par l'heureuse nouvelle qu'il apprit , et qui fit naître la plus vive allégresse dans tous les cœurs. Depuis long-temps la France gémissait sur la stérilité de la Reine : Louis XET, et Anne d'Autriche , après vingt-trois ans de mariage, n'avaient point encore eu d'enfants, et le Duc d'Orléans frère du Roi n'avait qu'une fille. De tous côtés l’on adres sait à Dieu des vœux et des prières, lorsqu'enfin la grossesse de la Reine se déclara, et le 5 septembre 1638, à

onze heures du matin, cette princesse mit au monde un Dauphin, depuis Louis XIV , regardé généralement comme un enfant de miracles, et surnommé pour cela Dicudonné (2).

La reconnaissance de M, Olier fut proportionnée à l'ardeur et à la générosité avec lesquelles il avait demandé à Dieu un si heureux événement, I ne l'avait pas seulement sollicité par des prières ferventes, il avait encore offert, pendant long-temps, tout ce que son amour pour la pénitence lui inspirait d’austérités, et de mortifications. C’est ce qu'on doit conclure d'une réponse assez remarquable que lun de ses prêtres fit dans la suite au Roi lui-même. M. Picoté, c'était le nom de cet ecclésiastique , traversait un jour la cour du Louvre, en

revenant de visiter la Reine-mère : le jeune Roi, qui

+ M paraît que M. Basseline, dont parle ici M. Olicr, est le mème qui fut établi vice-gérent et second official de Châlons, par M. Vialar, lorsque celui-ci eut été promu au siége de cette ville. Vie de M. Bour-

doise, manuse, in-40 pag. 566.

(1) Lettres aut.

de M, Olier, p.

Naissance de Louis XIV. La

part que M.

Olicr y prend,

(2) Essai sur l'influence de La religion en Franetc, liv. 11.

P. 524, LL. — Vie de M, Bour-

doise, Ms .in-#0.

pv. 495.

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l'aperçut , le fit appeler, et se recommanda à ses prières, sachant la haute estime que la reine avait de sa vertu. Mais, pour faire comprendre au roi que cette recomman- (1) Vie de M. dation n'était pas nécessaire, M. Picoté lui répondit nn bave avec simplicité : Sire, vous nous avez coûté bien des suir. coups de discipline à M. Olier et à moi (1). Après la naissance de ce prince, M. Olier continua en effet de prier pour lui, et il demandait à Dreu que surtout on lui inspirât de bonne heure des sentiments dignes d’un roi très-chrétien et du fils aîné de l'Eglise. Son zèle lui aurait même fait désirer d’avoir quelque part à son éducation ; du moins il écrivait avant la mort de Louis XIIT : « J'aurais fort souhaité qu’il plût un jour à Dreu de me » vouloir faire précepteur ou conducteur de monseigneur » le Dauphin de France , cet enfant de miracles , donné à » la France par la très-sainte Vierge * , et que l'on dit » devoir faire merveilles pour la gloire de Dreu. J'aurais (2) Mémoires ” beaucoup estimé cet emploi, tant à cause que ce aut. de M, Olier. » jeune prince nous a été donné des mains de la sainte es » Vierge , que parce qu’il servirait beaucoup à la France ea L » étant instruit chrétiennement (2).

IV. M. Olier revenu à Nantes,après sa mission de la Régrip- Ph pière, se proposait d'aller aider M. Meyster en Sainmère de Bres- tonge , et de retourner ensuite à Paris (3); mais sa présand l'invite à ; . SR . :

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Re été dociles à la grâce, Dieu, pour lui donner le moyen J2)1L es aul.

de M. Olier, p. d'affermir leur conversion, permit qu'il für alors atteint un Vie de dr, de la maladie qui régnait dans le pays, et dont les suites te l'obligèrent de prolonger son séjour en Bretagne juschap.ix.—bid. qu'au mois de Janvier suivant (4). « Après ce pelit tra- Rene » vail, je tombai malade, dit-il, le jour de la Nativité » de la très-sainte Vierge, pour récompense de mes » pauvres pelits services ; c'est la plus précieuse que » puisse recevoir un chrétien. Cette maladie me prit dans

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