SUR LA NOMINATION DE M. OLIER A LA COADJUTORERIE DE CHALONS
NOTE 17. — L'éloge que le cardinal de Richelieu fit de M. Olier à Louis XITT, eut peut être aussi pour fondement, dans la bouche de ce ministre, le jugement que saint Vincent de Paul en portait lui-même; car ayant un jour demandé à saint Vincent les noms des ecclésiastiques de Ta conférence de Saint-Lazarre , qu'il jugeait les plus dignes de l’épiscopat, le cardinal les écrivit de sa main dans un Mémoire secret (1) ; et l’on ne peut douter que saint Vincent, si ardent pour y faire promouvoir M. Olier, n'ait parlé dans cette circonstance des espérances qu'il avait conçues de sa vertu et de son mérite. L'abbé de la Tour du Pin, dans son discours pour la dédicace de l'église de Saint-Sulpice, prononcé le 7 juillet 1745, ‘appelle ce trait dans l'éloge qu'il fait de M. Olier : « Avoir eu pour » admirateur ce génie vaste, sublime, universel, aussi habile à con- » haitre tout , que capable de juger de tout, le cardinal de Riche- » lieu; avoir eu pour panégyriste l'homme de la vertu la plus sin-
gulière , la lumière de l'Eglise, l'apôtre de la France, le grand
» Vincent de Paul; c'est un éloge au-dessus de toute éloge. Tout
ce que je pourrais ajouter affaiblirait la majesté du tableau, ce seul
trait suflit pour vous faire connaitre Le vénérable Ofier (2). »
NOTE 18. — Les .fnnales où l'Histoire de l'institution des religieuses hospitalières de Saint-Joseph (5), supposent que M. de la Dauversière , en détournant M. Olier de la coadjutorerie de Chalons lui déclara qu'il établirait vx séminaire sur la paroisse de Saint-Sulpice à Paris, et que, dès ce momer‘, M.Olier ne songea plus qu'à réaliser ce dessein. On lit la même chose dans les Mémoires manuscrits de M. de la Dau-
versicre, Jils (4), et ailleurs (5). Mais on peut penser que M. de la
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