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qu'on ne saurait les trouver ailleurs. Il paraît même que l'auteur s’est proposé de remplir certaines lacunes de la
(1) Remarques historiques, t, x.
(2) Ibid. t. 1x.
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Vie manuscrite du fondateur de Saint-Sulpice, que M. de Bretonvilliers avait déjà composée.
MÉMOIRES DE M. DU FERRIER.— Bibliothèque de Sainte- Geneviève , in-4° 775), D. 16. — Bibliotheque Royale, Oratoire 160.
M. du Ferrier , auteur de ces Mémoires , et disciple du père de Condren , fut l’un des premiers compagnons de M. Olier dans la formation du séminaire de Saint-Sulpice, et aussi dans celle de la communauté des prêtres de cette paroisse , qu’il gouverna le premier en qualité de supérieur, Ayant ensuite quitté la compagnie , il exerça , pendant près de trente ans, des emplois considérables dans divers diocèses ; après quoi un prélat, qui l'estimait particuiièrement , et qu'on croit avoir été l'évêque d'Agde, le pria de mettre par écrit tout ce que l'expérience des hommes et des affaires avait pu lui apprendre , afin que l'ouvrage qu'ilcomposertit servit à l'instruction des grands vicaires et des officiaux.
Après avoir résisté quelque temps, M. du Ferrier mit enfin la main à l'ouvrage, et écrivit ce qui lui était arrivé de plus considérable dans les divers ministères qu'il avait exercés l'espace d'environ quarante ans, eu joignant à chaque trait des remarques et des réflexions pratiques. Comme il n'y a suivi d'autre plan quel'histoire de sa propre vie, il a dû entrer dans des détails qui concernent également tous les disciples du père de Condren , et même la sociéié de Saint-Sulpice; c’est ce qui rend ces Mémoires vraiment précieux pour la Vie de M. Olier. Il portent d’ailleurs les caractères les plus incontestables de sincérité et de vérité. Il y a beaucoup de naturel et de vivacité dans ces récits, et l'on s'aperçoit aisément que l’auteur, malgré son grand âge, n’avait rien perdu des souvenirs de sa jeunesse , de la facilité de son esprit, ni même de la gaîté de son humeur.
Ces Mémoires, qu’il composa vers la fin de sa vie, et, à ce qu'il paraît , après l’année 1680 , dans les loisirs de son exil à Tonnerre , sont demeurés incomplets, à cause des événements fâcheux qui affligèrent sa vieillesse , comme on le verra dans la suite. Ils n'ont jamais été imprimés, et
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sont même restés ensevelis dans la poussière des bibliothèques, sans qu'aucun écrivain en ait jamais profité. Il faut en excepter cependant l’ancien historien de M. Bourdoise, (1) Pie impri- M. Courtain qui en a emprunté plusieurs de ses récits les ”‘ de M Bourplus piquants, et M. Descoureaux qui le cite après lui (4). Fe: Mrs Il est parlé encore de ces Mémoires dans un manuscrit déposé aux Archives du Royaume, qui paraît être de l’an- mn ln Jon 0 née 1694 (2). Enfin le père Adry de l'Oratoire les a cités deParis,L.1198. dans un de ses ouvrages, resté manuscrit (3); et c'est de (5) rticles des : grands hommes cette source que M. Tabaraud les cite à son tour dans 4 j'Oraroire, ib. sa notice sur le père de Condren , qui fait suite à son Hés- cart. M. 457. toire du Cardinal de Bérulle (k). On conservait en effet à l'Oratoire une copie de ces Mémoires , au moins des premiers cahiers, et qui comprend ce qui concerne le père de Condren. Ce manuscrit incomplet est aujourd’hui à la Biblothèque Royale, formant en tout 105 pages, petit in-fol. Il en existe un second à la bibliothèque de Sainte-Geneviève, qui paraît être complet. Il se compose de douze cahiers in-4°, divisés inégalement , et qui sont l'ouvrage de cinq ou six copistes. Ces cahiers forment 709 pâges , sans y comprendre quelques additions qui sont d’une autre écriture, et interrompent même la pagination. Ces addi-
(4) Tom. 11.
ions, toutes très-favorables au Jansénisme , ont été inter-
calées dans cet ouvrage par un faussaire, qui voulait sans
«doute leur donner par là quelque crédit.
| RÉCIT DE L'ENFANCE DU PÈRE AMELOTE, VOyÿez ci-dessus : Lettres et écrits du père de Condren.
RECUEIL DE DIVERS ÉCRITS DE M. OLIER. — Ms. du séminaire de Saint-Sulpice , un volume in-4” de 51 feuillets. C'est une simple copie de divers fragments des écrits de M. Olier, qui peuvent surtout convenir aux séminaristes.
À RÉGISTRE DES SÉPULTURES DU SÉMINAIRE DE SAINT-SULbice. — Ms. du séminaire de ce nom. Un volume in-4°, qui commence en 1651 et finit en 1656.