M. BOURDOISE FORME M. OLIER
tant des éclaircissements : en sorte , dit-il, que les prêtres
et en particulier , et que l’on remette en vigueur les règles sacerdotales (1) +.
Ce fut peut-être pour entreprendre ce travail, qu'en terminant la mission de Mantes, et au commencement du
à l’un d’eux , au Loreau, près d'Epernon. Mais le moyen de réformer le clergé et de rétablir la discipline consistait moins dans la composition de nouveaux ouvrages, que dans la formation d’une génération exercée de longue main au ministère des autels, et qui, profondément pénétrée de l'esprit de religion, pût le ranimer parmi les peuples. M. Olier et ses collaborateurs eux-mèêwes , allant en tant de lieux , et sans cesse occupés des travaux des missions , ne connaissaient qu'imparfaitement les cérémonies ecclésiastiques , les règles concernant le culte divin, l’ordre qui doit régner dans une église de paroisse ; et ce fut dans leur séjour au Loreau qu’ils s’appliquèrent à en acquérir quelque notion,à l'occasion de ce que nous allons raconter. M. Bourdoise , toujours consumé de zèle pour communiquer aux prêtres ce qu'il appelait l'esprit paroissial, vint, par hasard, les visiter en allant à Chartres. Voyant, à sa grande surprise, qu'au lieu de fréquenter l’église du pays, chacun de ces messieurs faisait ses exercices de piété dans la chapelle de la maison, il leur proposa d'aller à l'église de la paroisse, d'y chanter une Messe solennelle en l'honneur de saint Matthieu, dont on faisait la fête ce jour-là , et il choisit sur le champ les officiers. « M. le curé
+ Durant la mission d'Amiens, qui se prolongea plus longtemps que de coutume, le père de Condren leur écrivait : « Je crois que » quand Monseigneur d'Amiens jugerait qu’il fallût finir la mission, » vous ne devriez pas laisser de demeurer le Carème dans cette ville, » pour continuer de parler aux Ecclésiastiques (1) ».