‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice [microforme] (volume 3)Chapitre 227 sur 489 · ILE · texte numérisé non relu

ILE

Dieu montre

» j'étais attaqué, il commença par me montrer au doigt que à M. Olier le

» notre corps n'était point en notre disposition, et que

besoin qu'il a de son secours

» nous ne pouvions vivre, subsister, ni nous mouvoir pour agir dans

» que par lui, et par son assistance. Ceci est diffi- » cile à concevoir, à moins que Dreu lui-même ne nous » l'apprenne, parce que cette influence de Dieu en nous, » n'est point sensible, et qu'il semble qu'il en soit de » l’homme , au sortir des mains de Dieu, comme de nos » ouvrages, qui ne dépendent plus des ouvriers une fois » sortis de leurs mains. Or , la bonté divine me le faisait » souvent expérimenter, en retirant de moi sensiblement » cette vigueur du corps et cette vertu qui le soutient, et » qui procède de la cause souveraine et universelle qui le » conserve et qui conserve toutes choses. Par fois, cette » vertu semblait se retirer de moi et des choses destinées » à mon usage, comme si je voyais retirer l'eau d'un ca- » nal par le moyen d’une pompe, ou la liqueur d’un vase » avec un chalumeau. Du moins Dreu paraissait retirer

cette vertu, et y suppléer de quelque autre manière:

tellement que, après ces soustractions apparentes , je ne

qui se persuadent qu'elles sont imaginuires,ou en toutcas purement humaines, comme l'observe l'évêque de Meaux (1). Au reste, pour préparer l'esprit du lecteur, nous remarquerons que le père Surin, incomparable en ce qu'il a écrit sur les épreuves , au jugement de ce grand évèque (2), a passé par des états bien plus extraordinaires que ceux de M. Olier. « Il a été longtemps sans pouvoir lire, dit M. Boudon son » historien,près de vingt ans sans pouvoir écrire,sans pouvoir se vètir » nise déshabiller, étant, pour ce sujet, obligé de coucher tout vètu. » Les viandes les plus excellentes étaient sans goût pour lui, le vin » lui semblait comme l'eau pure. Il est demeuré muet durant huit » jours, sans pouvoir, dans ce temps-là, se confesser que par signes;

l'ordre naturel.

G) Instruction sur les états d'Oraison, liv. x. ch.

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